Truks en vrak

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Truks en vrak de Septembre 2008

, par b.bec

Salute,

Kazi comme d’hab’ ou à peu près,
pour nous titiller le bulbe
juste une quinzaine de trucs disparates,
glanées sur le net, avec des redites c’est sûr,
des inédits j’espère...

Bonne lecture


avant les Truks ________________________

La Guerre c’est la Paix,
La Liberté c’est l’Esclavage,
L’Ignorance c’est la Force.

- Georges Orwell - 1984 -


Truk 000 ________________________

< OTAN - AFGHANISTAN >
NI GUERRE - NI ALLIANCE MILITAIRE
PAIX - LIBERTE - DEMOCRATIE
Pour signer l’appel en ligne
http://www.appelotanafghanistan.org/


Truk 001 ________________________

Un peu de zique : Víctor Jara

Víctor Lidio Jara Martínez (San Ignacio, région du Biobío, 28 septembre
1932 - Santiago, 16 septembre 1973) était un chanteur, auteur et
compositeur populaire chilien.

Membre du Parti communiste chilien, il fut l’un des principaux soutiens
de l’Unité Populaire et du président Salvador Allende. Ses chansons
critiquent la bourgeoisie chilienne (Las Casitas del Barrio Alto, Ni
Chicha Ni Limona), contestent la guerre du Viêt Nam (El Derecho de
Vivir en Paz), rendent hommage aux grandes figures révolutionnaires
latino-américaines (Corrido De Pancho Villa, Camilo Torres, Zamba del
Che), mais aussi au peuple et à l’amour (Vientos del pueblo, Te
recuerdo Amanda).

Arrêté par les militaires lors du coup d’Etat du 11 septembre 1973, il
est emprisonné et torturé à l’Estadio Chile (qui se nomme aujourd’hui
Estadio Víctor Jara) puis à l’Estadio Nacional avec de nombreuses
autres victimes de la répression qui s’abat alors sur Santiago. Il y
écrit le poème Estadio de Chile qui dénonce le fascisme et la
dictature. Ce poème est resté inachevé car Víctor Jara est rapidement
mis à l’écart des autres prisonniers. Il est assassiné le 15 septembre
après avoir eu les mains brisées à coup de botte et de crosse de
fusil[1].

http://www.emol.com/especiales/infografias/2008/slidemusic/victor_jara/index.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%ADctor_Jara


Truk 002 ________________________

Le journaliste Bob Woodward, qui s’est déjà mérité le prix Pulitzer, a révélé le soir du 8 septembre, à l’émission Larry King Live présentée sur CNN, que les États-Unis ont lancé un « programme meurtrier secret » en Iraq qui a considérablement réduit les attaques contre les troupes de la coalition en anéantissant les terroristes. Mais de quelle arme secrète pourrait-il s’agir ?

Le 12 avril 2003, au cours d’une bataille dans les rues de Bagdad, Majid Al-Ghazali témoigne avoir vu des troupes américaines découvrir un curieux tank qui, « tout à coup, s’est mis à lancer un flot aveuglant de ce qui semblait être à la fois du feu et de la foudre en faisant brusquement disparaître un autobus et trois voitures. »
« En quelques secondes le bus était à moitié fondu et il avait l’air « d’un chiffon humide » a-t-il dit. Il a aussi déclaré que le bus s’est rapidement atrophié et qu’il s’est rétréci à la dimension d’une coccinelle de Volkswagen. Comme si cela n’était pas suffisamment bizarre, Maqjid al-Ghazali a décrit avoir vu de nombreux corps humain se ratatiner à la taille de nouveau-nés. Avant que le combat ne soit terminé, il estime qu’entre 500 et 600 soldats et civils avaient été « cuits » vivants par ce mystérieux dispositif monté sur un tank. »

Source vidéo : www.next-up.org

Suite : http://www.alterinfo.net/Qu-elle-est-donc-cette-arme-meurtriere-secrete-utilisee-en-Iraq-_a23844.html

d’autre éxpérimentations
d’armes laser et non conventionnel son t actuellement éxpérimenté en
Irak et dans bien d’autre lieu de conflit :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/arme%2Bsecrete%2Birak/video/x6sbs7_laser-tactique-a-haute-energie-thel_news


Truk 002 bis ________________________

Documentaire "Star Wars en Irak" de Maurizio Torrealta et Sigfrido Ranucci
partie 1/2.
http://www.dailymotion.com/video/x3vpbn_laser-tactique-a-haute-energie-thel_politics
Partie 2/2 :
http://www.dailymotion.com/maracouja972/video/6517985

Un bus irakien arrive à l’hôpital de Hilla, à 100 km de Baghdad, il contient de nombreux corps atrocement mutilés. Il n’y a pas eu de bruit, pas d’explosions, pas de projectiles, pas d’impacts, et des dizaines de passagers ont été amputés et mutilés d’un seul coup. Comme découpés par un laser surpuissant.

Les armes a énergie dirigée sont une réalité : Laser Tactique à Haute Energie (THEL), Système de Défense Actif (ADS) utilisant des micro-ondes à haute puissance, ces armes sont déployées et testées par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Les recherches sur ces armes technologiques terrifiantes sont admises, mais leur utilisation n’est pas reconnue officiellement. Pourtant de nombreux témoins, documents et rapports montrent que plusieurs lasers THEL et systèmes ADS sont en place au Moyen-Orient.

Le documentaire sur le site de Rai News :
http://www.rainews24.it/ran24/inchieste/guerre_stellari_iraq.asp

La page officielle de l’Active Denial System sur le site du Joint Non-Lethal Weapons Program, consortium américain des différents organismes militaires et de défense qui encourage la recherche et l’utilisation des armes dites "non-léthales" :
https://www.jnlwp.com/ActiveDenialSystem.asp

Le Laser Tactique à Haute Energie sur le site de son constructeur Northrop Grumman :
http://www.st.northropgrumman.com/capabilities/directed_energy_syst/laser_systems/chemical_lasers/tactical_high_energy.html

Le système THOR, laser à haute énergie portable couplé à une mitrailleuse de calibre 12.7 mm, le tout commandé à distance pour "déminer" et faire sauter les bombes au bord des routes :
http://www.defense-update.com/products/t/thor-IED.htm


Truk 003 ________________________

Qui va payer la crise à Wall Street ? (extraits)
Fred Goldstein

Avec les 85 milliards de dollars débloqués par le gouvernement pour renflouer le géant des assurances AIG, la direction de la Banque centrale des USA (Federal Reserve) et le département du Trésor ont fait une nouvelle tentative désespérée de renflouement d’une structure financière mondiale en plein effondrement.
Cette dernière tentative pour secourir une gigantesque société financière capitaliste vient s’ajouter à la remise à flot, pour plus de 200 milliards de dollars, des deux plus grosses banques d’hypothèques de la planète, Fannie Mae et Freddie Mac, voici exactement dix jours.

.../...

Des centaines de milliards de dollars ont été refilés à des banquiers qui se sont retrouvés dans une crise en raison de la rapacité des prêts hypothécaires et de la revente de ces hypothèques sur le marché mondial des capitaux. Aucun secours n’est venu pour les victimes de l’industrie bancaire des hypothèques.

On n’a guère accordé d’attention à l’information disant qu’en août, il y avait eu 303.879 dossiers de saisies – une augmentation de 12 pour cent par rapport au mois précédent et de 27 pour cent par rapport au mois d’août de l’an dernier. Un ménage américain sur 416 a reçu un avis de saisie en août. Pour la seule Californie, il y a eu 101.714 dossiers, soit 40 pour cent de plus que le mois précédent et 75 pour cent de plus qu’en août de l’an dernier.

Alors qu’elle se lamente sur les affres des banquiers, la presse capitaliste n’a pas de gros titres pour une étude récente intitulée « State of the Dream : Foreclosed » (L’État du rêve : sous saisie) qui montrait que la crise des saisies avait abouti à la pire destruction de la richesse personnelle de l’histoire dans les communautés afro- et latino-américaines.

Selon cette étude, les emprunteurs afro-américains ont perdu entre 71 et 92 milliards de dollars en raison de prêts contractés ces huit dernières années. Les chiffres pour la population latino-américaine, qui sont un peu plus élevés que ceux de la population afro-américaine, indiquent des pertes gravitant entre 75 et 98 milliards de dollars.

