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Occupy Wall Street anniversary... la révolution ne fait pas le printemps...

Thomas Snégaroff & Maud Vallereau | metrofrance.com & liberation.fr | dimanche 16 septembre 2012

mardi 18 septembre 2012

- 180 interpellations pour l’anniversaire d’Occupy à New-York
AFP | liberation.fr | mardi 18 septembre 2012

- Occupy Wall Street marks anniversary - video
| NBC Nightly News | dimanche 16 septembre 2012

- Occupy Wall Street : « Les Américains ne sont pas révolutionnaires »
Thomas Snégaroff & Maud Vallereau | metrofrance.com | dimanche 16 septembre 2012

- Occupy Wall Street anniversary - video dailymotion
dimanche 16 septembre 2012

sur le même sujet à lire sur le site source
- Occupy Wall Street : un an après, que sont-ils devenus ?
Lili Horowitz | lesinrocks.com | mercredi 12 septembre 2012


liberation.fr


180 interpellations pour l’anniversaire d’Occupy à New-York
AFP | liberation.fr | mardi 18 septembre 2012

Des arrestations à Occupy Wall Street, le 17 septembre 2012.
>Des arrestations à Occupy Wall Street, le 17 septembre 2012. (Photo Andrew Burton. AFP)

Estimant que les problèmes n’ont pas changé depuis un an, les manifestants s’étaient donné rendez-vous à Wall Street pour l’anniversaire d’« Occupy ».

Environ un millier de personnes ont célébré lundi à New York le premier anniversaire du mouvement Occupy Wall Street, lors de manifestations marquées par des face-à-face tendus avec la police qui a interpellé au moins 180 manifestants.

« Nous sommes là pour faire entendre notre voix, pour protester contre l’avidité de Wall Street », a déclaré Bill Dobbs, un des porte-parole d’Occupy, faisant valoir que les problèmes n’avaient pas changé depuis un an.

Au plus fort du mouvement -le 17 novembre 2011- Occupy avait, avec l’appui des syndicats, rassemblé quelque 30 000 personnes à New York, avant de quasiment disparaître après son expulsion du square Zuccotti. Mais son slogan, « Nous sommes les 99% » est depuis entré dans la mémoire collective.

Les premiers manifestants s’étaient réunis lundi dès 07H00 du matin (11h GMT) près du parc Zuccotti, dans le quartier de Wall Street, là où ils avaient installé le 17 septembre 2011 leurs premiers sacs de couchage. Comme l’an dernier, ils ont dénoncé l’avidité des plus riches, les inégalités, ou encore le poids de la dette étudiante et les expulsions de ceux qui ne peuvent plus payer leurs prêts immobiliers.

En plusieurs groupes très mobiles, ils ont essayé sans succès à plusieurs reprises de s’approcher de la Bourse de New York.

La police, présente en force, les en a empêchés. Elle avait procédé vers 17h (21h GMT) à 146 interpellations, selon une porte-parole.

Toutes les ruelles menant à Wall Street étaient fermées par des policiers à cheval.

« Banquiers, honte à vous », « Enlevez l’argent de la politique », ou encore « Les banquiers en prison », « Rien n’a changé », pouvait-on lire sur des pancartes, en plus du désormais traditionnel « Nous sommes les 99% ».

« Dénoncer l’avidité de Wall Street »

« Nous perturbons le quartier, et nous envoyons le message que les banquiers de Wall Street ne peuvent pas aller travailler le matin sans réfléchir à ce que font leurs institutions au pays », a également déclaré à l’AFP un autre porte-parole d’Occupy, Mark Bray.

Dans l’après-midi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Zucotti Park, visiblement heureux de renouer avec leurs slogans et leur communication par répétition. Certains, comme Robert Cammiso, 49 ans, insistaient sur le fait qu’Occupy a inscrit dans le débat national des thèmes qui n’étaient auparavant pas évoqués.

Parmi les personnes arrêtées figurait George Packard, un évêque épiscopalien retraité, portant une longue robe violette. « Je suis là pour dénoncer l’avidité de Wall Street », a-t-il déclaré avant d’être menotté et embarqué : « Ils contrôlent nos vies ».

David Ross, un étudiant en flûte baroque de 28 ans, avait choisi de venir en costume cravate. « Nous sommes là pour faire peur aux banquiers », a-t-il expliqué, et « pour rappeler aux gens que nous sommes toujours des milliers prêts à nous mobiliser ».

