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De l’écologie au biocentrisme.

Gérard Charollois | ecologie-radicale.org | dimanche 16 sepembre 2012

mardi 18 septembre 2012

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De l’écologie au biocentrisme.
Gérard Charollois | ecologie-radicale.org | dimanche 16 sepembre 2012

Le gouvernement Français a réuni une nouvelle conférence sur « l’environnement ».
Cinq ans après la supercherie du « Grenelle de l’environnement » dont les illusions furent dissipées par l’éructation de l’ancien Président, « L’environnement, ça commence à bien faire », les mêmes participants accrédités se réunissent pour approcher les gens du Pouvoir.
Comme le fit naguère Jacques CHIRAC avec « la maison qui brûle pendant que nous regardons ailleurs », François HOLLANDE fit, ce vendredi 14 septembre, une ferme déclaration empreinte de conscience écologiste.
Peu probable que la disparition de 170 hectares de nature par jour en ce pays s’arrête et que la faune soit enfin respectée.
Néanmoins, les écologistes officiels se réjouissent, à juste titre, de l’interdiction temporaire de la prospection et de l’exploitation des controversés gaz de schiste.
Je saluerai la création d’une future Agence Nationale de la Biodiversité bien qu’il soit acquis que sa composition n’affligera guère les lobbies de la mort de la nature.
Cette création n’en représente pas moins un petit pas vers une meilleure préservation de la vie sauvage.
Le lobby chasse invité malencontreusement à cette rencontre d’écologistes officiels, d’industriels, de syndicalistes et d’exploitants agricoles, s’abstint de comparaître.
Ce n’était sans doute pas par crainte de voir les très polis invités scander : « Abolition ! ».
Les commentaires et prises de positions des écologistes officiels traduisent leur retard sur l’événement et la nécessité.
Il y a quelques années de cela, ils s’enthousiasmèrent un temps pour les « biocarburants », armes anti-pétrole, avant de découvrir que ce n’étaient que des agrocarburants, sources de pollution, d’emprise d’agrochimie, véritable piège conceptuel.
Pour produire des agrocarburants, il faut des pesticides, des engrais, de la mécanisation, de l’extension des cultures au détriment des espaces naturels.
Par ailleurs, ces agrocarburants, fausse bonne idée, ne pouvaient en aucun cas se substituer au pétrole, mais ajouter une nuisance à celles résultant de l’extraction, du transport et de la combustion des huiles fossiles.
Nos écologistes officiels commettent présentement la même erreur avec leur concept de « diversification énergétique ».
Traduisons : « diversification des nuisances ».
Les champs d’éoliennes, hachoirs à oiseaux et à chauves-souris et de photovoltaïques ne remplaceront jamais aucune source nocive de production d’énergie mais s’ajouteront au détriment du vivant, aux nuisances des modes traditionnels .
En revanche, j’approuve sans réserve la proposition d’économies d’énergies.
L’énergie qu’il conviendrait d’épargner est aussi celle consacrée à disserter sur ces sujets où la réflexion technique prend le pas sur la réflexion éthique.
Or,l’éthique fâche, clive, dérange, d’où les lâches silences des invités du pouvoir sur le rapport au vivant.
Que répètent inlassablement les écologistes officiels ?
« Il faut sauver la planète ».
Mais que signifie cette noble injonction, qu’il m’arrive de reprendre.
Analysons un peu ce péril pesant sur la planète.
La planète terre, en tant qu’astre tellurique, ne risque rien de l’humanité et de ses turpitudes.
L’homme peut bien s’autodétruire et vitrifier toute vie que la terre demeurerait la troisième planète du système solaire et que cet anéantissement ne ferait pas frémir son orbite.
La planète n’est nullement en danger et ne disparaîtra que dans cinq milliards d’années absorbée par le soleil mourant en extension, comme meurent toutes les étoiles.
Il ne nous appartient donc pas de perdre ou de sauver la planète.
L’invitation ressassée a un autre sens et en le recherchant nous dévoilons une frontière idéologique fondamentale.
Pour certains, « sauver la planète » signifie, « sauver l’humanité ».
Ces anthropocentristes se soucient d’environnement en ce que les ressources naturelles pourraient bien manquer un jour à l’homme, s’il ne s’avise pas à temps de les ménager.
Les écologistes officiels Français s’inscrivent majoritairement dans ce courant de contestation superficielle d’un mode dde développement spéculatif et mercantile. Ils fustigent volontiers le seul Occident, oubliant que sur la voie du lucre, de l’exploitation, de la déprédation des forêts, de la faune, des richesses du sol, les peuples asiatiques n’ont rien à apprendre des Européens.
Ces écologistes officiels rejoignent les vieilles idéologies en considérant que la nature est le patrimoine de l’humanité.
Pour Nous, « sauver la planète » s’entend de la préservation de la biosphère qui n’est pas un décor, un champ d’exploitation pour une espèce élue, pas notre patrimoine, mais qui vaut par elle-même.
Cette approche est le biocentrisme qui considère à la fois les espèces et les individus qui les composent.
Nous concilions deux courants de pensées contemporains : l’écologie qui pense les espèces et le courant animaliste qui pense l’être sensible.

La CONVENTION VIE ET NATURE allie ces deux courants de pensées en refusant d’opposer l’arbre, l’animal et l’homme.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.


Voir en ligne : De l’écologie au biocentrisme.

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