Par rapport à la crise financière, la crise croissante de l’économie capitaliste sévit partout, du fait que la surproduction se traduit par une hausse du chômage. Plus de 84.000 travailleurs ont perdu leur emploi en août, ce qui porte le total de l’année à 605.000. Plus de 2 millions de personnes se sont ajoutées aux sans-emploi ces douze derniers mois, portant le total officiel à 9,4 millions de sans-emploi. Le chômage à long terme est lui aussi à la hausse.

Le chômage des travailleurs noirs à atteint 10,6 pour cent et est dû surtout aux pertes d’emplois parmi les femmes noires. Le chômage parmi les mères célibataires et les jeunes est lui aussi à la hausse. Et ces chiffres du gouvernement n’incluent pas les millions de travailleurs découragés qui ont renoncé à chercher un emploi.

En pleine crise du crédit, on a annoncé que la production industrielle, la base de l’emploi et du revenu, avait connu en août la pire chute depuis trois ans. Il y a eu une baisse de 1,1 pour cent dans la production des usines, des mines et des services. La production automobile a chuté de 12 pour cent, un record pour la décennie écoulée.

Une chose est certaine, au vu de la crise actuelle : Ni la classe capitaliste, qui détient tout la richesse productive, ni le gouvernement capitaliste, qui supervise le système, n’ont le contrôle de la situation économique ou financière.

.../...

C’est une contradiction irréconciliable qu’une infime minorité contrôle la production de la richesse mondiale à son propre profit. C’est une contradiction irréconciliable que cette appareil mondial s’arrête de fonctionner quand il y a une crise de profitabilité pour les patrons. Et une telle crise surgit toujours, tôt ou tard, en raison de l’anarchie de la production capitaliste.

.../...

La totale :
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-09-22%2006:59:11&log=invites


Truk 004 ________________________

21 septembre 2008
Menace contre la démocratie en Amérique latine (appel collectif)
BENN Tony, PILGER John, PINTER Harold

Le 10 septembre, le président de la Bolivie Evo Morales a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis persona non grata. Le 11 Septembre (35eme anniversaire de coup d’état militaire contre Salvador Allende au Chili) le président du Venezuela a demandé à l’ambassadeur US de quitter le pays. Le président Hugo Chavez croyait à la possibilité d’un coup d’état imminent dans lequel l’administration US était impliquée. Le président Morales pensait que son gouvernement était sous la menace d’une grave déstabilisation fomentée aussi par les Etats-Unis. Un troisième pays, le Paraguay, avait annoncé 10 jours auparavant qu’il avait repéré une conspiration impliquant des officiers et des politiciens de l’opposition.

L’Amérique latine fait actuellement face à une de ses plus graves crises depuis la restauration de la démocratie à la fin du 20eme siècle. Le complot contre la démocratie au Venezuela via une conspiration, révélée par des conversations téléphoniques entre officiers militaires de haut rang et diffusées à la télévision nationale, visait à faire assassiner le chef de l’état démocratiquement élu. En Bolivie, les préfets séparatistes de cinq provinces de l’est et du sud ont entamé une campagne de violence et de sabotage économique destinée à déstabiliser le régime démocratique.

Ces événements démontrent sans équivoque qui sont ceux qui défendent la démocratie et qui sont ceux qui la menacent aujourd’hui. Nous sommes scandalisés devant l’échec d’une bonne partie des médias internationaux à fournir une information précise et fiable sur ces événements. Tous les démocrates doivent se rassembler pour défendre la démocratie en Amérique latine.

Signé : Harold Pinter, John Pilger, Tony Benn, Ken Loach, Jean Lambert MEP, Ian Gibson MP, Kelvin Hopkins MP, Billy Hayes, General secretary, CWU, Bill Greenshields

http://www.guardian.co.uk/world/200...

Traduction VD pour le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info


Truk 005 ________________________

Pour dire NON aux bombes à sous-munitions,
rendez-vous le samedi 27 septembre,
aux pieds des Pyramides de chaussures,
dans 37 villes de France.

Un traité d’interdiction va être signé le 3 décembre prochain,
nous avons plus que jamais besoin de vous.

Signez la pétition pour faire pression
sur le gouvernement français.
http://www.sousmunitions.org/je-signe/?IdTis=XTC-T6V-X581A-DD-DZ7LW-HNS


Truk 006 ________________________

dimanche 21 septembre 2008 (22h10) :

Les USA cultivent beaucoup plus de cannabis que de blé et de maïs !!!
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71490

C’est ce qu’affirme le president de la "Oficina Nacional Antidrogas" (ONA) au Vénézuela, le colonel Néstor Reverol.

Cela apparaiît sur les graphiques et cartes publiés par l’ONU dans le "Drug World Report 2008",
que l’on peut télécharger ici (8Mo)
http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?11897

Les USA produisent environ 20% du cannabis produit dans le monde entier.
Reverol souligne que les études ont mis en évidence des mutations génétiques
qui rendent le cannabis plus nocif pour la santé, et que les USA produisent la "super marijuana".

En ce qui concerne la cocaïne, les USA représentent 4,5% des habitants de la planète,
mais ce 4,5% consomme 45% de la cocaïne produite dans le monde entier !

Les pays sous occupation américaine, ou avec une forte présence militaire US produisent le reste :

La Colombie produit 60% de la cocaïne mondiale. En dépit du "plan Colombie"
qui a coûté 5 600 millions de dolars, la superficie consacrée à la feuille de colca s’y est accrue de 27% !

L’Afghanistan produit 92% de tous les opiacés (surtout l’héroïne) de la planète. Or les USA y ont
plus de 35 000 soldats depuis 2001 et la "guerre au terrorisme""...

Le commerce de la drogue ne se fait pas dans la forêt colombienne ou dans les montagnes
d’Afghanistan, mais dans les rues de New York, Whashington, San Francisco et Miami.
(New York a la palme de la consommation avec 134 lignes de cocaïne pour mille habitants, chaque jour.)

C’est là aussi que se blanchit l’argent de la drogue - représentant 500 000 millions de dollars...

Sources :
http://www.aporrea.org/actualidad/n...
http://www.radiomundial.com.ve/yvke...


Truk 007 ________________________

06.09.2008
Le Conseil Général du Doubs censure un ouvrage "engagé" de Karine Epenoy
http://karimsarroub.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/09/06/le-conseil-general-du-doubs-censure-un-ouvrage-engage.html
http://cozop.com/abcdetc/demain_je_reviendrai
http://y-voir-plus.ivoire-blog.com/archive/2008/09/08/a-chaque-bambin-son-clandestin1.html
http://www.oscoop.com/?s=Karine%20Epenoy
http://www.bahbycc.com/article-22628353.html

« Demain, je reviendrai » de Karine Epenoy

RESF 25 s’élève contre le Conseil Général du Doubs qui vient de censurer un livre de Karine Epenoy, lauréat du concours littéraire « Litteratura Jeunesse », organisé par le Conseil Général du Doubs !

Intitulé « Demain, je reviendrai », l’ouvrage traite du parcours et de la souffrance d’un immigrant clandestin. Il a été choisi par le jury. Sa publication est refusée au motif ahurissant dans un pays démocratique qu’il serait « trop engagé » et qu’il pourrait déplaire à la Préfecture et nuire aux négociations en cours avec elle ! RESF considère que cette affaire en dit long sur le climat politique détestable qui règne actuellement en France s’agissant d’immigration et demande des explications au Président du Conseil Général du Doubs.

"Le vrai courage, c’est de dénoncer les crimes de son propre camp, pas ceux de l’adversaire."
(Karine Epenoy)

Message de Karine Epenoy : "Demain, je reviendrai", histoire d’un immigré clandestin et d’une censure.

Bonjour !

J’ai participé cette année au concours littéraire ’Litteratura Jeunesse’ organisé par le conseil général du Doubs. Comme vous le savez déjà peut-être, ce concours est national et aussi ouvert aux frontières pour les pays limitrophes francophones. Le lauréat se voit publié par le conseil général et participe au salon du livre ’Les mots doubs’ en septembre.

Le jury composé de professionnels du livre et de membres du conseil général m’a désignée lauréate en cette année 2008 à ce concours.

