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Darwinisme social : assistanat ou exploitation.

Gérard Charollois | ecologie-radicale.org | dimanche 22 mai 2011

dimanche 22 mai 2011

A l’instar de tous les animaux, l’humain se révèle fragile, vulnérable, sujet au dysfonctionnement gastrique, cardiaque, hépatique ou psychique.

Un cerveau, jouet des transmetteurs chimiques, des décharges limbiques, peut connaître des ratés, des pertes de contrôle, laisser s’exprimer des actes autolytiques.

Au fond, la compassion devrait ne jamais nous abandonner à l’égard de tous les êtres vivants, tous victimes de vivre.

Telle n’est cependant point la vertu à la mode.

Des personnages arrogants, au pouvoir par la volonté du peuple, éructent leurs aigreurs contre les humbles, les modestes, les non-conquistadors pacifiques et d’autres sont prompts à lyncher le bouc émissaire du jour, attirés par les crimes des foules qui se pressent aux pieds des échafauds matériels ou symboliques.

Les Etats-Unis d’Amérique illustrent jusqu’’à la caricature la société marchande, cupide, religieuse, violente.

Un citoyen sur cent de ce pays passe un jour par la case prison, les armes accompagnent le quotidien des héritiers des exterminateurs des bisons et des amérindiens.

Dans cet étrange pays de contrastes où le meilleur côtoie le pire, les autorités viennent de manifester plus de respect pour le cadavre physique de BEN LADEN que pour le cadavre politique de Dominique STRAUSS-KAHN, victime soit d’une pathologie, soit d’une méprise.

Les hommes mauvais, ceux de la domination, de l’exploitation, de la conquête, de la concurrence convoquent, lorsqu’ils tentent de réfléchir, DARWIN à l’appui de leurs forfaits.

Ils affirment que la nature sélectionne les plus forts, les dominants et élimine les individus tarés et les espèces débiles.

Ils veulent appliquer à la société humaine les lois biologiques, bien mal assimilées par leurs esprits embrumés.

Ils proclament, s’ils sont nazis, ou murmurent, s’ils sont de la « droite prétendument civilisée », :

« Mort et malheur aux races inférieures, aux untermensch, aux assistés et place aux entrepreneurs adeptes du risque » !

Outre son caractère moralement nauséabond, ce raisonnement est scientifiquement faux.

Car, la sélection naturelle révélée par les travaux de LAMARCK et de DARWIN débouche, spécifiquement pour l’humain, sur des résultats inverses.

Chaque espèce obéit à sa propre dynamique.

Ce qui fait la solidité d’une société humaine, ce qui assure sa cohésion et son développement harmonieux repose sur la capacité de solidarité, d’assistance
mutuelle, d’empathie, de raffinement des moeurs et des manières.

La compétition, la concurrence, la domination, valeurs de brutes attardées, sont des comportements antisociaux, nocifs pour l’humain dont l’épanouissement passe par le dépassement de ce stade évolutif.

Concrètement, entre un oisif qui ne peut ou mieux ne veut rien faire (de mal) et un promoteur, aménageur, spéculateur, affairiste qui fait bétonner une
côte, une montagne, une forêt pour son méprisable profit égoïste, quel est le plus nuisible ?

Entre celui qui ne trouble pas la nature et n’exploite pas les autres hommes et l’entrepreneur vorace volant la société et aliénant ses semblables, quel
est le moins nocif ?

Synthétisant leur morale perverse, un de leur ministre fustigea récemment les « assistés », recueillant l’approbation d’une masse d’assistés prompts à dénoncer l’assistanat des autres.

Avec de tels dirigeants, adeptes d’un darwinisme mal compris, les peuples ne peuvent que glisser vers leurs malheurs car les mauvais sentiments feront toujours une mauvaise politique.

Revenons à la compassion.

Elle nous habite devant la nature exterminée, les animaux torturés, les emplois publics supprimés, la paupérisation croissante d’une fraction importante de la population, le délitement des services publics, la misère des jeunes et puis celle des vieux.

Tant de détresses, de régressions, de violences sociales nous affligent mais pour nous consoler, songeons un temps que ce peuple enfant, confondant le jeu des acteurs et les orientations idéologiques de fond, est auteur de son malheur par ses choix électoraux.

La nature, les animaux non-humains ne portent aucune responsabilité dans ces choix politiques qui aboutissent à la dictature des chasseurs, des tortionnaires de taureaux et, sur le terrain économique, d’une centaine d’oligarques sans scrupule.

Les humains sont coupables de leurs erreurs.

Ils exhalent leurs petites hargnes contre autrui, sans se rendre compte que les mauvais coups qu’ils escomptent pour les autres s’abattront d’abord sur eux-mêmes.

Dire que cela pourrait continuer après 2012 !

Toutefois, en ce domaine, le pire n’est jamais certain et les batailles perdues sont d’abord celles que l’on ne livre pas.

Aussi, j’assume haut, fort et clair ma détermination contre le « chascisme », mélange de populisme, de traditionalisme, de lutte des classes à rebours (tout pour les féodaux du premier cercle).

Gérard CHAROLLOIS

TEL 0 676 998 465
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES SENSIBLES ET DES EQUILIBRES NATURELS.


Transmis par Gérard Charollois
Sun, 22 May 2011 21:17:49 +0200


Voir en ligne : Darwinisme social : assistanat ou exploitation.

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