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Philippe, Magyd, Catherine... et les boules de Gérard...

Philippe Torreton - Magyd Cherfi - Catherine Deneuve | liberation.fr | lundi 17, mercredi 19 & jeudi 20 décembre 2012

jeudi 20 décembre 2012


- Alors Gérard, t’as les boules ?
Philippe Torreton | liberation.fr | lundi 17 décembre 2012
- Le chanteur Magyd Cherfi (Zebda) remercie Philippe Torreton d’avoir critiqué Gérard Depardieu
Magyd Cherfi | liberation.fr | mercredi 19 décembre 2012
- Monsieur Torreton…
Catherine Deneuve | liberation.fr | jeudi 20 décembre 2012
- Je voudrais te remercier Gérard Depardieu…
Nicolas Kssis | regards.fr | mardi 18 décembre 2012
- Depardieu et l’ineptie de Jean-Marc Ayrault
Bernard Gensane | bernard-gensane.over-blog.com | lundi 17 décembre 2012



liberation.fr

Alors Gérard, t’as les boules ?
Philippe Torreton | liberation.fr | lundi 17 décembre 2012


Gérard Depardieu, le 1er octobre 2012 à Berlin.

Gérard Depardieu, le 1er octobre 2012 à Berlin. (Photo Johannes Eisele. AFP)

Tu ne veux plus être français… ? Tu quittes le navire France en pleine tempête ? Tu vends tes biens et tu pars avec ton magot dans un pays voisin aux cieux plus cléments pour les riches comme toi ? Evidemment, on cogne sur toi plus aisément que sur Bernard Arnault ou les héritiers Peugeot… C’est normal, tu es un comédien, et un comédien même riche comme toi pèse moins lourd ! Avec toi, on peut rattraper le silence gêné dont on a fait preuve pour les autres… C’est la nature de cette gauche un peu emmerdée d’être de gauche.

Mais Gérard, tu pensais qu’on allait approuver ? Tu t’attendais à quoi ? Une médaille ? Un césar d’honneur remis par Bercy ? Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? Que des associations caritatives allaient décrocher leur abbé Pierre, leur Coluche encadrés pour mettre ta tronche sous le plexi ? Le Premier ministre juge ton comportement minable, mais toi, tu le juges comment ? Héroïque ? Civique ? Citoyen ? Altruiste ? Dis-nous, on aimerait savoir…

Le Gérard « national », le rebelle de Châteauroux, le celui qui, s’il n’avait pas rencontré le cinéma, serait en taule à l’heure qu’il est comme tu le disais, le poète de l’écran la rose à la main quand ça devait faire bien d’en avoir une, qui nous sort un « c’est celui qui le dit qui y est »… Tu prends la mouche pour un petit mot et tu en appelles au respect, comme le fayot dans la cour de récré… Tu en appelles à tes gentils potes de droite pour que le grand méchant de gauche arrête de t’embêter… Tu voudrais avoir l’exil fiscal peinard, qu’on te laisse avoir le beurre et l’argent du beurre et le cul de la crémière qui tient le cinéma français… Tu voudrais qu’on te laisse t’empiffrer tranquille avec ton pinard, tes poulets, tes conserves, tes cars-loges, tes cantines, tes restos, tes bars, etc.

Et nous faire croire en tournant avec Delépine qu’un cœur social vibre encore derrière les excès et les turpitudes de l’homme… Nous faire avaler à coups de « han » de porteur d’eau que tu sèmes dans tes répliques trop longues, que l’homme poète, l’homme blessé, l’artiste est encore là en dépit des apparences… Le problème, Gérard, c’est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé : celui du « je pense qu’à ma gueule », celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales…

Tout le monde ne peut pas avoir l’auréole d’un Rimbaud qui, malgré ses trafics d’armes, fut et restera un poète… à jamais. Toi, tu resteras comme un type qui a fait une belle opération financière sur le cinéma français, un coup de Bourse, une OPA… Tu as transformé tes interprétations les plus réussies en stratégie de défiscalisation. Il doit y en avoir un florilège de répliques que tu as jouées et qui résonnent bizarrement maintenant !

Des répliques de poète, d’homme au grand cœur, d’yeux grands ouverts sur la misère du monde, orphelines de pensée et violées par leur interprète, parce que l’homme a les rognons couverts, mais l’acteur a fait faillite… L’homme est devenu riche mais sa fortune lui a pété à la gueule. Tu sais, ces gros pets foireux dont tu te vantes et que tu lâches sur les tournages en répondant à tes 12 téléphones au lieu de bosser ?

