Truks en vrak

Accueil > 2011 > avril > "CULTURES OF RÉSISTANCE" About the Film

"CULTURES OF RÉSISTANCE" About the Film

| culturesofresistance.org | avril 2011

mardi 26 avril 2011

Cultures of Resistance : The Official Trailer from Cultures of Resistance on Vimeo.

Articles et documents en français

"CULTURES DE RÉSISTANCE" est diffusé dans le monde entier. Il passe actuellement dans de nombreux festivals internationaux et est utilisé par des groupes qui organisent des levées de fonds un peu partout dans le monde, y compris dans des pays francophones. Vous trouverez ci-dessous divers articles et documents en français, dont le synopsis du film, une note d’intention de Iara Lee, sa biographie, une filmographie, et une courte présentation lue au ciné-club Quintessence de Cotonou (Bénin).

Cliquez ici pour télécharger la totalité du dossier de presse en français.

Synopsis

Chaque geste fait-il vraiment une différence ? La musique et la danse peuvent-elles être des armes au service de la paix ? En 2003, à la veille de la guerre d’Irak, la réalisatrice Iara Lee a entrepris un voyage pour mieux comprendre un monde de plus en plus conflictuel, et qui lui semblait voué à l’autodestruction. Ses voyages l’ont emmenée sur cinq continents où, en quelques années, elle a rencontré un nombre croissant de gens qui consacraient leur vie à promouvoir le changement. Ceci est leur histoire. De l’IRAN, où graffiti et rap sont devenus instruments d’opposition au régime, en passant par le BRÉSIL, où des musiciens vont à la rencontre des enfants des bidonvilles et transforment les fusils en guitares, pour finir dans les camps de réfugiés PALESTINIENS au LIBAN, où photographie, musique et cinéma ont donné une voix à ceux que l’on entend rarement, CULTURES DE RÉSISTANCE explore comment art et créativité peuvent se transformer en munitions dans la bataille pour la paix et la justice.

Avec : Les Poètes de Medellin pour la paix, des maîtres de capoeira du Brésil, des militants du delta du Niger, des graffeurs iraniens, des leaders féministes au Rwanda, des cinéastes réfugiés du Liban, des humoristes engagés américains, des activistes indigènes Kayapo de la rivière Xingu, des dissidents israéliens, des artistes hip-hop de Palestine, et bien d’autres encore…

Iara Lee - Note d’intention

D’un point de vue conceptuel, ce projet est né il y a dix ans. J’ai toujours été environnée par le cinéma, la musique, les arts, et la culture, et j’étais consciente de la façon dont ces arts se recoupent mais, avec CULTURES DE RÉSISTANCE, je me suis tout particulièrement intéressée à la façon dont l’art pourrait être utilisé pour exprimer l’opposition à l’injustice. En 2000, j’ai passé du temps dans des camps de réfugiés afghans à Peshawar (Pakistan) où j’ai interviewé des femmes qui avaient souffert de l’apartheid sexuel instauré par les Talibans. De ces interviews est né un court métrage dont j’espérais qu’il permettrait de faire connaître un problème qui avait été largement ignoré du public occidental. J’espérais que ma modeste contribution pousserait des gens à l’action.

Quelques années plus tard, en 2003, pendant que se préparait l’invasion de l’Irak, je décidai de voyager et de vivre au Moyen-Orient pour mieux comprendre cette région si terriblement affectée par les conflits dans notre prétendu âge de paix. C’est durant cette période – en 2006 – que je me retrouvai au Liban et que je vécus en direct l’expérience du bombardement de ce pays par l’armée israélienne. Venant d’un monde qui faisait si peu de cas des causes de la souffrance humaine dans cette région, j’étais profondément attristée et choquée par le déploiement de violence sans bornes dont j’étais le témoin. Cette expérience a pour toujours renforcé mon engagement en faveur de la justice sociale – en particulier dans le domaine de la résistance créative.

A cette époque je ne voyais pas encore clairement ce qu’il allait ressortir de toutes ces expériences. Mais je rencontrais sans cesse des individus qui m’inspiraient et qui, bien qu’ils vivent dans la pauvreté, au milieu de conflits, ou soient extrêmement défavorisés, tenaient bon en gardant espoir en un monde meilleur. Et ces gens dont l’impact se faisait le plus sentir ne se reposaient pas sur leur espoir uniquement pour mieux supporter le présent. Les plus courageux l’utilisaient comme motivation à agir pour faire de notre monde un monde plus juste.