Or, le président du conseil général a refusé que mon manuscrit soit publié malgré le vote. C’est la 1ère fois que le lauréat n’est pas publié depuis 5 ans que le concours existe ! Mon ouvrage s’intitule ’demain je reviendrai’ et raconte le parcours et la souffrance d’un immigrant clandestin, reconduit à la frontière en fin d’ouvrage. Il raconte une réalité sociale de souffrance qui existe notamment tout près de chez nous puisqu’il en est très question en ce moment à Besançon et Montbéliard. Il a été écrit pour raconter ce fait d’actualité à des enfants de 12 ans, mon objectif étant que l’actualité, aussi terrible qu’elle soit, soit accessible dès le plus jeune âge.

Les raisons de cette non publication : ’votre ouvrage est trop engagé’, ’votre ouvrage pourrait nuire aux négociations entamées actuellement entre les élus locaux et la préfecture pour ne pas renvoyer certaines familles habitant actuellement à Besançon et Montbéliard qui sont menacées d’expulsion’. ’Le conseil général est une institution qui ne peut en aucun cas prendre parti, elle se doit de rester neutre et la publication d’un tel ouvrage pourrait provoquer une grande polémique qui irait à l’encontre de ces familles’.

Les membres du jury ne comprennent pas...
J’essaie de comprendre les motivations de cette non publication mais l’ampleur de leurs propos m’échappe :
de quoi les élus ont-ils peur exactement ? D’une répression de qui ? D’une réaction négative de qui ? En quoi un ouvrage destiné aux enfants peut-il aller à l’encontre de négociations ?

Outre le fait que je sois déçue par la non publication de mon ouvrage alors que je suis la lauréate, je suis surtout effrayée par une telle réaction : en effet ne peut-on plus à l’heure actuelle publier un ouvrage (qui ne fait que relater une vérité sans prendre en aucun cas position) destiné à des enfants sans avoir peur de représailles ?

L’histoire que j’ai écrite a eu vote unanime des membres du jury professionnels du livre, je pense qu’il mérite donc certainement d’être publié. Suite à cette histoire, ma volonté de le publier est d’autant plus forte. Je voudrais qu’il soit publié pour imposer le respect et la liberté de l’expression lorsqu’il s’agit de la défense des droits de l’Homme et de l’enfant. Je souhaite que mon livre soit publié et que toutes les recettes de la vente soient destinées à une ONG qui défend ces droits. J’attends une réponse mi septembre des éditions Syros en collaboration avec Amnesty International.

Merci de l’attention que vous aurez portée à cette histoire, je pense qu’il est important que beaucoup de gens soient au courant... A diffuser auprès de qui vous voudrez !

Karine Epenoy

Pour info, il se trouve que le censeur en question, qui n’est autre que le président du conseil général du Doubs, est un membre du Parti Socialiste. Il s’appelle Claude Jeannerot. Pour ceux qui souhaiteraient l’interpeller, voici les coordonnées de sa directrice de communication :

Tel : 03 81 25 81 25
Fax : 03 81 25 81 01
Courriel : Delphine.DANNECKER@doubs.fr


Truk 008 ________________________

Humanitaire : s’adapter ou renoncer
par Pierre Micheletti

2008 : l’humanitaire moderne a 40 ans et peut être fier de ses réalisations et des espoirs qu’il incarne encore.
40 ans, l’âge de la maturité et du réalisme face à ce que sont ces acteurs et à leurs erreurs, du Biafra (1968) à l’arche de Zoé.

Or, l’humanitaire est confronté depuis plusieurs années à une profonde remise en cause.
Comment, en 40 ans, est-on passé d’un humanitaire flamboyant doté d’une symbolique forte et positive de la compassion,
à une phase de restriction importante de ces espaces d’intervention ?

Pourquoi, après avoir sillonné tous les théâtres de conflits, dans des conditions de relative immunité
en est-on arrivé aujourd’hui à un humanitaire « bunkérisé » où la préoccupation sécuritaire prédomine
comme en Irak, en Afghanistan mais également en Haïti ?
Est-ce la fin des humanitaires « sans frontières » ?

Pierre Micheletti, président de Médecins du Monde, revient sur 40 ans d’action humanitaire et,
fidèle à la démarche du praticien qu’il est, observe les symptômes de la crise actuelle
avant d’en analyser les causes, et, enfin, de proposer des pistes pour en sortir.

Préface d’Aminata Traoré

http://www.marabout.com/Marabout/_FindArticleServlet?IdArticle=309053&TXT_LANGUE=francais

Parution : 09/2008
Marabout ed. - Collection Sciences Humaines
15,00 €


Truk 009 ________________________

Jean-Marie Bigard dénonçant l’inconsistance de la version
officielle du 11 septembre 2001 au micro d’Europe 1.
http://www.dailymotion.com/video/k5vj5qIeJFg0rCKY3L

Jean Marie Bigard invité du Journal du 14 Septembre 2008,
Confirme ces doutes sur les Faits du 11 Septembre 2001,
http://www.dailymotion.com/video/k3iA1hFgIanFeTLE4Z

11 Septembre : ce que disent ceux qui ne croient pas à la thèse officielle :
http://desourcesure.com/guerreterrorisme/2008/09/11_septembre_ils_ne_croient_pa.php

L’humanité Dimanche : Après les attentats du 11/9 - Pourquoi l’Amérique doute ?
par Marc de Miramont pour l’Humanité Dimanche, paru le 14 septembre 2008
http://www.reopen911.info/News/2008/09/19/lhumanite-dimanche-apres-les-attentats-du-119-pourquoi-lamerique-doute/


Truk 010 ________________________

Depuis 2003, la police relève systématiquement l’ADN de toutes les personnes en garde à vue. Au rythme de 20 000 par mois, c’est plus de 560000 données qui sont enregistrées dans le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) basé à Ecully dans le Rhône.

Ce fichier, initié en 1998 par le gouvernement socialiste contre les pédophiles, s’est élargi par étapes à la quasi-totalité des crimes et délits. Députés et Ministres parlent de l’élargir à l’ensemble de la population car « les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient recueillies dès la naissance » (Christian Estrosi, janvier 2007).

Réactions et résistances : de 2003 à 2005 plus de 400 personnes ont refusé de donner leur ADN à la police. Les condamnations montent jusqu’à plusieurs mois de prison ferme et des centaines d’euros d’amende.

Même les « présumés innocents » sont tenus de donner leur ADN. Comme tous les fichiers d’Etat, le FNAEG joue sur la présomption de culpabilité. Par contre, les personnes condamnées pour des délits financiers ne sont pas concernées par le prélèvement ADN, révélation que, déjà, le présumé outil « technique » que constitue le fichage n’est pas exempt d’orientations politiques fortes.

Le prélèvement ADN constitue donc une grave atteinte à la vie privée. Nos gènes se retrouvent stockés dans des banques de données dont nous n’avons aucune certitude quant à leurs utilisations futures, qu’elles soient politiques ou administratives, voire commerciales (ex. : assurances). C’est la porte ouverte à toutes les discriminations possibles et imaginables.

Or nous ne pourrons échapper individuellement au fichage : c’est pourquoi nous en appelons à un mouvement collectif et politique.

Pour signer la pétition : http://refusadn.free.fr/spip.php?article129

Pour toutes informations complémentaires : http://refusadn.free.fr


Truk 011 ________________________

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/presidence-francaise-de-l-ue-plaidoyer-pour-l-euro-1-5/916/0/256949&xtor=EPR-6

"Depuis 2004, il ("euro") est la première devise mondiale sur les marchés obligataires. Près de la moitié du stock de titres de dettes internationales est libellée en euros (contre moins d’un tiers en dollars). L’euro représente aussi désormais 25 % des réserves de change mondial."


