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Menace de mort

Youssoupha | youtube.com | jeudi 15 septembre 2011

jeudi 23 mai 2013


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Mary Sonet et Rodolphe Juge | npa2009.org | Jeudi 22 septembre 2011



Menace de mort
Youssoupha | youtube.com | jeudi 15 septembre 2011

.../...
Premier extrait de l’album Noir Désir, MENACE DE MORT est un titre grave pour une accusation grave. Accusé par le chroniqueur Eric Zemmour, suite aux paroles du titre A Force De Le Dire (« J’mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Eric Zemmour »), Youssoupha doit comparaitre au tribunal de Paris le 15 septembre 2011 pour les motifs suivants : "injures publiques" et "menace de mort"
Dans ce nouveau titre, Youssoupha revient donc sur toute cette polémique et en profite pour évoquer les nombreuses attaques judiciaires portées contre le rap français ces dernières années (NTM, Sniper, Mr R, La Rumeur, Ministère Amer...)

Mais pour Youssoupha le vrai jugement sera celui du public en janvier 2012 lors de la sortie de l’album NOIR DESIR. Il comparaîtra devant ses fans lors de sa tournée prévue à partir de février 2012 avec un passage à l’Olympia le 7 Mai 2012.

Face à une liberté d’expression sous « Menace de mort », avec le Lyriciste Bantu, le rap cette « sous-culture d’analphabète » n’a pas fini de faire briller ces lettres de noblesse.



Youssoupha – Menace de mort Lyrics
http://rapgenius.com/Youssoupha-menace-de-mort-lyrics
[Couplet 1]
Les accusations sont graves, mais comme d’hab on fait avec, c’est
Vrai qu’on est trop hard, et puis notre art est de vous vexer
Pas d’menaces de mort, mon rap ne sort pas de douilles, mais
C’est le seul son hardcore depuis qu’le rock n’a plus de couilles, c’est
Un nouveau record de polémique : on dit qu’je chante le mal
Je vous l’avais dit qu’il y a des indics, ladies and gentleman
Et dans leur bêtise, ils confondent "crime" et "Islam"
Ils m’auraient trouvé plus gentil si je ne faisais que du "slam"...
Coupable idéal, MC mercenaire
La Rumeur dit qu’les NTM sont des Sniper de la morale comme Monsieur R
Pas facile d’ignorer ça, pas facile d’opérer seul
À la place de Orelsan, moi c’est clair que j’aurais l’seum
On a les critiques imparables
D’une France qui oublie qu’les paroles de son hymne sont plus violentes que celles du gangsta rapJ’défends la cause des frères au Sud qui rêvassent du Nord
Mais ma liberté d’expression en chute est sous menace de mort

[Refrain x2]
Il est grand temps qu’ça déménage
Il n’y a jamais de tendance irrémédiable
Les sentences sont inégales
J’fais du rap et c’que t’entends est illégal

[Couplet 2]
Depuis le temps, j’guettais ce type qui vous mène à la baguette, mais
Parle de race en tête et puis nous traite "d’analphabètes", j’ai
Dis qu’j’étais du genre à réagir sur le BPM
Je ne tends pas la joue comme celui qui a vu le jour à Bethléem
Une seule ligne, dans "À force de le dire"
Où j’exprime tout mon mépris, et là, s’amorce le délire
Des mots accusateurs, pour les rappeurs, j’en retrouve dix mille
C’est vrai qu’on touche le fond chez ce bouffon de Morandini
Mais sans rancune, de ma plume j’connais le taro
Et la droite se déchaîne, m’affiche à la une du Figaro
Encore un article pour faire mentir le baromètre
Qui me confirme que certains journalistes de merde sont malhonnêtes
Nous n’sommes pas du même monde : l’Hexagone va mal
Mais j’espère pas que mon prénom vous a subitement rappelé celui de Fofana
Et la Police aboie pour que le tribunal me morde
Ça suffit pour qu’un juge m’inculpe pour "Menace de mort"

[Refrain]

[Outro]
Il y a d’la rage dans nos propos
Mais comment rester sage, vu l’image de la vie que l’on nous propose ?
J’ai plaidé "légitime défense" dans ma déposition
Qui peut prétendre faire du rap sans prendre position ?


Le rap n’est pas un truc d’analphabète : on est là pour que ça déménage !


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Ces artistes fantômes que sont les rappeurs français
Youssoupha | lemonde.fr | dimanche 19 avril 2009



Selon certains médias, je suis "le rappeur qui veut faire tuer Eric Zemmour". Voilà pour les présentations. Mes papiers ? J’en ai quelques-uns, comme ceux que nous avons reçus cette semaine : une notification d’avocat signifiant qu’une plainte a été déposée par M. Eric Zemmour et ses avocats auprès du procureur de la République pour "des faits de menaces de crimes" et "d’injure publique". Ces accusations visent le texte d’un de mes titres récemment paru sur la Toile.