Tu votes pour qui tu veux, et tu fais ce que tu veux d’ailleurs, mais ferme-la, prends ton oseille et tire-toi, ne demande pas le respect, pas toi ! Sors de scène, Montfleury, « ce silène si ventru que son doigt n’atteint pas son nombril ! » Et puisqu’on est dans Cyrano, te rappelles-tu de cette réplique, mon collègue, qu’il adressait à De Guiche sauvant sa peau au combat en s’étant débarrassé de son écharpe blanche ? Il demande à Cyrano ce qu’il pense de sa ruse et ce dernier lui répond… « On n’abdique pas l’honneur d’être une cible. » Tu t’en souviens ? Tu devrais… En ce temps-là, tu apprenais ton texte…

On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, se soigner correctement, où l’on peut accéder à la culture quelle que soit sa fortune, où l’on peut faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt… Un pays que tu quittes au moment où l’on a besoin de toutes les forces, en plein siège d’Arras, sous les yeux des cadets médusés… Adieu.

 (Photo Georges Biard)



liberation.fr

« Libé » a reçu de nombreuses réactions à la tribune du comédien Philippe Torreton « Alors, Gérard, t’as les boules ? » publiée mardi et critiquant avec verve l’annonce faite par Gérard Depardieu de son exil fiscal. Parmi celles-ci, ce petit mot de remerciement de Magyd Cherfi, du groupe Zebda, arrivé par mail mercredi après-midi.



Le chanteur Magyd Cherfi (Zebda) remercie Philippe Torreton d’avoir critiqué Gérard Depardieu
Magyd Cherfi | liberation.fr | mercredi 19 décembre 2012


« Mon cher Philippe

Un mot brûle ma bouche. Merci ! Merci ! Trois fois merci ou plutôt un million de fois merci…

J’attendais le bâillon pour faire taire les insanités du natif de Chateauroux.

J’attendais l’encre d’un fleuve fiévreux pour laver l’affront fait aux pauvres de partout.

J’attendais la paire de couilles posées sur la table du Gargantua de France.

J’attendais désespérément la voix d’un humaniste quelconque pour dire sans détours à notre Gégé–Germinal toute l’horreur qu’inspire son égoïsme sans nom. Merci !

J’attendais pour dire ce mot à quelqu’un qui aurait le courage d’affronter le pachyderme des toiles blanches.

J’attendais une voix, un écrit qui rendrait justice aux pauvres, aux RMistes, aux ouvriers, aux chômeurs, à tous les sans-papiers, les sans-grades, tous les immigrés, tous ceux qui ne sont rien dans le regard des autres, les parias de tous les horizons.

Oui, avec ta lettre tu rends justice à des millions de gens qui ne te connaissent pas, qui ne t’ont jamais vu sur un écran et qui ne liront jamais le moindre journal.

Merci pour tous ceux qui ne te diront pas merci...

Quant à moi j’écris ton prénom, Philippe.

Magyd




liberation.fr

Monsieur Torreton…
Catherine Deneuve | liberation.fr | jeudi 20 décembre 2012


Catherine Deneuve et Gérard Depardieu le 1er octobre 2012 à Berlin.

Catherine Deneuve et Gérard Depardieu le 1er octobre 2012 à Berlin. (Photo Johannes Eisele. AFP)

Ce n’est pas tant Gérard Depardieu que je viens défendre, mais plutôt vous que je voudrais interroger. Vous en prendre à son physique ! A son talent ! « Ce gâchis » dont vous parlez… De quel droit, de quel souci démocratique semblez-vous animer votre vindicte salissante ?

C’est un homme vacillant que vous attaquez. Il ne donne en pâture que lui-même, une fuite en avant sans doute, des désirs matériels qui ne seront jamais assouvis et toutes ses activités qui doivent noyer son chagrin. L’homme est sombre, mais l’acteur est immense et vous n’exprimez finalement que votre rancœur. Les « oublis » de Gérard valent bien les « monologues » de certains.

Ma colère est née de vos jugements à l’emporte-pièce : « son pinard », « ses douze téléphones »… Et de cette mesquinerie ordinaire qui vous agite tant. Qu’auriez vous fait en 1789, mon corps en tremble encore ! Quant à la parole officielle « déchéance, minable »… elle n’est pas digne d’hommes d’Etat. Je pense qu’il aura du mal à vivre ses choix, mais comme disait Voltaire, « je ne suis pas d’accord avec ses idées, mais je me battrai jusqu’à la mort pour qu’il puisse les exprimer » et ce n’est pas à vous de le juger !