Truk 012 ________________________

GRAVES SOUPCONS SUR LA FABRICATION DES OURAGANS Paola Garzia
Publié 14 septembre 2008 Amérique latine , Etats-Unis 4 Commentaires Modifier

Dans la communauté scientifique les soupçons commencent à gagner en force sur le fait que le Gouvernement des États-Unis aurait injecté de l’énergie à l’ionósphère, pour que les ouragans Gustav et Ike gagnassent dans une intensité avant de toucher les côtes de Cuba.
Grâce à des antennes gigantesques installées dans les porteavions de la IV Flotte des Caraïbes, il a été injecté ces charges à l’oeil des deux ouragans et la direction en a été déviée pense-t-on grâce à des avions de reconnaissance avec l’apparent objectif de mesurer la force du vent dans les deux ouragans et ses rayons respectifs d’action, ils ont filtré les charges énergétiques créées pour ce projet.
la totale :
http://socio13.wordpress.com/2008/09/14/graves-soupcons-sur-la-fabrication-des-ouragans-paola-garzia/#more-4329


Truk 013 ________________________

Benny by MOZINOR - pour détendre

http://it.youtube.com/watch?v=ovjoedfRWcI


Truk 014 ________________________


Message original --------
Sujet : Quelle sera demain la politique internationale des USA ?
Date : Sun, 21 Sep 2008 01:07:34 +0200
De : Michel Collon <michel.collon@skynet.be>

Quelle sera demain
la politique internationale des USA ?
MICHEL COLLON
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-09-20%2019:47:47&log=articles

Après Bush, chacun espère un changement ou craint le pire. McCain ou Obama ? Qu’est-ce que cela changera pour l’Irak, l’Afghanistan, la Palestine, l’Afrique, le Caucase, Cuba ou le Venezuela ? Et dans les relations avec les grandes puissances : Europe, Japon, Russie, Chine ?

Nous ne pensons pas que la politique internationale des Etats-Unis se décide à la Maison-Blanche. En fait, l’élite US est actuellement hésitante sur la stratégie à suivre dans les prochaines années. Ce texte analyse les deux options qui s’offrent à elle. La crise économique rend la question encore plus brûlante : comment les Etats-Unis s’y prendront-ils pour rester la superpuissance qui domine le monde ?

Ce texte est extrait de notre livre Les 7 péchés d’Hugo Chavez (chapitre 11 : Les Etats-Unis, l’or noir et les guerres de demain) à paraître prochainement. Dans les pages qui précèdent, ont été expliquées les raisons de l’ascension, puis du déclin des Etats-Unis. Investig’Action a jugé urgent de publier déjà cet extrait pour éclairer les débats en cours sur les élections aux USA...

L’échec de Bush
Quel bilan peut-on tirer de cette guerre globale menée par l’administration Bush à partir du 11 septembre ? Négatif. Pratiquement partout...

En Afghanistan et en Irak, les Etats-Unis ont déclenché deux guerres qu’ils ont été incapables de gagner et qu’ils ne gagneront jamais. Bush aurait bien voulu en déclencher une troisième contre l’Iran, mais trop affaibli, il a dû y renoncer. Le but de cette guerre était d’assurer à Washington le contrôle du pétrole. En cinq ans, il a grimpé de 25 dollars à plus de 100 dollars, avec des conséquences très négatives pour l’économie US et mondiale.
En Amérique du Sud, les Etats-Unis ont perdu, entièrement ou partiellement, le contrôle de presque toutes leurs colonies : Venezuela, Bolivie, Equateur, Uruguay, Paraguay, Argentine et Brésil. Ne leur restent, à l’heure où nous écrivons ces lignes, que le Pérou, le Chili et la Colombie.
En Afrique aussi, la résistance a marqué des points. Le Congo de Kabila a refusé de se mettre à genoux. Et quand Washington a cherché un endroit pour installer le centre de son nouveau commandement militaire Africom, tous les pays ont poliment refusé. Il a finalement fallu se rabattre sur le Maroc, au prix de certaines concessions financières.

De même, en Asie du Sud, un groupe de stratèges US s’inquiétait récemment de la montée des résistances dans toute la région et proposait de renforcer la ’capacité de projection’ des Etats-Unis en Asie du Sud. Dans leur jargon, ça veut dire les moyens d’organiser des débarquements militaires, des bombardements ou des coups d’Etat soutenus. Mais il s’empressait de signaler qu’en raison de l’impopularité des Etats-Unis dans cette région, il serait impossible de trouver un pays pouvant accueillir le siège de cette force US. (1)

Même chez les alliés européens, la politique de Bush a provoqué des résistances. Ainsi, au sommet de l’Otan à Bucarest, en avril, George Bush a réclamé une nouvelle expansion pour intégrer cette fois l’Ukraine et la Géorgie, deux pistolets braqués sur la Russie. Mais il a essuyé un refus, ferme et public, de l’Allemagne, de la France, de l’Espagne, de l’Italie, de la Belgique, de la Hollande et du Luxembourg, peu désireux de se fâcher avec Moscou qui fournit leur gaz. Steve Erlanger et Steven Lee Myers, deux analystes proches du Pentagone, y ont vu « un échec notable de la politique des Etats-Unis dans une alliance normalement dominée par Washington » (2).

En Russie justement, le ton monte. Moscou refuse l’installation sur le continent européen des armes que les Etats-Unis appellent un bouclier antimissile : « Si une partie du potentiel nucléaire des Etats-Unis est en Europe (...), nous devrons avoir des cibles en Europe » (3). D’ailleurs, en mai 2008, la Russie a testé un nouveau missile intercontinental à têtes multiples, « en réponse aux actes unilatéraux et infondés de nos partenaires », a déclaré Poutine. Washington certifie pourtant que le bouclier antimissile n’est pas dirigé contre la Russie, mais seulement contre des Etats comme l’Iran. Mais Poutine rétorque : « Aucun missile iranien n’a de portée suffisante. Il devient alors évident que cette nouveauté nous concerne aussi nous, Russes. » (4).

Tout comme la Russie, la Chine n’a pas reculé non plus devant les multiples campagnes et pressions organisées par Washington.

L’élite US se divise
Il y a dix ans, Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter et stratège le plus important des Etats-Unis, publiait Le Grand Echiquier, sorte de mode d’emploi du « Comment rester la seule superpuissance dominant le monde » (5) . Il y expliquait, avec la brutalité de quelqu’un qui n’est plus aux affaires, que Washington devait absolument affaiblir ses rivaux : Russie, Chine, mais aussi Europe et Japon, et les empêcher de s’allier entre eux. Diviser pour régner.

Aujourd’hui, quel est le bulletin de George Bush, sur base des critères définis par Brzezinski ? A-t-il réussi à affaiblir les grandes puissances rivales ? Disons : mention assez bien en ce qui concerne le Japon, assez bien (pour l’instant) en ce qui concerne l’U.E., mais mauvais en ce qui concerne la Russie, et très mauvais en ce qui concerne la Chine.

Globalement, Bush a provoqué tant de résistances que la domination des Etats-Unis s’est affaiblie. Les secteurs qui l’avaient porté au pouvoir - armement, pétrole, automobile, défense, compagnies pharmaceutiques - constatent que les guerres de Bush n’ont apporté ni de grands profits, ni de nouvelles zones d’exploitation. En fait, elles ont coûté davantage qu’elles n’ont rapporté. Et l’administration Bush s’est révélée être un petit cercle restreint, pensant beaucoup à s’en mettre personnellement plein les poches, mais incapables de finesse tactique et de réelle vision à long terme.

Une fois l’échec devenu évident, les divisions se sont exacerbées au sein de l’élite US, et même de l’administration Bush. A partir de 2006, les néocons ont dû céder du terrain. Ils ont dû accepter le remplacement du ministre de la Guerre, Donald Rumsfeld, par Robert Gates, un homme de la Trilatérale et de la tendance Brzezinski. Le nouveau ministre a en quelque sorte admis la faiblesse du militarisme US dans un discours prononcé devant les élèves de l’Académie militaire de West Point : « Ne combattez pas à moins d’y être obligés. Ne combattez jamais seuls. Et ne combattez jamais longtemps. » (6). Puis, la commission bipartisane Baker - Hamilton a condamné la tentative de Bush de remodeler le ’Grand Moyen-Orient’ comme étant irréaliste et elle a prôné au contraire une approche plus tactique envers la Syrie et l’Iran.

Même au sein des services secrets et de l’Armée, plusieurs frondes se sont déclenchées. En décembre 2007, lorsque Bush a voulu préparer une attaque contre l’Iran sous le classique prétexte des armes de destruction massive, seize services de renseignement US ont surpris tout le monde en publiant un rapport qui constatait que l’Iran avait suspendu son programme nucléaire militaire depuis au moins 2003.

