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Violences rurales : Huit jeunes agriculteurs « casseurs » interpellés

B.D. | ladepeche.fr | dimanche 23 juin 2013

jeudi 27 juin 2013

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Huit jeunes agriculteurs « casseurs » interpellés
B.D. | ladepeche.fr | dimanche 23 juin 2013

Au Moura, les  élus et le parquet venus constater les dégâts en août 2012 /Photo DDM, S. Lapeyrère

Au Moura, les élus et le parquet venus constater les dégâts en août 2012 /Photo DDM, S. Lapeyrère

L’enquête relative au saccage de l’étang du Moura à Averon-Bergelle, à l’incendie de la trésorerie de Riscle et à d’autres exactions (voitures de l’administration incendiées à Auch, radars fixes vandalisés) vient d’ aboutir à l’interpellation de huit jeunes gersois

Huit gersois ont été interpellés ces deniers jours par les gendarmes dans le cadre de l’enquête judiciaire relative à divers actes criminels commis notamment à Riscle et à Averon Bergelle, en août 2012. « Il s’agit de jeunes agriculteurs installés dans la région d’Aignan » nous confirmait hier la procureur Alix Chaumeton avant de nous préciser « que sept d’entre eux ont reconnu les faits ». La responsable du parquet du Gers ajoute que « l’enquête se poursuit » et que ces huit personnes sont désormais « sous contrôle judiciaire en attente de leur jugement devant le tribunal correctionnel ». Ces jeunes hommes, « d’une moyenne d’âge d’environ 25 ans » selon la magistrate, ont donc reconnu, à l’exception de l’un d’entre eux, avoir incendié, de nuit, la porte de la trésorerie de Riscle, début août 2012. « Un fait d’autant plus grave, souligne la procureur, que ce bâtiment comporte un logement de fonction ». Avant d’être la cible de ce début d’incendie, la trésorerie riscloise avait été « taggée ». On pouvait lire notamment : « De l’eau pour le maïs, de l’eau ou ça va barde » (sic). « Barde » pour « barder » sans doute... Cet « épisode » était survenu alors que le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, sillonnait le Gers et que la question de l’irrigation était une nouvelle fois d’actualité après une récente interdiction (de deux jours) prise par la préfecture. Trois semaines plus tard, c’est le site Natura 2000 de l’étang du Moura propriété du conseil général qui était gravement vandalisé, à Averon-Bergelle. Etang de 17 hectares pratiquement vidé avec pour conséquences la mort de milliers d’alevins, de carpes, d’anguilles et même de tortues Cistitude, « cabane du pêcheur » incendié, installations gravement détériorées. Et là encore des inscriptions diverses...Les unes injurieuses pour le président du conseil géneral Philippe Martin, les autres dénonçant... « de l’eau pour les tortues ». Sous-entendu : oui mais pas assez d’eau pour irriguer !


Trop de (ré) pression, police de l’eau SS

Outre les faits d’Averon-Bergelle et de Riscle, les huit agriculteurs sont aussi poursuivis pour avoir incendié des voitures de l’administration, à Auch. En janvier 2012, en pleine nuit, quatre avaient brûlé et une avait été « léchée par les flammes », sur le parking du Foirail devant la cité administrative. L’un des tags dénonçait : « Trop de (ré) pression-police de l’eau SS ». Les jeunes hommes interpellés auraient reconnu aussi s’en être pris à des radars fixes. On ne sait pas combien et lesquels...


Peine de 10 ans

« Pour destructions de biens publics par moyens incendiaires, les auteurs encourent une peine de 10 ans de prison » nous avait dit la procureur de la République lors de son transport à l’étang du Moura, au lendemain des faits, en août 2012. Hier Mme Alix Chaumeton nous confirmait que « c’est la sanction pénale prévue pour des actes d’une telle gravité ». Après le saccage de ce siteNatura 2000, elle avait ouvert une information judiciaire. Saisie sur commission rogatoire, la juge d’instruction d’Auch, Emilie Boddington poursuit l’instruction de ce dossier pour lequel « l’enquête continue ». Mais tout porte à croire que le nombre des interpellés qui, à ce stade de l’instruction, sont présumés innocents, ne devrait pas évoluer.


Le chiffre : 2

partie civile > Au procès. Au procès des personnes interpellées pour les faits commis à Riscle, Avéron-Bergelle, Auch et contre des radars fixes, l’Etat mais aussi le conseil général, pourront se constituer partie civile et demander réparations.


Voir en ligne : Huit jeunes agriculteurs « casseurs » interpellés

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