C’est de ces gens que j’ai tellement appris et que je tire une grande part de ma force personnelle. Ils m’ont aidée à comprendre qu’un film avait non seulement le pouvoir d’informer de manière documentée sur les injustices dont les autres sont victimes, mais ils m’ont aussi appris qu’un film pouvait montrer comment des gens ordinaires se dressent contre les intérêts les plus puissants du monde. Que ceux que l’on voit dans le film soient essentiellement des artistes, pratiquant une forme d’art ou une autre, et engagés dans la résistance non violente, rend leurs histoires d’autant plus édifiantes.

Iara Lee - Biographie

Iara Lee, cinéaste militante brésilienne d’origine coréenne, poursuit actuellement une variété de projets touchant à la diplomatie des arts et de la culture, dont un documentaire long métrage, sous la bannière CULTURES DE RÉSISTANCE, initiative qu’elle a lancée et qui inclut de multiples artistes et auteurs de changement dans le monde. Le film “CULTURES DE RÉSISTANCE” encourage la prévention des conflits et leur résolution par l’engagement créatif.

Iara Lee est membre du Conseil du président de International Crisis Group/ICG, du Conseil des conseillers de la National Geographic Society et membre du Conseil d’administration de Pyongyang University of Science and Technology (PUST), la première et seule université de Corée du Nord dont le corps enseignant sera entièrement composé d’universitaires internationaux.

Iara Lee - Filmographie

CULTURES DE RÉSISTANCE, 01:12:22, couleur (2010)

En 2003, à la veille de la guerre d’Irak, la réalisatrice Iara Lee a entrepris un voyage pour mieux comprendre un monde de plus en plus conflictuel, et qui lui semblait voué à l’autodestruction. Ses voyages l’ont emmenée sur cinq continents où, en quelques années, elle a rencontré un nombre croissant de gens qui consacraient leur vie à promouvoir le changement. Ceci est leur histoire. De l’IRAN, où graffiti et rap sont devenus instruments d’opposition au régime, en passant par le BRÉSIL, où des musiciens vont à la rencontre des enfants des bidonvilles et transforment les fusils en guitares, pour finir dans les camps de réfugiés PALESTINIENS au LIBAN, où photographie, musique et cinéma ont donné une voix à ceux que l’on entend rarement, CULTURES DE RÉSISTANCE explore comment art et créativité peuvent se transformer en munitions dans la bataille pour la paix et la justice.

COURTS MÉTRAGES (2008-2010)

Au cours des récentes années, avec son travail focalisé avec constance sur la résistance créative dans le monde, Iara a donné à beaucoup de son matériel filmique la forme de courts métrages destinés à faire valoir des campagnes ou des militants particuliers. Dans un film, elle a mis en relief les efforts d’une organisation pour faire mieux connaître au niveau international le conflit rarement évoqué, vieux de quinze ans, en République démocratique du Congo. Dans un autre, elle a interviewé des artistes qui s’opposent à la perception des Iraniens comme un peuple violent et appelle à une interaction plus paisible avec les puissances étrangères. Dans d’autres, elle a attiré l’attention sur l’usage perpétué des bombes à fragmentation, ces armes barbares qui remontent à l’ère de la Guerre froide, et exposé les talents d’artistes hip-hop politiquement impliqués se dressant en solidarité avec le peuple palestinien. A travers son engagement en faveur de la justice sociale, Iara a réalisé de nombreux courts métrages qui exposent et mettent en valeur le travail de pacifistes exemplaires et sinon méconnus.

- International Campaign to Ban Cluster Munitions, 05:24

- Gaza Fishing Under Siege, 03:45

- Congo Week, 03:25

- A Day with Lowkey & Shadia Mansour, 06.23

- Skateistan !, 02:34

- Love Boat or Hate Boat ? An Interview with IHH, 05.23

- Hands Off Gaza, 04:40

- Gaza Freedom March, 10:16

- Resistance Artist Katibe 5, 03:20

BENEATH THE BORQA in Afghanistan, 12 minutes, couleur (2001)

En 2001, les projets de Iara se sont étendus au militantisme pour les droits de l’homme via les arts et la culture. Faisant de la cause des femmes afghanes son engagement premier, Iara vise à alerter la communauté mondiale sur l’apartheid selon le sexe qui prévaut sous le régime taliban, où les femmes ont perdu tous les droits humains fondamentaux. Avec ce court métrage présentant des interviews sincères de réfugiés afghans, nous espérons augmenter la prise de conscience et promouvoir l’action.

