Truks en vrak

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Truks en Vrak - 15 Mars 2009

lundi 16 mars 2009, par b.bec

 Salute

 Kazi comme d’hab’ ou à peu près,
 pour nous titiller le bulbe
 une trentaine de trucs disparates,
 glanées sur le net, avec des redites c’est sûr,
 des inédits j’espère...

 B.Bec - Vallée du Gers


 apéro

 La Guerre c’est la Paix,
 La Liberté c’est l’Esclavage,
 L’Ignorance c’est la Force.

 - Georges Orwell - 1984 -


 la "rince"

 "Lorsqu’un seul homme rêve ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes
 rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité"
 Friedensreich Hundertwasser

- Truc 001 - Zique : the Tielman Brothers
- Truc 002 - évolution des prix depuis… 2000 à ...2008
- Truc 003 - 19 mars : on doit nous ENTENDRE !
- Truc 004 - Équateur en alerte : menaces contre Correa
- Truc 005 - bonne nouvelle : Y’a des riches qui trinquent aussi...
- Truc 006 - Les vaches ne rigolent plus...
- Truc 007 - Vidéo : Balkany : « il n’y a pas de pauvres en France »
- Truc 008 - contre-sommet de l’OTAN du 1er au 5 avril
- Truc 009 - De la coca à l’ONU (c’est mieux qu’une crotte au cul)
- Truc 010 - Virilisme des évaluateurs et de leur chef
- Truc 011 - HTML, mon amour...
- Truc 012 - "The Big Ask"
- Truc 013 - Mobilisation contre la loi Pécresse
- Truc 014 - Hadopi : surveiller et punir Internet
- Truc 015 - Salah Hamouri depuis 4 ans dans les geôles israéliennes
- Truc 016 - nouvelle réglementation chimique européenne (reach)
- Truc 017 - chasse à la fraude à la Caf
- Truc 018 - « les gendarmes sont entrés dans l’établissement »
- Truc 019 - Les philatélistes doivent-ils participer à la manifestation du 19 mars ?
- Truc 020 - Appel à la Grève interprofessionnelle le jeudi 19 mars 2009
- Truc 021 - Facebook, le meilleur ami du détective privé
- Truc 022 - Drôle, Stéphane Guillon ?
- Truc 023 - Sarkozy, la plage, la poudre et le milliardaire
- Truc 024 - action NATO GAME OVER du 21 mars
- Truc 025 - les raisins de table au sein de l’UE
- Truc 026 - Brèves du désordre
- Truc 027 - Le statut d’auto-entrepreneur ou l’argentinisation du salariat.
- Truc 028 - pour « sauver l’’hôpital public »,
- Truc 029 - "Base Elève : obéissance ou conscience / contrôle social ou liberté"
- Truc 030 - Semaine sans Pesticides du 20 au 30 mars 2009
- Truc 031 - méfaits de la grande distribution
- Truc 032 - Qui veut la peau de Jean-Marc Rouillan ?
- Truc 033 - Un siècle pour construire les professions du Social et du Médico- Social...


 Truc 001


Message original --------
Sujet :
Canard aux figues #74 http://canard-aux-figues.blogspot.com/
Date :
Sat, 14 Mar 2009 01:47:22 +0100
De :
Jan Feigenbaum <jan.feigenbaum@feigenbaum.fr>

Et voici the Tielman Brothers. Ces musiciens originaires des anciennes possessions et comptoirs bataves - Surabaya, Indonésie - ont fait danser les jeunes Néerlandais, comme dans ce "Rollin’ rock", live de 1960.
http://www.youtube.com/watch?v=YvC2_nsVJv0


 Truc 002


Message original --------
Sujet :
à faire suivre ///comparatif des prix 2000-2008
Date :
Mon, 2 Mar 2009 11:03:18 +0100
De :
Layla

 
Hello, 
 
Merci de faire passer ces informations sur ta super niouslettre. 
 
Des bises à la Vallée du Gers. 
 
L. 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

La crise économique tout le monde en parle…….

mais concrètement qu’elle a été l’augmentation des prix depuis… 2000 à ...2008 ?