Revoilà donc le spectre terrifiant du rap aux valeurs morales crapuleuses et aux invectives criminelles. C’est le retour du hip-hop qui terrorise. Ennemi sanguinaire des institutions les plus honorables de ce pays. Les monstres sont revenus. La psychose nous rattrape. Quoiqu’elle ne nous ait jamais vraiment quittés.

Encore une fois, un rappeur est placé au centre de la polémique. Il faudra le clouer au pilori ou le faire passer à la barre. C’est seulement à cette condition que l’ordre social, médiatique et surtout moral retrouvera son harmonie. Cette fois-ci, la foudre m’a choisi.
Je m’appelle Youssoupha, j’ai 29ans, et la chanson incriminée s’intitule A force de le dire. C’est un titre où j’aborde divers sujets de société, parmi lesquels les mauvais effets des drogues douces, l’assassinat des leaders d’opinion, l’élection de Barack Obama, la lutte contre le sida, la guerre au Congo, la violence dans les stades... Mais curieusement c’est un passage en particulier qui a fait couler beaucoup d’encre et déclencher beaucoup de clics : "A force de juger nos gueules les gens le savent/Qu’à la télé souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards/ Chaque fois que ça pète on dit qu’c’est nous/J’mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Eric Zemmour." A "l’insu de mon plein gré", donc, j’ai défrayé la chronique.

"POURVU QU’IL N’ARRIVE RIEN À M. ZEMMOUR"

Me voilà placardé un peu partout sur le Net et dans quelques journaux comme "le rappeur qui menace violemment Zemmour" ou encore "le rappeur qui a mis un contrat sur Eric Zemmour" ou, comme je l’écrivais au début de ce papier pour mieux vous situer, "le rappeur qui veut faire tuer Eric Zemmour".
Tout ça n’est pas très gai. En même temps, ma chanson ne l’est pas non plus, donc je peux le comprendre. Mais tout de même, l’ambiguïté cède la place aux interprétations les plus louches. Dans la confusion générale, certaines équivoques ouvrent la piste d’un contrat criminel sur le chroniqueur de "On n’est pas couché" sur France2.

Je me retrouve à me soucier du sort quotidien de M. Zemmour. Pourvu qu’il ne lui arrive rien car, sinon, des milliers de paires d’yeux se fixeraient dans ma direction. Assimiler un rappeur à un agitateur dangereux n’est pas un fait très original. Dans les mass médias, ça pourrait presque faire office de marronnier, comme la rentrée scolaire, le beaujolais nouveau ou le passage à l’heure d’été, tellement les précédents sont nombreux.

Il y avait déjà eu le scandale NTM. Le groupe avait été condamné pour "propos outrageants" envers les forces de l’ordre lors d’un concert en 1995. Plus tard, il y aura le procès Sniper (poursuivi en 2004 par le ministère de l’intérieur, Nicolas Sarkozy en tête), mais aussi le tapage MonsieurR (accusé d’incitation à la haine et de sexisme par le député UMP François Grosdidier en novembre2005). Tous ont été relaxés. Et à l’ombre de toutes ces "affaires" sulfureuses et racoleuses, on oublie l’acharnement judiciaire contre Hamé du groupe La Rumeur, accusé de diffamation publique envers la police nationale pour un article dénonçant la brutalité policière. Mais ses descriptions étaient tellement avérées que le parquet lui-même a reconnu que, "replacés dans leur contexte, ces propos ne constituent qu’une critique des comportements abusifs, susceptibles d’être reprochés sur les cinquante dernières années aux forces de polices à l’occasion d’événements pris dans leur globalité". Il a été relaxé à plusieurs reprises lors des différentes instances du procès, mais l’Etat envisage depuis l’année dernière de se pourvoir en cassation une seconde fois (!) pour le faire condamner enfin. Pour une affaire de ce type, c’est du jamais-vu dans l’histoire contemporaine de la justice française. Quel acharnement, quelle usure ! Qui en parle ? Pourtant, cette fois-ci, nous sommes bien dans la réalité.