MODULATIONS - CINÉMA POUR L’OREILLE, 74 min, couleur (1998)

En suivant l’évolution de la musique électronique, ‘Modulations’ révèle l’un des développements artistiques les plus profonds du 20e siècle. Naviguant d’un compositeur d’avant-garde à l’autre, des drones innovateurs du synthétiseur de Kraftwerk à l’euro-disco glacial de Giorgio Moroder et l’électro-funk d’Afrika Bambaataa, ‘Modulations’ célèbre, reprend et éclaire les dérives nomades du son techno. Présentant un étonnant collage d’interviews, d’images avant-gardistes, d’enregistrements en studio et live, ‘modulations’ avance au rythme énergique et innovateur de la musique.

PLAISIRS SYNTHÉTIQUES, 83 min, couleur (1996)

‘Plaisirs synthétiques’ était à l’origine un court métrage ayant pour sujet un parc aquatique couvert au Japon, qui évolua jusqu’à englober toutes choses artificielles – paysages, beauté, sexe et intelligence. Ce film de 83 minutes est passé dans plus de 50 festivals dans le monde entier, et a été distribué et accueilli avec enthousiasme dans plus de 70 villes des Etats-Unis (distribué indépendamment par caipirinha productions). Que ce soient des critiques du ‘NY Times’, du ‘SF Chronicle’, de ‘Wired Magazine’, entre autres publications, tous ont salué ce film comme fascinant, intellectuellement stimulant et même effrayant.

ARCHITETTURA,
Installation filmique mixed-media

« Tower of Winds », « Terminal Happiness », « Enclosed Nature », « Monumental Minimalism »
En conjonction avec la série de CD « Architettura » sur Caipirinha Music, ces films s’efforcent de trouver une synergie entre musique, film et architecture contemporaine en ces temps de globalisation. Les films visent le minimalisme, la pureté et la transparence, là où des constructions sans texte visent à réévaluer les notions conventionnelles d’espace, de temps et de contexte.

Présentation lue au ciné-club Quintessence de Cotonou (Bénin)

Je suis très contente que vous ayiez pu venir assister ce soir à cette projection de CULTURES DE RÉSISTANCE et vous en remercie. Je tiens tout particulièrement à remercier Arcade Assogba et les membres de Quintessence dont le travail a permis d’organiser cette séance. Nous avons eu des réactions très positives à CULTURES DE RÉSISTANCE déjà pendant le festival de Ouidah, et sommes heureux de pouvoir le montrer également à Cotonou.

Je voudrais faire quelques remarques avant que la projection ne commence. Mon engagement pour les causes présentées dans ce film s’est précisé il y a un peu plus de dix ans, quand je me suis demandé comment l’art pouvait être utilisé pour exprimer son opposition à l’injustice. Mes voyages m’ont par la suite menée partout dans le monde. J’ai interviewé des activistes et artistes courageux qui s’organisaient spontanément à la base, et qui arrivaient réellement à défier les pouvoirs en place. Tout d’abord, je ne voyais pas clairement ce qui pouvait ressortir de toutes ces expériences. Mais, avec le temps, je rencontrais de plus en plus d’artistes et d’activistes qui étaient engagés dans de véritables batailles dignes de David et Goliath et tous étaient animés d’un espoir contagieux qui leur permettait de poursuivre la lutte. Ces multiples individus m’ont montré comment un film, basé sur leur exemple de citoyens ordinaires qui se battent au nom de leur dignité, pourrait peut-être inspirer les gens dans le monde entier. C’est eux que ce documentaire long métrage montre, et c’est pour eux que je l’ai réalisé. Merci encore de votre présence ce soir. J’espère de tout cœur que vous apprécierez le film.


Voir en ligne : Cultures of Resistance

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.