« Le déclin des Etats-Unis est inévitable »
(Zbigniew Brzezinski)
Dans son livre, Brzezinski proposait une stratégie agressive et machiavélique pour sauver l’Empire US. Mais lui-même, croit-il que ça marchera ? Aussi surprenant que ça paraisse, la réponse est : Non.

« A long terme, la politique globale est vouée à devenir de moins en moins propice à la concentration d’un pouvoir hégémonique dans les mains d’un seul Etat. L’Amérique n’est donc pas seulement la première superpuissance globale, ce sera très probablement la dernière. » (p. 267)
La raison tient dans l’évolution de l’économie : « Le pouvoir économique risque aussi de se disperser. Dans les prochaines années, aucun pays ne sera susceptible d’atteindre 30% environ du PIB mondial, chiffre que les Etats-Unis ont maintenu pendant la plus grande partie du 20ème siècle, sans parler de la barre des 50% qu’ils ont atteinte en 1945. Selon certaines estimations, l’Amérique pourrait encore détenir 20% du PIB mondial à la fin de cette décennie pour retomber à 10-15% d’ici l’an 2020, tandis que les chiffres d’autres puissances - l’Europe, la Chine, le Japon - augmenteraient pour égaler approximativement le niveau des Etats-Unis. (...) Une fois que le déclin du leadership américain sera amorcé, la suprématie dont jouit aujourd’hui l’Amérique ne pourra être assurée par aucun Etat isolé. » (p. 267-8)

« Une fois que le déclin du leadership américain sera amorcé ». Brzezinski ne parle donc pas d’une possibilité, mais d’une certitude. Il écrit cela en 1997. Aujourd’hui, il est devenu clair que le déclin est bel et bien amorcé. Le monde devient multipolaire.

Mais peut-être Brzezinski est-il un pessimiste isolé ? Peut-être que les néocons qui ont inspiré Bush sont plus ’optimistes’, si l’on ose employer ce mot ? Eh bien, en fait, pas beaucoup plus. Dans le texte fondateur de toute la politique de l’administration, le Project for a New American Century (PNAC), rédigé en 1992 par Paul Wolfowitz et ses amis, on trouve évidemment toute l’idéologie de la nouvelle croisade militariste, mais aussi une remarque qui attire l’attention : « Actuellement, les Etats-Unis ne rencontrent aucun rival mondial. La grande stratégie de l’Amérique doit viser à préserver et étendre cette position avantageuse aussi longtemps que possible (...) Préserver cette situation stratégique désirable dans laquelle les Etats-Unis se trouvent maintenant exige des capacités militaires prédominantes au niveau mondial. » (7).

« Aussi longtemps que possible ». Ici aussi, donc, on ne croit pas qu’il sera possible pour les Etats-Unis de rester éternellement les maîtres du monde. Voilà bien un grand paradoxe. Le moment entier craint les Etats-Unis. Mais les dirigeants US, eux, savent qu’ils sont aux commandes du Titanic. Et pour sauver l’Empire autant que possible, ils sont partagés entre deux options...

Deux options pour sauver l’Empire
Quelle sera la politique internationale des Etats-Unis dans les années qui viennent ? Le choix de tel ou tel président est certes une indication. Mais pas décisive.
Rappelons que, durant la campagne présidentielle de 2000, George Bush avait promis une politique internationale beaucoup plus humble et moins interventionniste que son prédécesseur ! Tandis que l’autre candidat, Al Gore, avait proposé un budget militaire plus élevé que celui de Bush. Nous pensons que les grandes orientations de politique internationale ne sont pas décidées par les présidents, mais par les multinationales. En fonction de leurs besoins du moment et de leur évaluation du rapport de forces mondial.

Et justement, après le bilan d’échec des années Bush que nous venons de décrire, l’élite US apparaît assez divisée sur la marche à suivre. Comment se sortir de cette situation délicate ?

La première option possible, c’est l’option militariste. Les néocons de Bush l’ont incarné ces dernières années avec la stratégie Wolfowitz. L’agression et l’intimidation comme stratégie générale. Multiplier les guerres, gonfler au maximum les commandes au complexe militaro-industriel pour tirer la croissance et la domination des multinationales US, pour intimider aussi les alliés et les rivaux.

L’autre option, c’est celle défendue par Brzezinski et qu’il aime à appeler ’soft power’ (le pouvoir en douceur). D’autres parlent d’un ’impérialisme intelligent’. En fait, il s’agit de réaliser les mêmes objectifs des Etats-Unis, mais par des formes de violence moins directes, moins visibles. En comptant moins sur les interventions militaires US, très coûteuses, et davantage sur les services secrets, les manoeuvres de déstabilisation, les guerres par pays interposés, et sur la corruption aussi...

Cinq généraux de l’Otan préparent un gouvernement mondial...
La première option consiste à militariser encore davantage la vie politique et à multiplier les guerres. Bush au carré.

En janvier 2008, cinq ex-généraux de l’Otan ont présenté un document préparatoire à une rencontre au sommet de l’OTAN à Bucarest (8). Leurs propositions révèlent une tendance absolument effrayante. Et ce qui donne beaucoup de poids à leur document, c’est que tous exerçaient, jusqu’il y a peu, des fonctions au plus haut niveau. Le général John Shalikashvili était chef de l’état-major US et commandant en chef de l’Otan en Europe, le général Klaus Naumann dirigeait l’armée allemande et présidait le comité militaire de l’Otan en Europe, le général Henk van den Breemen était chef de l’état-major hollandais, les mêmes fonctions étant occupées en France par l’amiral Jacques Lanxade tandis que Lord Inge dirigeait l’état-major et le service de la Défense en Grande-Bretagne. Rien que des grosses pointures. Et très agressives, comme nous allons le voir...

Page 6 : « [Les auteurs] proposent des pistes sur la façon de surmonter une rivalité possible avec l’UE et de permettre à l’OTAN d’accéder à des instruments non militaires. » Deux remarques. 1. En fait, cette rivalité n’est pas seulement possible, elle est tout à fait réelle. Dans quel sens voudront-ils la surmonter ? 2. Que signifie pour l’Otan « accéder à des instruments non militaires » ? S’agit-il d’obtenir une emprise plus forte sur la vie civile des sociétés occidentales ?

Page 7 : « Afin d’initier le processus, ils proposent d’établir un directorat réunissant les Etats Unis, l’UE et l’OTAN. Il aurait pour mission de coordonner toutes les opérations dans la sphère atlantique. » Un super - gouvernement mondial, donc. Pour réaliser quels objectifs ?

Les Cinq nous l’expliquent page 42 : « Ce qui attend les alliés occidentaux, c’est la défense proactive, soutenue sur le long terme de leurs sociétés et de leur mode de vie. » ’Défendre notre mode de vie’ fut déjà un argument employé par le père Bush pour déclencher la première guerre contre l’Irak. En fait, ’mode de vie’ est une façon hypocrite de désigner la domination des multinationales sur la vie économique. Domination qui a pour effet de maintenir la moitié de l’humanité dans la pauvreté. Le but des Cinq, est bien d’employer les moyens militaires pour maintenir le fossé riches - pauvres. Pour qui en douterait, on précise page 92 : « Les objectifs de notre stratégie sont de préserver la paix, nos valeurs, le libéralisme économique et la stabilité. »

Préserver la stabilité des multinationales, donc. Et contre quel ennemi ? Les auteurs fournissent quelques exemples de ce qu’il ne faut pas tolérer dans le tiers monde. Page 52 : « Nous avons des exemples moins importants d’aide non souhaitable : du Venezuela au régime cubain ». Le gendarme mondial s’arroge le droit d’intervenir partout contre tout pays posant des actes qui déplaisent aux multinationales.

Mais parmi tous les indésirables, quel est l’ennemi principal ? La réponse vient page 44 : « La Chine est en mesure de faire grand tort aux économies US et mondiale en s’appuyant sur ses énormes réserves en dollars. » Et page 52 : « La Chine est en mesure d’utiliser l’arme de la finance pour s’imposer en Afrique et acquiert la capacité de l’utiliser à beaucoup plus grande échelle - si tel est son choix. »

Voici donc les bons et les méchants bien définis. Le libéralisme a besoin de l’Otan pour s’imposer au monde entier. Et pour mener cette guerre économique, de quels moyens l’Otan devrait-elle disposer ?