DANS L’OMBRE, ON FAIT TOUJOURS DE LA MUSIQUE

J’ai eu l’occasion de m’expliquer sur le sens de mes mots, ceux d’A force de le dire, dans le journal Le Parisien. Puisque ça paraissait nécessaire. Eric Zemmour est journaliste et polémiste, je suis auteur et interprète. Il n’a jamais tué personne. Moi non plus. Nous sommes tous les deux des hommes de paroles. Une quelconque divergence de point de vue qui nous opposerait relèverait forcément du débat d’idée, de la discussion. Le faire taire ? Il faut l’entendre dans le sens le plus élémentaire : le remettre à sa place, le mettre face à ses contradictions. Après tout, n’est-ce pas le sens même des lois sur les discriminations que de faire taire et de réprimer des propos qui peuvent s’avérer racistes ou "excluant" ? Sa posture de journaliste lui confère un devoir de pertinence dont il doit prendre toute la mesure à l’occasion de chacune de ses déclarations.

Faire taire Eric Zemmour ? Effectivement. Il n’y a rien d’autre à entendre ou à comprendre ? A moins de s’imaginer que j’ai assez d’influence pour le faire assassiner ou que je suis disposé à le faire. Nous venons de quitter la réalité tangible. Revoilà le fantôme.
Le fantasme d’un rappeur-gangster-tueur. Ce que je suis censé être. Et c’est là que je déçois tout le monde. La réalité est beaucoup moins fantasque. Je ne suis ni un Che Guevara, ni un Jacques Mesrine, ni même le personnage haut en couleur d’un film de Lautner pour intenter à sa vie. Désolé pour ma mauvaise interprétation du personnage. Vous avez vu un fantôme. Ce n’était que moi.
Il n’y a plus rien à signaler. L’accalmie médiatique est là. Le buzz se dégonfle. Remplacé immédiatement par l’ouragan politique autour du rappeur Orelsan. Ministres et députés ont subitement décrété l’état d’urgence pour un clip vieux de trois ans qui met en scène la déprime pathétique et trash d’un petit ami trompé. L’affaire est encore plus tapageuse, donc encore plus intéressante, confiera le membre d’un organe de presse à l’un de mes collaborateurs.

J’irai donc rendre des comptes devant les autorités compétentes. Devant la justice pour la première fois de ma vie. Pour la dernière fois, j’espère. J’irai avec mes points de vue, mes critiques, le poids de mes paroles. Leur virulence aussi. Je l’assume. Je suis un rappeur. Pas un fantôme. Dans l’ombre, on fait toujours de la musique, on défend nos convictions, on danse, on dénonce, on organise, on vend des disques, on doute, on entreprend et il nous arrive même d’être des gens bien. Arrêtez de croire aux fantômes.

Youssoupha, rappeur



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Trouvé sur 38djean.skyrock.com




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Un rappeur s’en prend à Eric Zemmour
Le Parisien | leparisien.fr | samedi 21 mars 2009

Son arme, c’est les mots. Rien d’autre. C’est ce que défend le rappeur Youssoupha, au coeur d’une polémique depuis quelques jours. Dans sa chanson « A force de le dire », mise en ligne sur son site Internet comme un avant-goût de son nouvel album, il glisse un tacle à l’un des polémistes de « On n’est pas couché » : « Je mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Eric Zemmour.

 » Il n’en fallait pas plus pour affoler la Toile et les blogs.

« Le faire taire, c’est le remettre en place »

« Les paroles ne parlent ni de meurtre, ni d’agressions, ni de blessures, expliquait hier l’artiste. Je n’ai ni l’envie de le faire tuer ni de le priver de sa liberté d’expression. Le faire taire, c’est le remettre en place, le mettre face à ses propres contradictions. » Car le rappeur se sent malmené par l’éditorialiste qui voit « les rappeurs comme des analphabètes, a des problèmes avec l’immigration, l’islam, bref tout ce qui me concerne », poursuit le musicien. « Je suis français musulman, rappeur. Zemmour officie sur le service public que je paie à travers la redevance. Et on m’y insulte, on m’y marginalise. »
Alors beaucoup de bruit pour rien ? Oui, aux yeux de Youssoupha prêt à débattre avec son contradicteur. « Dans ma chanson, je parle aussi du sida, de la guerre au Congo, de l’élection d’Obama, de la violence dans les stades, du conflit au Moyen-Orient. Et je consacre une ligne à Zemmour. Si j’avais vraiment voulu monter en épingle une polémique pour vendre mon disque, j’aurais appelé ma chanson A force de le dire à Eric Zemmour ».
Contacté hier, le journaliste ne souhaite pas réagir. « Je me tiens à un strict silence, j’attends, j’observe… Contrairement à ce que j’ai pu lire, je n’envisage pas pour l’instant de porter l’affaire en justice. » La question n’a pas été abordée lors de l’enregistrement du « On n’est pas couché » de ce soir.




Le Parisien





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Mis sur la piste par Alfredo
mai 2013




Voir en ligne : Youssoupha - Menace de Mort - Clip Officiel

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