Le mouvement Occupy, né à New York il y a un an, avec des idées similaires à celles des indignés madrilènes, avait ensuite essaimé dans des dizaines de villes américaines.

Le camp new-yorkais, où dormaient quelques centaines de personnes, s’était transformé au fil des semaines en mini-village, avec infirmerie, bibliothèque, cuisine, distribution de vêtements... Il avait été démantelé en pleine nuit par la police le 15 novembre 2011.

Privé de son centre névralgique, et rapidement affaibli par des dissensions internes, le mouvement a ensuite perdu son influence, faute de cap précis. Il n’a pas pu, ou pas voulu, s’inscrire dans le débat politique en pleine année électorale.

Mais selon Bill Dobbs, il est toujours vivant, même s’il est moins visible.

« Venez aux réunions, et vous verrez battre son pouls », a-t-il affirmé, expliquant qu’il fallait « du temps pour changer les choses ».

(AFP)

Estimant que les problèmes n’ont pas changé depuis un an, les manifestants s’étaient donné rendez-vous à Wall Street pour l’anniversaire d’« Occupy ».

Environ un millier de personnes ont célébré lundi à New York le premier anniversaire du mouvement Occupy Wall Street, lors de manifestations marquées par des face-à-face tendus avec la police qui a interpellé au moins 180 manifestants.

« Nous sommes là pour faire entendre notre voix, pour protester contre l’avidité de Wall Street », a déclaré Bill Dobbs, un des porte-parole d’Occupy, faisant valoir que les problèmes n’avaient pas changé depuis un an.

Au plus fort du mouvement -le 17 novembre 2011- Occupy avait, avec l’appui des syndicats, rassemblé quelque 30 000 personnes à New York, avant de quasiment disparaître après son expulsion du square Zuccotti. Mais son slogan, « Nous sommes les 99% » est depuis entré dans la mémoire collective.

Les premiers manifestants s’étaient réunis lundi dès 07H00 du matin (11h GMT) près du parc Zuccotti, dans le quartier de Wall Street, là où ils avaient installé le 17 septembre 2011 leurs premiers sacs de couchage. Comme l’an dernier, ils ont dénoncé l’avidité des plus riches, les inégalités, ou encore le poids de la dette étudiante et les expulsions de ceux qui ne peuvent plus payer leurs prêts immobiliers.

En plusieurs groupes très mobiles, ils ont essayé sans succès à plusieurs reprises de s’approcher de la Bourse de New York.

La police, présente en force, les en a empêchés. Elle avait procédé vers 17h (21h GMT) à 146 interpellations, selon une porte-parole.

Toutes les ruelles menant à Wall Street étaient fermées par des policiers à cheval.

« Banquiers, honte à vous », « Enlevez l’argent de la politique », ou encore « Les banquiers en prison », « Rien n’a changé », pouvait-on lire sur des pancartes, en plus du désormais traditionnel « Nous sommes les 99% ».

« Dénoncer l’avidité de Wall Street »

« Nous perturbons le quartier, et nous envoyons le message que les banquiers de Wall Street ne peuvent pas aller travailler le matin sans réfléchir à ce que font leurs institutions au pays », a également déclaré à l’AFP un autre porte-parole d’Occupy, Mark Bray.

Dans l’après-midi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Zucotti Park, visiblement heureux de renouer avec leurs slogans et leur communication par répétition. Certains, comme Robert Cammiso, 49 ans, insistaient sur le fait qu’Occupy a inscrit dans le débat national des thèmes qui n’étaient auparavant pas évoqués.

Parmi les personnes arrêtées figurait George Packard, un évêque épiscopalien retraité, portant une longue robe violette. « Je suis là pour dénoncer l’avidité de Wall Street », a-t-il déclaré avant d’être menotté et embarqué : « Ils contrôlent nos vies ».

David Ross, un étudiant en flûte baroque de 28 ans, avait choisi de venir en costume cravate. « Nous sommes là pour faire peur aux banquiers », a-t-il expliqué, et « pour rappeler aux gens que nous sommes toujours des milliers prêts à nous mobiliser ».

Le mouvement Occupy, né à New York il y a un an, avec des idées similaires à celles des indignés madrilènes, avait ensuite essaimé dans des dizaines de villes américaines.