L’aliment de base … « le pain du pauvre » la pomme de terre a augmenté de…. + 1435 %...... !!!

http://blog.aufeminin.com/blog/seeone_323218_7439103/La-femme-aux-semelles-de-vent/Un-petit-comparatif-2000-2008


 Truc 003


Message original --------
Sujet :
salut , c’est pour le 19 mars, faire suivre largement
Date :
Fri, 6 Mar 2009 14:18:02 +0100
De :
mathelier.jp <000mathelier.jp@mathelier.fr>

Ha bon ?! On ne nous voit pas

alors le 19 mars on va nous ENTENDRE !

facile et efficace : un grand charivari, un joyeux vacarme

venez avec vos sifflets, vos trompinettes, vos cornes de brume,
vos tambours, vos éléphants.......

nous ne pouvons nous résigner à des manifs répétitives
à la queue leu-leu sur les éternelles mêmes parcours
sans donner le tonus qu’exige la situation sociale actuelle.


On ne peut plus laisser passer l’impunité et l’irresponsabilité des Banques,
cause principale de la mise au chômage de 3000 personnes par jour....

le 19 mars, marquons une pause bruyante devant chaque banque....

rien ne nous empêche aussi, dans une action non-violente, mais ciblée,
d’entourer les banques de ruban rouge &blanc de travaux, et d’y poser des annonces
« danger fonds toxiques » ( ce n’est qu’un exemple )


 Truc 004

Équateur en alerte : menaces contre Correa
04 mars 2009
Jean Guy Allard
http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=1434

L’Équateur vit des moments cruciaux pour son avenir. Le président Rafael Correa est candidat aux élections générales du 26 avril. Comme dans les consultations récentes au Venezuela et en Bolivie, les mécanismes d’ingérence alimentés par le Département d’État nord-américain appuient l’opposition dans tous ses projets.

Alberto Maldonado est un journaliste, chercheur et professeur d’université équatorien connu pour ses analyses du rôle de la grande presse commerciale contre les causes populaires .

Depuis Quito, il partage ses observations.

Le président Correa a déclaré que la démocratie équatorienne est en danger, qu’il y a une conspiration en marche. Qu’y a-t-il de concret dans cette dénonciation ? Que sait-on ?

À mon avis, ce qu’a dit le président de la république dans sa dernière émission de radio a été une alerte plus qu’une dénonciation. Il a demandé aux Équatoriens d’être aux aguets envers toute tentative de l’opposition réactionnaire pour déstabiliser son gouvernement - ce qui serait aussi déstabiliser la démocratie. Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de la « révolution citoyenne » - le 15 janvier 2007- le Présidente Correa a maintenu son discours rénovateur, de changement. Comme Correa et Alianza País sont allés de triomphe en triomphe - je parle de triomphes absolument démocratiques - la droite grincheuse doit songer à des « mesures plus énergiques ».

Quelle est la stratégie de la droite dans les circonstances ?

La droite retardataire, la droite néolibérale, tente d’abord de neutraliser tout mouvement ou tendance par le vote… mais comme elle a perdu la vieille hégémonie qui lui permettait de contrôler le pouvoir au moyen de la démocratie représentative - je dirais électorale - elle essaie alors de bloquer le leader qui propose des changements ou qui lutte contre les inégalités et la corruption.

Cela s’est produit avec Lucio Gutiérrez - de 2003 à 2005 - qui a gagné les élections avec un discours rénovateur, mais qui, à peine avait-il occupé la présidence, a fait la visite classique au maître du nord à qui il a dit être son « meilleur allié ».

Et dans le cas de Correa ?

La droite grincheuse a vu son tir lui sortir par la culasse, comme on dit ici. Correa et Alianza País non seulement ont maintenu leur discours de changement anti-néolibéral mais encore ont-ils commencé un processus qui a mené à l’Assemblée constituante et à une nouvelle constitution, approuvée par une vaste majorité au cours d’un référendum populaire.

La droite grincheuse doit penser à des actions de grand impact. La déstabilisation du gouvernement pourrait être à l’agenda de la réaction, avec l’appui extérieur.

En 2002, l’extrême-droite vénézuélienne en est arrivée au coup d’état contre Chavez. Pourrait-on en arriver à cela ?

Cela se pourrait. Nous ne pouvons sous-évaluer une telle option, mais je crois qu’un coup d’État militaire ou civil, comme ceux qu’encourageait l’empire dans les années 60 ou 70, est peu probable. L’Équateur a une longue histoire à ce sujet, mais on se rappelle aussi des mobilisations populaires contre des gouvernements despotiques ou antipopulaires. Ce même Lucio a été sorti du pouvoir par une grande mobilisation populaire alors qu’il en était à la moitié de son mandat de quatre ans.