Le droit international et l’ONU jetés par-dessus bord
En fait, les cinq généraux se sentent frustrés. Page 76 : « L’un des principaux problèmes dans la conception stratégique actuelle de l’alliance atlantique est que ses actions restent essentiellement réactives plutôt que préventives, et sont limitées à des moyens militaires. » Page 91 : « Or une stratégie ambitieuse doit comprendre l’utilisation bien intégrée de tous les leviers disponibles, qu’ils soient politiques, économiques, militaires, culturels, sociaux, moraux, spirituels ou psychologiques. »

Nous y voilà ! La Bande des Cinq entend déborder de ses tâches militaires et exercer une emprise sur le fonctionnement de la société civile. Au moins, le droit sera-t-il respecté par ce nouveau gouvernement mondial ? On en doute fortement... Pages 94-95 : « Un autre principe à respecter est la légalité. Toute action doit être légitime, autorisée et respecter le droit international. Voilà qui peut représenter un handicap considérable lorsque l’adversaire n’a aucun respect pour quelque loi que ce soit, mais agir différemment signifierait en fin de compte appliquer la loi de la jungle et miner notre propre crédibilité. Pourtant ce principe n’empêche pas qu’il faille adapter le droit international existant à un contexte international en constante évolution... »

Dans cette citation, les premières phrases servent de pommade, le véritable contenu vient à la fin : ’adapter’ le droit signifie en réalité le violer, nier les principes proclamés jusqu’à présent. Après Abou Ghraib, Guantanamo, la torture, les assassinats de chefs d’Etat, les vols clandestins et les prisons secrètes de la CIA, nous propose-t-on de combattre ces violations du droit ? Non, on propose de les légaliser en ’adaptant’ le droit.

Il faut rappeler que déjà les deux guerres contre l’Irak et celle contre la Yougoslavie ont violé le droit international, la charte de l’ONU et même la propre Charte de l’Otan. Mais, précisément, c’est de la légalité internationale que les Cinq veulent se débarrasser. Page 104-105 : « L’approbation des Nations - Unies peut ne pas être nécessaire selon l’article 51 de la Charte des Nations - Unies (légitime défense) et il est peut-être possible d’y renoncer au terme de la Convention sur le génocide. »

« Vive la guerre préventive » ! Même nucléaire.
On sera d’autant plus inquiet en lisant page 96 : « Ce qu’il nous faut, c’est une forme de dissuasion par refus proactif, où la préemption est une forme de réaction en cas de menace imminente et la prévention une tentative pour reprendre l’initiative et mettre fin au conflit. »

’Défense proactive’, dans le jargon des militaires, désigne la guerre préventive bien que celle-ci soit interdite par le droit international. Ce terme revient sans cesse dans le document des Cinq. George W. Bush avait déjà invoqué une ’guerre préventive’ contre le terrorisme. Comme Hitler en son temps. Car les agresseurs se réfugient souvent derrière le prétexte de prévenir un danger. En réalité, le droit international a toujours interdit explicitement les guerres prétendument préventives. Mais les craintes ne s’arrêtent pas là...

Page 94 : « A première vue, l’arme nucléaire peut sembler disproportionnée ; mais si l’on tient compte des dommages qu’elle prévient, il est possible qu’elle soit raisonnable. » Ici, éclate toute l’immoralité des cinq bandits. La guerre nucléaire est une atrocité et l’humanité n’a cessé de réclamer le démantèlement de ces armes de destruction massive. Voici qu’on prétend les justifier. Avec une hypocrisie qui ne peut tromper personne : ’prévenir des dommages’. Totalement flou et sans doute raciste : la vie des peuples adversaires ne vaut rien.

La vérité est que ces généraux criminels, constatant que les bombardements classiques ne suffisent pas à briser les résistances, et que les guerres terrestres sont coûteuses et périlleuses pour les envahisseurs, ces généraux criminels avancent l’arme nucléaire comme solution au problème d’hégémonie mondiale des multinationales.

« Préparer les esprits »
On le voit, la marchandise que la Bande des Cinq prétend nous vendre est totalement pourrie et avariée. C’est pourquoi, prévoyants, ils comptent travailler l’opinion par des campagnes de propagande à long terme. Page 104 : « Ces mesures doivent s’accompagner d’efforts proactifs et coordonnés de communication dans les médias (...) Par ailleurs, cette campagne médiatique pourrait préparer les esprits à une intervention armée. »

’Préparer les esprits’ ! Bien sûr, ce n’est pas nouveau... Tirant le bilan de la guerre contre la Yougoslavie (en 1999), qui fut le festival le plus réussi de la désinformation organisée, un général de l’Otan avouait, après la guerre, que de fausses informations avaient été systématiquement balancées, tandis que les informations gênantes étaient écartées ou marginalisées pour « anesthésier les opinions ». Il résumait ainsi la philosophie de l’Otan : « L’opinion, ça se travaille, comme le reste. » (9). A chaque guerre, d’ailleurs, les généraux occidentaux engagent des spin doctors, c’est-à-dire des agents publicitaires pour vendre leur guerre et manipuler l’opinion. Mais cette fois, on va beaucoup plus loin, il s’agit de toute une campagne à long terme pour conditionner l’opinion...

Page 129 : « Il faut par conséquent que l’OTAN développe une stratégie d’information qui doit servir trois objectifs simultanément. Elle doit persuader le monde que l’OTAN est une force du bien. Elle doit se déployer avant que les adversaires commencent à répandre leurs informations, c’est-à-dire que l’OTAN doit imposer sa domination en matière de relations publiques. Elle doit gagner le coeur et l’esprit des habitants des pays de l’OTAN (à la justesse de l’attitude de l’alliance atlantique) mais aussi des populations dans les pays où se passe l’intervention armée. »

« Imposer sa domination en matière de relations publiques ». L’information est conçue comme une guerre qui se gagne en éliminant les forces de l’adversaire. Il ne s’agit pas ici d’accusations gratuites : l’armée US a bombardé et emprisonné des journalistes d’Al-Jazeera, l’Otan a bombardé la télévision de Belgrade (17 tués), le Pentagone a préparé des plans pour éliminer les informations gênantes sur Internet dont le caractère démocratique dérange considérablement.

Un plan de dictature mondiale
Au début de leur document, les cinq généraux annonçaient « des pistes pour surmonter une rivalité avec l’U.E. » Comment vont-ils s’y prendre ? En fait, ils utilisent le cadre de l’Otan pour organiser la soumission de l’U.E. aux volontés de Washington...

Page 137 : « Nous considérons que les forces multinationales sont la clé d’une modernisation rapide et peu onéreuse des forces de l’OTAN, mais nous soulignons que cette option n’est possible que si les Etats membres acceptent sans restriction que ces forces seront à la disposition de l’OTAN pour toute opération autorisée par le Conseil de l’OTAN. » Traduction : on obligera les armées européennes à obéir aux décisions de l’Otan (actuellement, l’unanimité est requise).

Le plan des Cinq procure trois avantages aux Etats-Unis : 1. Intégrer des forces européennes dans leurs guerres. 2. Reporter les coûts sur les alliés. 3. Partager aussi l’impopularité.

Le caractère antidémocratique des Cinq se manifeste clairement page 139 : « Nous choisissons de ne pas formuler nos propositions pour la réforme de l’UE de façon aussi détaillée que pour l’OTAN, et ceci pour deux raisons : tout d’abord un nouveau traité qui vient remplacer la ’constitution’ désormais condamnée est actuellement adopté en douce, de façon à éviter de consulter les populations. »

Leur plan vise bien à rendre impossible toute opposition. Page 144 : « Afin d’éliminer toute source d’irritation, il pourrait être décidé que c’est toujours d’abord au sein de l’OTAN qu’un point sera traité et que les membres de l’OTAN qui sont aussi membres de l’UE s’engagent à ne pas s’écarter du vote posé à l’OTAN quand le point est abordé dans des instances européennes. » Donc, une fois que l’Otan aura décidé, un pays européen n’aura plus le droit de s’opposer.