Avec ma sincère déception.



regards.fr

Je voudrais te remercier Gérard Depardieu…
Nicolas Kssis | regards.fr | mardi 18 décembre 2012

aaa


Je voudrais ici te remercier Gérard Depardieu. Je me permets de te tutoyer, il paraît que tu n’es pas trop à cheval sur les élégances et les préséances. Tout d’abord parce que tu as réussi à rendre Jean-Marc Ayrault à la gauche, l’espace d’une réplique certes, mais ne soyons pas trop exigeant, il paraît que c’est manquer de réalisme en ces temps difficiles. Car nous ne parlons pas en l’occurrence au grand acteur que tu as été et que tu n’es plus guère, et qui, comme tes prédécesseurs, fait rêver les progressistes à la sauce Groland en étant finalement au plus profond de lui un réac de première classe. Mais je ne veux pas parler ici du comédien. Quelque part il est fini depuis longtemps et l’essentiel se situe sur un tout autre plan. Il faut te remercier Gérard Depardieu car par ton geste, ta lettre, tu as révélé, sans le vouloir évidemment, la véritable conception du patriotisme de l’UMP. La gauche ne mène pas ce combat de fond, cette bataille politique, ce corps-à-corps idéologique. Alors tu lui as rendu ce petit service. Finalement, seul le résultat compte. Je l’ai déjà dit, en cette période de vaches maigres , il ne faut pas faire la fine bouche.

Ce n’était pas il y a si longtemps. Lors d’un mondial en Afrique du sud, et un peu avant et un peu après. Nous avons eu le droit aux grands sermons des Zemmour, Polony, Finkelkraut. Toute cette droite nouvelle (bien moins intello transgressive que la « nouvelle droite ») se disait victime de la bien-pensance et se faisait déjà la main –sans risque- sur les footeux. Tu sais, ces sales gosses issus des quartiers populaires qui osaient réussir et gagner trop d’argent sans le cacher. Bien sur comme les bon gars du Medef ou du Carlton, mais il fallait leur trouver un grief, une tare, ils n’étaient pas à leur place. La solution est sortie toute cuite de la tête d’un Buisson. Ils ne chantaient pas la Marseillaise. Cela manquait de patriotisme, d’amour du pays, bref de reconnaissance du ventre pour ces petits descendants d’Algériens ou d’ « AOF ». Leur argent était forcément aussi sale que celui de leurs petits « cousins » dealers. En fait, ils sont tous pareils, ils n’aiment pas la France et après tout est-ce vraiment « chez eux » ? Comment défendre des stars du ballon expatriés qui snobent à ce point les bonnes manières . Peu importe qu’un Michel Platini hausse des épaules, découragé par tant de bêtises racontées sur un hymne national que lui-même a avoué ne jamais avoir entonner sur une pelouse. « La France aime-là ou quitte là ! ». Comme souvent on expérimenta dans le foot les logorrhées à venir de la campagne électorale d’un Nicolas Sarkozy soucieux d’éviter a tout prix de parler du social ou d’économie.

Et puis tu es venu Gérard Depardieu. Tu veux rendre ton passeport et ta carte vitale. Tu nous as bien fait rire, ce n’est pas souvent en ce moment. Et le soutien de l’UMP s’avéra la cerise sur le gâteau. Certes, le principal parti d’opposition navigue un peu à vue entre sa droite forte Ricard et sa droite bordelaise à consommer modérément. Il n’empêche, tout est devenu clair. Il est donc normal au regard de l’odieuse politique « polpotiste » du gouvernement socialiste que tout bon citoyen français déserte avec son pain au chocolat en or massif sous le bras, afin de ne pas avoir à se plier à la loi inique et au joug du trésor public, un peu comme Copé s’arroge déjà le droit de ne pas unir des couples homosexuels même si le mariage pour tous est adopté. C’est aussi simple que cela. La loi républicaine selon l’UMP n’est pas une obligation pour tous mais presque une démarche indexée sur le taux de kétamine du citoyen ou son solde de compte bancaire.

Car Gérard, pour tous les ténors d’une droite libérale, décomplexée ou encore forte, tu peux toi, prototype du bon Français bien de chez nous, te permettre ce qui n’a jamais traversé l’esprit d’aucun Nicolas Anelka ou Franck Ribéry, voire un Samir Nasri : abandonner ta nationalité. Ceux qui distribuaient les drapeaux tricolores un 1er mai pour tout programme politique trouvent donc légitime un tel mépris de la nation, par pur égoïsme, un peu comme ces aristos partis combattre en 1792 avec les armées prussiennes pour garder leurs privilèges. Sauf que toi, l’ancien interprète des Misérables, tu as choisi la Belgique et j’en suis presque triste pour eux, car j’aime beaucoup la Wallonie. Et j’ aime aussi beaucoup la France. Son histoire, ses acquis sociaux, sa démocratie, sa solidarité nationale et donc sa sécurité sociale. Je l’aime tellement que lorsque Nicolas Sarkozy la déshonora avec un ministère de l’Identité nationale ou en essayant de placer son fils à la tête de l’EPAD, je suis quand même resté. J’ai continué de vivre dans l’hexagone, et en dépit des cadeaux accordés aux entreprises et du bouclier fiscal, j’ai envoyé mon tiers-payeur qui, sache-le, ampute davantage mon pouvoir d’achat que le tien ou celui de tes camardes du 75%. Cela dit, je voulais encore vraiment te remercier. Si on ne sait plus trop ou se trouve la gauche, de Notre-Dame-des-Landes aux expulsions de Roms sans oublier la capitulation en rase campagne devant les banques, nous savons de nouveau où se trouve le patriotisme de la droite décomplexée et à quoi il sert : culpabiliser les pauvres et les immigrés depuis la tour d’ivoire d’un bel exil fiscal. Mon pays et ses résidents méritent mieux. Au fait, connais-tu l’hymne belge ?



