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La Suisse, pas si neutre, dealeuse d’armes et de munitions à l’Egypte et au Bahreïn

| tdg.ch | mercredi 19 octobre 2011

mercredi 19 octobre 2011

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Printemps arabe | Un rapport publié ce mercredi par Amnesty International éclaire les livraisons d’armes et de munitions suisses à l’Egypte et au Bahreïn.

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© Keystone | La Suisse a livré des armes de divers calibres et des munitions à l’Egypte et au Bahrein.

La polémique sur les exportations de matériel de guerre rebondit. Un rapport publié ce mercredi par Amnesty International éclaire les livraisons d’armes et de munitions suisses à l’Egypte et au Bahreïn au cours des dernières années. Des munitions ont également fini entre les mains des rebelles égyptiens.

Le rapport d’Amnesty International s’intéresse aux livraisons d’armes faites depuis 2005 par des pays européens, la Russie et les Etats-Unis à cinq pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui connaissent des régimes répressifs. Il s’agit du Bahreïn, de l’Egypte, de la Libye, de la Syrie et du Yémen.

Dans la région, les autorités ont répondu aux manifestations qualifiées de "Printemps arabe" en recourant à la force armée, parfois jusqu’à la mort, même à l’encontre de personnes pacifiques, relève l’organisation de défense des droits humains.

Le rapport doit servir à tirer des leçons en vue de l’adoption par les Nations Unies d’un traité sur le commerce des armes en juillet 2012.

Les rebelles libyens ont obtenu des munitions produites en Suisse

La Suisse apparaît à plusieurs reprises dans le rapport. Elle a livré des armes de divers calibres et des munitions à l’Egypte et au Bahreïn.

Contrairement à des pays comme la France, l’Espagne ou la Belgique, la Suisse n’a pas abandonné ses livraisons à destination du Bahreïn après le début de protestations contre le régime dans cet Etat.

Entre 2006 et 2010, elle y a livré pour 5,85 millions de francs de matériel de guerre. Concernant l’Egypte, les livraisons effectuées entre 2005 et 2009 se chiffrent à 6,07 millions de francs. Dans ce dernier cas, l’essentiel du montant, à savoir 4,48 millions de francs, portaient sur des armes de poing. Le Conseil fédéral ne délivre plus de nouvelle autorisation d’exportation à destination de ce pays depuis le printemps 2009.

Le rapport relève encore que les rebelles libyens ont obtenu des munitions produites en Suisse par Ruag, l’entreprise en mains de la Confédération, et qui avaient été livrées au Qatar.

Pas de preuve directe

La législation suisse interdit au pays qui reçoit du matériel de guerre de l’exporter à son tour sans avoir obtenu le feu vert des autorités helvétiques. La Suisse n’est donc ici pas directement responsable mais ce cas éclaire les limites de la loi, relève la section suisse d’Amnesty International.

L’organisation note que son rapport n’apporte pas la preuve directe que des armes suisses ont été utilisées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Elle demande toutefois une application plus stricte de la législation, avec l’arrêt pur et simple des exportations vers des pays qui foulent aux pieds les droits humains. L’analyse des risques de conflits doit être renforcée.


Printemps arabe : Amnesty International dénonce des ventes d’armes

Enquête | Un rapport d’Amnesty international publié mercredi met en cause plusieurs pays européens accusés d’avoir vendu des armes en Afrique du Nord et au Moyen -Orient. La Suisse est impliquée.

KEYSTONE
© KEYSTONE | Les ventes d’armes contestées concernent l’Egypte, la Libye, la Syrie et le Yémen.

La Russie, les Etats-Unis et plusieurs pays européens, dont la Suisse, ont vendu de grandes quantité d’armes aux gouvernements contestés d’Afrique du Nord et au Moyen-Orient ces dernières années, déplore Amnesty International dans un rapport publié mercredi. L’organisation entend faire interdire ces ventes.

« Le printemps arabe est la réaction de gens qui ont été privés de leurs droits par (...) des gouvernements et des services de sécurité qui utilisent des outils provenant d’Europe, d’Amérique du Nord, de Russie et d’ailleurs », a déclaré Brian Wood, chargé des questions liées à l’armement au sein de l’organisation.

Amnesty International milite pour l’adoption d’un traité qui interdirait les ventes d’armes aux Etats dont les dirigeants pourraient en faire usage contre leur peuple. Son rapport porte sur les contrats d’armement conclus depuis 2005 avec Bahreïn, l’Egypte, la Libye, la Syrie et le Yémen.

Vente de la Suisse à Bahreïn

L’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, la République tchèque et la Russie y sont désignés comme les principaux fournisseurs des cinq pays étudiés, qui ont tous connu des soulèvements populaires. Depuis 2005, la Suisse a pour sa part vendu des armes légères et de petits calibres à hauteur de 293’000 francs à Bahreïn et pour 4,5 millions de francs à l’Egypte.

Selon Amnesty, la Russie est le premier fournisseur de la Syrie, qui absorbe 10% de ses exportations d’armes. Dix Etats, dont la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, la Russie et l’Espagne, ont par ailleurs fourni des armes à la Libye de Mouammar Kadhafi, écrivent les auteurs du rapport.

Les négociations au sujet du Traité sur le commerce des armes doivent reprendre en février aux Nations unies.


Voir en ligne : La Suisse a livré des armes et des munitions à l’Egypte et au Bahreïn

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