En conclusion, ce plan de la Bande des Cinq, préparé par des gens qui ont été au sommet du pouvoir militaire mondial, indique une tendance significative dans cette élite. Leur plan de super - gouvernement mondial à trois (dominé en réalité par les Etats-Unis) jetterait à la poubelle tout vestige du droit international, légitimerait la guerre préventive et les armes nucléaires, organiserait la manipulation systématique des opinions. C’est un plan de nature fasciste.
Voilà une des deux options auxquelles l’élite des Etats-Unis pense actuellement pour résoudre ses problèmes. L’autre est incarnée notamment par Zbigniew Brzezinski dont nous avons parlé plus haut...

« L’impérialisme intelligent » ?
Les stratèges militaires US distinguent trois types de guerres qu’ils peuvent déclencher : 1. Les guerres de haute intensité. Il s’agit des affrontements entre grandes puissances du type des deux guerres mondiales. 2. Les guerres de moyenne intensité. Elles comportent aussi un engagement militaire US direct mais contre des puissances beaucoup plus faibles. Comme l’Irak ou la Yougoslavie. 3. Les guerres de basse intensité. Elles ne comportent pas d’engagement militaire direct des Etats-Unis. Ceux-ci s’arrangent pour faire se battre les autres. Ils provoquent des conflits entre pays voisins, ou à travers des mouvements paramilitaires ou terroristes.

Trompeur, le terme ’basse intensité’ peut donner l’impression que les dégâts sont moindres. En réalité, ils ne sont moindres que pour les Etats-Unis. Ainsi, la guerre dite de ’basse intensité’ que Washington a déclenchée contre le Congo (à travers les armées du Rwanda et de l’Ouganda voisins, et diverses milices) a fait cinq millions de morts et elle a paralysé le développement du Congo.

La stratégie Brzezinski, à la différence de Bush, privilégie ces guerres de basse intensité. Elle n’est donc nullement plus morale, mais se veut juste plus intelligente.

Mais Brzezinski propose aussi de recourir à d’autres formes d’intervention. Souvent, on ne pense qu’à la forme la le plus visible de l’agression : l’intervention militaire des Etats-Unis. En réalité, ils disposent de toute une panoplie. Si on veut établir une typologie complète, dans l’ordre d’intensité, on doit compter les formes suivantes : 1. Corruptions des dirigeants locaux. 2. Chantages sur ces dirigeants locaux. 3. Campagnes médiatiques de diabolisation. 4. Déstabilisations diverses. 5. Embargos et blocus commerciaux. 6. Coups d’Etat. 7. Provocations de séparatismes. 8. Guerres par intermédiaires. 9. Bombardements. 10. Occupations terrestres. Toute une gamme de méthodes, on le voit, et qui peuvent évidemment se combiner, mais qui constituent toutes des agressions.
Bien sûr, tous les gouvernements US recourent à l’ensemble de ces méthodes, et pas seulement à certaines. Mais le dosage et les financements diffèrent.

Après les crimes commis par Bush, on pourrait être tenté de se réjouir de voir un changement de méthodes. En réalité, si Washington décide de changer ses tactiques, il ne s’agira pas de pacifisme, mais seulement de rendre la brutalité moins visible. Il faut rappeler que Brzezinski, c’est l’homme qui a financé ben Laden en Afghanistan pour piéger l’Union soviétique dans une guerre de longue durée, coûteuse et briser son alliance avec le monde musulman. Brzezinski est très fier de son succès et ne manque pas une occasion de le rappeler.

Si les Etats-Unis décident d’appliquer la stratégie Brzezinski, il y aura sans doute moins de guerres directes. Et elles se feront le plus possible en concertation avec les alliés. Ce qui permettra également de mieux soigner l’image médiatique et la manipulation de l’opinion.
Et surtout, en faisant travailler davantage la CIA, on s’efforcera de remplacer les guerres menées directement par les Etats-Unis par des guerres ’indirectes’. Faire se battre des pays voisins en soutenant ’le bon’ sous toutes sortes de bons prétextes. Ce fut la méthode employée avec succès par Clinton contre la Yougoslavie.

La méthode Brzezinski présente deux avantages pour les Etats-Unis : 1. Elle leur redonne un aspect plus présentable, pour rétablir leur autorité morale. 2. En versant moins d’argent au complexe militaro-industriel, elle permet d’aider davantage l’économie US pour renforcer sa position concurrentielle face à l’Europe, la Chine, l’Inde, etc...

Pour économiser sur les guerres, la stratégie Brzezinski recourt davantage aux chantages et aussi à l’action clandestine. Les chantages peuvent passer, notamment, par l’utilisation des instruments du contrôle économique global comme la Banque Mondiale, le FMI et l’OMC. Institutions multilatérales mais dominées par les Etats-Unis et permettant de dicter leurs volontés au tiers monde d’une manière apparemment plus objective. Mais ce ne sera pas facile car la Banque Mondiale et le FMI ont accumulé tant de haines là où ils sont passés que les pays ont cherché des alternatives. L’idée d’une Banque du Sud, lancée par Chavez, fait son chemin...

L’action clandestine, c’est-à-dire la CIA, devrait aussi être utilisée davantage. Elle permet de se débarrasser des gouvernements gênants avec des investissements bien moindres.

Voilà pourquoi les tenants de la stratégie de Brzezinski se définissent comme partisans d’un ’soft power’ ou ’impérialisme intelligent’. Le danger, avec ce soft power, serait que la gauche se réjouisse d’être débarrassé de Bush et diminue sa vigilance parce qu’il y aurait - pendant un certain temps - moins de guerres directes. De sorte que le mouvement anti-guerre international, qui connaît une crise évidente, riposterait encore moins face aux stratégies plus discrètes de l’Empire.

De toute façon, cet Empire ne deviendra pas pacifique. Tôt ou tard, il relancera des guerres à la Bush. Parce qu’en fait, l’élite US pratique un cycle d’alternance entre les deux options...

Les présidents passent,
les multinationales restent
Elles ne sont pas nouvelles, ces deux options, militariste ou ’intelligente’. Et il ne s’agit pas d’une opposition entre républicains et démocrates. Parce que ces deux partis ne représentent pas ’la guerre’ et ’la paix’, mais seulement des électorats différents, et des tactiques différentes, et toujours au services des multinationales. Ainsi, ce n’est pas un républicain, mais bien un démocrate, Harry Truman, qui a déclenché la guerre en 1950 contre la Corée et la Chine. Ce n’est pas un républicain, mais bien un démocrate, John Kennedy, qui a commencé la guerre contre le Vietnam en 1961.

Et ce n’est pas non plus un vote populaire contre un vote bourgeois. Les multinationales US financent toujours les deux candidats, plaçant leurs oeufs dans les deux paniers. Mais on peut juger leurs préférences aux montants versés. Au début des années 90, les multinationales investissent des deux côtés, mais privilégient Clinton et les démocrates à 58 %. A partir de 1996, au contraire, elles misent sur les républicains à 67 %. Aux présidentielles de 2000, c’est Bush qui est financé massivement. Et déclaré élu bien que le scrutin ait désigné son rival Gore. Par contre, à la présidentielle de 2008, les multinationales changent à nouveau de côté et financent davantage Obama que son rival McCain.

De toute façon, le même président peut changer de politique. Après la chute de l’URSS et la fin de la guerre froide, Bill Clinton a d’abord baissé les budgets militaires et les commandes au complexe militaro-industriel dans l’espoir de relancer la machine économique US en général. Mais, bien que la décision soit passée quasiment inaperçue, le même Clinton, en fin de mandat, a effectué un virage : « Le budget militaire des Etats-Unis doit augmenter de 70 % » (10) Ce qui confirme ce qui a été dit plus haut : les grandes décisions politiques ne dépendent pas du caractère de tel ou tel président, mais bien de stratégies décidées plus haut. Les présidents passent, les multinationales restent.