Le camp new-yorkais, où dormaient quelques centaines de personnes, s’était transformé au fil des semaines en mini-village, avec infirmerie, bibliothèque, cuisine, distribution de vêtements... Il avait été démantelé en pleine nuit par la police le 15 novembre 2011.

Privé de son centre névralgique, et rapidement affaibli par des dissensions internes, le mouvement a ensuite perdu son influence, faute de cap précis. Il n’a pas pu, ou pas voulu, s’inscrire dans le débat politique en pleine année électorale.

Mais selon Bill Dobbs, il est toujours vivant, même s’il est moins visible.

« Venez aux réunions, et vous verrez battre son pouls », a-t-il affirmé, expliquant qu’il fallait « du temps pour changer les choses ».

(AFP)


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Occupy Wall Street : « Les Américains ne sont pas révolutionnaires »
Thomas Snégaroff & Maud Vallereau | metrofrance.com | dimanche 16 septembre 2012

Thomas Snégaroff, historien et spécialiste des États-Unis. 

Thomas Snégaroff, historien et spécialiste des États-Unis.  Photo : DR

Le 17 septembre 2011, des centaines de personnes du mouvement Occupy Wall Street, cousins des Indignés, faisaient le siège de la Bourse de New York pour protester contre les dérives du capitalisme financier. L’hiver et la police ont eu raison des derniers campements de fortune. Ce lundi, jour d’anniversaire de la contestation, ses membres vont tenter de raviver la flamme. Thomas Snégaroff*, directeur de recherche associé à l’IRIS, revient sur ce mouvement au bord de l’essoufflement.

Un an après, que reste-t-il de ce mouvement spontané et populaire ?

"L’enthousiasme qui avait porté le 17 septembre 2011 est retombé comme un soufflé. Le mouvement n’a pas su se réinventer autrement que dans l’occupation des rues. Il n’est pas assez structuré politiquement pour exister hors de l’agitation médiatique. Il pouvait être très puissant mais s’est retrouvé marginalisé. On l’a un temps comparé au Tea Party. La différence c’est qu’il n’avait pas de candidats qui pouvaient peser sur la vie politique. Chez les démocrates, aucun élu n’aurait osé se réclamer de ce mouvement. Les Américains sont réformistes mais pas révolutionnaires. Pour nombre d’entre eux, la solution n’est pas dans la stigmatisation du 1% les plus riches (le slogan d’Occupy est "Nous sommes les 99%", ndlr).

La crise est pourtant toujours aussi forte. Cet essoufflement n’est-il pas paradoxal ?

Effectivement, il y a une crise et un contexte très porteur. Occupy était l’aboutissement d’un mouvement entamé fin 2008 (crise financière) à un moment de discrédit jeté sur Wall Street. Puis Obama est arrivé au pouvoir. Le rejet populaire s’est peu à peu adouci avec des mesures politiques. Aujourd’hui, on ne considère plus "la Finance" comme le grand méchant loup. Les démocrates ont par ailleurs tout fait pour ne pas leur donner trop de pouvoir. Cela pouvait devenir dangereux. On le voit dans la situation de Romney qui a été obligé d’aller vers le Tea Party et l’extrémisme et a perdu une partie du Centre. Si le mouvement avait pris plus de poids, Obama aurait été obligé de draguer cet électorat d’extrême gauche et aurait pu perdre le Centre.

Comment expliquer qu’en Europe - en Espagne et au Portugal plus récemment - les Indignés sont toujours là ?

La très grande différence c’est qu’aux Etats-Unis, il n’y a pas eu de plan d’austérité, terreau formidable pour les mouvements de révolte populaire. Ils ont financé les plans de relance par la dette et ont eu une politique économique opposée à la nôtre. Il y a du chômage mais il n’y a pas de politique de rigueur. En Europe, on a placé l’égalité au-dessus de tout, notamment de la liberté, alors qu’aux Etats-Unis c’est l’inverse. Qu’il y ait des riches et des pauvres, ce n’est pas un problème à condition que les riches s’enrichissent légalement. Les fondements structurel et culturel sont différents.

*Thomas Snégaroff, historien et spécialiste des questions géopolitiques et des États-Unis a écrit avec François Durpaire "Les États-Unis pour les Nuls" - First Éditions, 2012.




Occupy Wall Street Anniversary par tvnportal




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