Jusqu’où ira donc la droite ?

On ne doit exclure aucun geste. S’ils ne peuvent renverser un gouvernement, ils peuvent également planifier des attentats personnels. N’oubliez pas que Chavez en a vécu six et qu’il y en a eu autour de 600 contre le commandant Fidel Castro. Là-dessus, les nouveaux leaders du socialisme du XXIe siècle doivent multiplier les mesures de sécurité. L’adversaire est extrémiste quand il s’agit de défendre ses intérêts et pourait être capable de n’importe quelle action.

On rapporte un complot de services de renseignement qui aurait découvert un lien entre le gouvernement Correa et un prétendu narcotrafic… qu’y a-t-il derrière cela ?

C’est un scandale médiatique monté par les services de renseignement colombo-équatoriens et qui a pour but de diffamer l’action patriotique et digne du président Correa, face à l’agression sauvage d’un commando aérien colombo-yankee contre notre pays.

Il y aura un an que s’est produite cette agression le 1er mars prochain. Et Correa est demeuré ferme pour ne pas rétablir les relations avec la Colombie tant que ne sont pas respectées des exigences minimales. Je suis à analyser et à écrire un essai sur le sujet, précisément pour en finir avec le mélodrame. Je peux dès maintenant avancer qu’il s’agit d’un grand mensonge destiné à ébranler le gouvernement de la révolution citoyenne et dieu sait quels autres objectifs. Mais, pour l’instant, le complot semble réduit en bouillie et en être à sa plus simple expression.

Quelle est la plus grande crainte de l’opposition en rapport avec ce scrutin ?

Le 26 avril, il ne s’agira pas d’une réélection, mais bien d’une première élection. Je m’explique : Rafael Correa a été élu président aux élections de novembre 2006, selon la constitution alors en vigueur et qui vient d’être remplacée par la nouvelle constitution, rédigée et approuvée par l’Assemblée constituante.

Selon ce document, Correa et tous les autres seront élus comme si c’était la première fois. Il aura donc droit, en 2013, à une réélection pour une nouvelle période, jusqu’en 2017. Et c’est ce qui angoisse l’opposition de droite.


 Truc 005

Une bonne nouvelle : Y’a des riches qui trinquent aussi...

http://www.challenges.fr/classements/fortune.php?cible=164

les Familles Meyer et David-Weill
54ème plus grande fortune de France
Fortune en 2008 : 782 M€
en 2007 : 1 419 M€
rézultat : -44.89%

Ces familles ont 23% du fonds d’investissement (5 milliards d’actifs), dont la capitalisation boursière a perdu plus de 30% sur un an.

SOCIETE : EURAZEO - SECTEUR : Holding - ADRESSE : 3, rue Jacques Bingen - VILLE : 75017 Paris

Dans le même secteur

 * Familles Wendel
 * Ruggieri Charles
 * Meyer Léone
 * Martel Pierre-André
 * Baur Charles
 * Picciotto Sébastien
 * Tchénio Maurice
 * Lafonta Jean-Bernard

http://www.challenges.fr/classements/fortune.php


 Truc 006


Message original --------
Sujet : LES VACHES LAITIÈRES
Date : Thu, 5 Mar 2009 03:32:54 +0100
De : christian chaufaux

Les vaches ne rigolent plus...

Véhiculée par l’industrie laitière et visant à inciter les gens à consommer du lait,
l’image de vaches paissant tranquillement dans les prés et se laissant traire avec joie cache en fait une bien sordide réalité...

http://www.reseaulibre.net/rage/vaches.html


 Truc 007

Vidéo de derrière les fagots :
Nov 2005 : BALKANY piégé par les "Yes Man", des altermondialistes spécialisés dans le détournement...
L’improbable maire UMP de Levallois, explique tranquillement dans une interview (organisée par les Yes men)
qu’il n’y a pas de pauvres en France et que les SDF ont choisi leur mode de vie.
Il croyait s’exprimer sur une télévision américaine. Cet entretien n’a jamais été diffusé dans son intégralité à la télévision.

http://www.damnesdelaterre.com/index.php?option=com_content&view=article&id=248:video-riencomprisaufilm&catid=45:videos&Itemid=57

Plus de liens...
http://lelab.tv/video/11460d394bdc5b9
http://theyesmen.org/
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20051117.OBS5561/
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20051117.OBS5644/
http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Yes_Men
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Balkany


 Truc 008


Message original --------
Sujet : pour venir bloquer l’OTAN
Date : Mon, 9 Mar 2009 01:08:29 +0100
De : Les désobéissants

Quelques infos sur le contre-sommet de l’OTAN qui se tiendra du 1 au 5 avril à Strasbourg et Baden-Baden.