La politique US alterne les méthodes
Donc, on parlera plutôt d’une alternance dans la politique des Etats-Unis. Après chaque grand revers, on constate un retour, temporaire, au ’soft power’.
Après la défaite du Vietnam et la réprobation morale envers les dictatures installées par Washington en Amérique latine, les multinationales US ont porté à la présidence le gentil pasteur Jimmy Carter avec de merveilleux discours sur les droits de l’homme. Après la guerre froide et la première guerre contre l’Irak, le président Clinton s’est efforcé d’embarquer les Européens dans ses guerres et il a soigné la présentation médiatique.
En fait, pour essayer de résoudre ses problèmes, la bourgeoisie US a constamment hésité entre les deux options. Ou plutôt, elle les a alternées : un peu plus de bâton, un peu plus de carotte. Mais ses choix deviennent de plus en plus difficiles. Car aucune méthode ne résout vraiment les problèmes.

A présent, après le désastreux bilan de Bush, cette bourgeoisie US hésite entre les deux options. Ou bien la fuite en avant, c’est-à-dire la guerre tous azimuts. Ou bien un repli tactique, reculer pour mieux sauter et réorganiser les méthodes d’action. La question n’est pas tant de savoir quel président elle choisit, mais bien quelle stratégie.

De toute façon, on n’est pas certain que la stratégie Brzezinski soit, au final, moins brutale que celle de Bush. Il est vrai qu’en 2008, il a critiqué publiquement le président en disant qu’il était stupide de vouloir attaquer l’Iran, parce qu’il ne pouvait pas gagner et qu’une guerre serait nuisible à la situation d’Israël, au prix du pétrole, et donc à l’économie US. Mais certains analystes pensent que Brzezinski veut ménager l’Iran parce qu’il espère retourner ce pays et le faire participer un jour à un encerclement de la Russie. Voilà la puissance qui reste la bête noire, l’obsession de l’auteur du Grand Echiquier. Certains pensent que Brzezinski vise toujours à encercler et affaiblir complètement la Russie, quitte à en découdre avec elle. Sans oublier la Chine, devenue manifestement une cible majeure. Dans cette hypothèse, le soft power se transformerait en une apocalypse now.

Leurs solutions aggravent le problème
Que la bourgeoisie US soit divisée sur la ligne à suivre, découle du fait que les Etats-Unis ne sont finalement pas si puissants qu’on le croit. Ni sur le plan économique, ni sur le plan militaire. A chaque fois que les dirigeants des Etats-Unis ont cru avoir trouvé une solution, il s’est avéré après un certain temps que cette solution aggravait le mal.

Par exemple, dans les années 80, pour échapper à la récession, les multinationales US ont foncé sur l’Amérique latine et d’autres régions du tiers monde, faisant main basse sur leurs matières premières, leurs entreprises, leurs marchés. Mais comme cette offensive néolibérale a tellement appauvri ces pays, elle a provoqué des catastrophes économiques, donc des résistances de plus en plus fortes et l’Amérique latine a viré à gauche. A partir de 1989, Washington a déclenché une guerre globale pour s’assurer le contrôle absolu du pétrole. Mais le pétrole lui a échappé de plus en plus. A partir de 2001, Bush a déclenché sa guerre contre le prétendu Axe du Mal, mais il n’a réussi qu’à renforcer les résistances dans toutes les régions.

Les Etats-Unis paraissent très forts, mais le sont-ils vraiment ? Avec tous leurs dollars, toutes leurs technologies et tous leurs crimes, ils ont perdu la guerre de Corée (1950) et celle du Vietnam (1961-1975), ils ont dû se replier du Liban (1982) et de la Somalie (1993), ils n’auraient sans doute pas gagné en Yougoslavie (1999) si le président Milosevic avait accepté les combats terrestres, et ils ont d’ores et déjà perdu en Irak et en Afghanistan, même s’ils ne le reconnaissent pas encore. Ne sont-ils pas, effectivement, comme on dit, un ’tigre en papier’ ? Sur le long terme, les peuples qui défendent leurs richesses et leur avenir, ne sont-ils pas plus forts que les dollars et les missiles ?

Les Etats-Unis ont beau dépenser à eux seuls plus que toutes les autres nations du monde ensemble pour les budgets militaires, cela ne réussit plus à leur assurer la suprématie mondiale. Ils sont eux-mêmes victimes, si l’on peut dire, de leur contradiction fondamentale : tout ce qu’ils font s’oppose aux intérêts de l’immense majorité des habitants de cette planète, ils créent donc eux-mêmes la force qui les abattra.

Une armée ne peut pas être plus forte que l’économie qui la finance. Et la faiblesse fondamentale qui empêchera les dirigeants US d’atteindre leur but, c’est que l’économie US scie la branche sur laquelle elle est assise. En sous-payant ses travailleurs, en délocalisant une partie de sa production, en ruinant les pays du tiers monde qui devraient être ses partenaires, elle ne cesse d’appauvrir ceux à qui elle est censée vendre.
Ce problème, aucune des deux options, ni la militariste, ni l’ ’intelligente’ ne pourra le résoudre. Les militaristes augmentent les dépenses et les résistances. Les ’intelligents’, s’ils diminuent la terreur diffusée par la guerre directe, encouragent aussi la résistance.

Quelle que soit la tactique choisie, les Etats-Unis continueront à porter la guerre partout dans le monde. Pour imposer leur système économique et leurs intérêts. Il est urgent de recréer un puissant mouvement pour la paix et la souveraineté des peuples.

MICHEL COLLON
1er septembre 2008

SOURCES :
(1) John E. Peters, etc, War and escalation in South Asia, www.rand.org/pubs/monographs/2006/RAND_MG367-1.sum.pdf
(2) New York Times, 3 avril 2008.
(3) Le Monde, AFP, Reuters, Le Figaro, 21 avril 2008
(4) Corriere della sera, 21 avril 2008.
(5) Michel Collon, Monopoly, EPO, Bruxelles, 2000. Epuisé, voir copie gratuite à :
Brzezinski
(6) Le Soir (Belgique), 23 avril 2008.
(7) Project for a New American Century (PNAC), Rebuilding America’s Defenses, septembre 2000.
(8) Towards a grand strategy for an uncertain world, German Marshall Fund of the United States, www.gmfus.org/event/detail.cfm?parent_type=E&id=451
(9) Nouvel Observateur (France), 1er juillet 1999.
(10) Clinton Remarks on US Foreign Policy, 26 février 1999.

Les liens entre l’économie et la guerre sont analysés dans le livre "Bush le cyclone" :
Bush le cyclone
Ce livre répond notamment à la question "Qui commande à Bush ?" Et donc au prochain président.

Ces questions seront aussi abordées dans le prochain séminaire organisé par Investig’Action les 8 et 9 novembre.
Infos : magali.investigaction@gmail.com


Truk 015 ________________________

2ème couche :
Certains rangent Zeigeist dans la catégorie "théorie du complot pour fous furieux"...
On peut y voir une fiction, les délires d’un doux dingue...
Peut-être...

Zeitgeist - L’esprit du Moment :

Déconstruction méthodique de trois grands événements ou mythes qui
président au fonctionnement de nos sociétés :

- Mythologie antique et Religion : "The Greatest Story Ever Told"
- 11 septembre 2001 : "All The World’s A Stage"
- Banque Centrale Américaine - FED et ce que l’auteur appelle "The men
behind the curtain" c-à-d ceux qui sont dans les coulisses et qui tirent
les ficelles.

Film très bien construit. Démonstration globale et révolutionnaire qui
présente une vision absolutiste et manichéenne du monde. Il invite à la
réflexion, au doute, à la recherche de la vérité.

"J’ai l’espoir que les gens ne prendront pas ce qui est dit dans ce film
comme la vérité, mais la découvriront par eux-mêmes, parce que la vérité
n’est pas dite, elle est réalisée."

Il met en garde contre tous ceux qui pratiquent la pensée unique, contre
les mensonges, les débats non contradictoires, les visions manichéennes,
ceux qui utilisent les émotions, la peur, la haine, le repli sur soi
défensif, contre les simplifications, contre ceux qui veulent imposer une
vérité plutôt que laisser les gens la construire...

Site officiel :
http://zeitgeistmovie.com/main.htm

Version sous titrée fançais :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/zeitgeist/video/x4jhkg_zeitgeist-remasterise-complet_news
http://video.google.com/videoplay?docid=3767487358149440770


Fin des Truks ________________________

NB. Si tu/vous ne souhaites(z) plus recevoir de truc en vrac :
mailto:b.bec@free.fr ?subject=Retrait_liste_Truks_SVP

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