bernard-gensane

Depardieu et l’ineptie de Jean-Marc Ayrault
Bernard Gensane | bernard-gensane.over-blog.com | lundi 17 décembre 2012

aaa

Que les choses soient claires : pour moi, l’exil
fiscal est une démarche ignoble. Je n’emploierais pas le terme de « trahison », mais plutôt ceux de « perfidie », de « noirceur ».

 

La lettre ouverte de Depardieu est à son image : excessive, plutôt grossière. Un peu de sobriété lui aurait rendu
service. Sur le fond, sa dernière démarche ne tient pas debout. Il sait bien, car ses avocats ont dû le lui préciser, qu’un passeport est un document qui sert simplement à passer les frontières.
Il n’a rien à voir avec la nationalité. Si je suis pote avec Benoît XVI, ce qu’a dieu et la Hitler Jugend ne plaisent, je peux me faire délivrer un
passeport aux armes du Vatican. Rendre son passeport n’ébranle pas le fondement de la nationalité. Par ailleurs, on peut se faire soigner gratuitement en France sans carte vitale.

Ce que je reproche à Jean-Marc Ayrault, c’est sa démagogie. Il n’a en effet jamais utilisé le mot « minable » pour
qualifier l’exil fiscal belge lorsqu’il a vu partir des patrons du CAC 40. Qu’il craint, et donc qu’il sert. À ce jour, Depardieu n’avait rien fait de mal aux Français. Il ne leur a donné que du
bonheur, de la culture, de l’art (de moins en moins au fil des ans), alors que les exilés patronaux exercent un pouvoir considérable sur nos concitoyens. En les mettant au chômage, en déterminant
leur niveau de vie. Ce sont eux qui décident si la France fera la guerre ou ne la fera pas, si les Français payeront pour les crimes des banksters ou ne
payeront pas.


Plier devant Mittal, pire encore devant une poignée de « pigeons », pour la plupart exilés fiscaux, ça c’était
minable.


Cela dit, l’idée de fuir son destin fiscal trotte dans la tête de Depardieu depuis quelques années. Marianne.fr cite ce
dialogue de 2004 entre une journaliste et l’acteur (link) :

 

« D’autres que toi ont choisi depuis longtemps d’aller vivre sous des cieux fiscaux plus cléments. L’idée d’aller
t’installer en Suisse ou dans tout autre paradis fiscal ne t’a jamais traversé l’esprit ?
 » 

 

Gérard Depardieu : «  Je vais être franc avec toi :
oui, j’ai déjà pensé m’exiler en Suisse. Non pas seulement pour payer moins d’impôts, mais pour gagner une certaine tranquillité. Pour fuir une pression médiatique qui a déjà causé beaucoup de
tort à ma famille et à ma vie privée. Et, aussi, pour rejoindre un certain nombre de mes amis qui ont depuis longtemps élu domicile là-bas. Il y a un an et demi, j’ai demandé au fisc helvétique
de calculer ma facture fiscale. Le forfait qu’il me réclamait était très élevé. J’y ai tout de même réfléchi à deux fois. Et puis, je me suis dit que c’était trop compliqué. Je me suis dit surtout que j’étais français et
donc que je devais payer mes impôts en France. Au fond, je suis très bien ici. Mieux, sans doute, que partout ailleurs. J’aimerais simplement que l’on sache que lorsque je touche un gros cachet
pour un film, je paie des impôts, des charges sociales, des cotisations chômage… Les sommes énormes qui sont annoncées dans la presse ne vont pas directement dans ma poche. Une fois qu’on
dit cela, je sais que je suis un privilégié, que je gagne beaucoup d’argent, mais je n’en ai absolument pas
honte
 ». 

 

À l’époque en 2004, et toujours à l’occasion de ce livre d’entretien, Gérard Depardieu avouait payer 2,3 millions d’euros
d’impôts par an et être évidemment soumis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Il ajoutait : « J’ai toujours su instinctivement qu’une partie de l’argent que je gagnais
appartenait à l’État et devait être redistribué. Je suis pour le partage et la redistribution de richesses
 ». 



Voir en ligne : Alors Gérard, t’as les boules ?

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