* POUR S’INSCRIRE AU COVOITURAGE, merci d’envoyer un mail à Joël qui gére le covoiturage (lunerai@yahoo.fr) en précisant :

1) Prénom

2) n° de tel si possible

3) mail

4) Si conducteur :
- nombre de places déjà prises
- nombre de place disponibles
- ville ou lieu de départ
- date/heure de départ et de retour (entre le 27 mars pour ceux qui aident à préparer le contre-sommet jusqu’au 5 avril)

5) Si groupe de passagers ou passager individuel :
- nombre de passagers
- tel et mail de la personne contact pour les autres passagers
- ville d’origine des passagers
- dates préférées de départ


* LE PROGRAMME DU CONTRE-SOMMET DE L’OTAN :

- 27,28 avril :
Formation désobéissante avec les désobéissants à Strasbourg

- du vendredi 27 au mercredi 1er avril :
Préparation du contre-sommet sur le village autogéré (6km à partir du centre ville)

- jeudi 2 avril : G20 à Londres
Mini-formations à la désobéissance civile, avec les désobéissants + repérages + entraînements clowns activisme sur le village autogéré
 + journée d’actions sur le climat en écho au G20 à Londres

- vendredi 3 avril : Dîner des délégations de l’OTAN à Baden-Baden
Blocages à Baden-Baden en Allemagne du milieu de matinée jusqu’en début de soirée puis retour à Strasbourg en fin de soirée

- samedi 4 avril : Serrage de main entre Merkel et Sarkozy sur le Pont de l’Europe le matin, déjeuner au Palais des Rohan à midi,
congrès au Palais de la Musique et des Congrès l’après-midi.
Blocages à partir du matin + autres actions désobéissantes à Strasbourg

- dimanche 5 avril :
Journée de soutien aux inculpés lors du sommet et des mobilisations antérieures

Pour toute information sur le sommet, n’hésitez pas à envoyer un mail à Maud (maudthiery@no-log.org)
ou à Joël (lunerai@yahoo.fr ou 06.65.35.81.93) et à vous exprimer sur l’espace dédié du forum des désobéissants.

www.desobeir.net


 Truc 009

Evo Morales mâche de la coca à l’ONU
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/evo-morales-mache-de-la-coca-a-l-onu_746330.html
Par LEXPRESS.fr, publié le 12/03/2009 12:23

 
 
le président bolivien Evo Morales montre une feuille de coca en affirmant que "la coca n’est pas de la cocaïne", le 11 mars à Vienne lors d’une conférence de l’ONU sur les stupéfiants .

REUTERS/Dominic Ebenbichler

le président bolivien Evo Morales montre une feuille de coca en affirmant que "la coca n’est pas de la cocaïne", le 11 mars à Vienne lors d’une conférence de l’ONU sur les stupéfiants .

Parmi les dirigeants internationaux siégeant à la Commission des stupéfiants de l’ONU, il en est un qui n’a pas froid aux yeux. Evo Morales, président bolivien et accessoirement leader syndical des cultivateurs de coca, en a mâché une feuille en pleine réunion, demandant son retrait de la liste des stupéfiants.

Le président bolivien Evo Morales a mâché une feuille de coca devant les ministres des 53 pays membres de la Commission des stupéfiants de l’ONU, réunis à Vienne ce mercredi, pour appuyer sa demande de retrait de la liste des substances interdites depuis 1961.

"La feuille de coca n’est pas de la cocaïne, elle n’est pas nocive pour la santé, elle n’engendre pas de perturbations psychiques ni de dépendance", a-t-il plaidé en séance plénière de la 52e réunion de cette Commission au siège viennois des Nations unies.

Evo Morales, qui est resté leader syndical des cultivateurs de coca, a ajouté que les feuilles de cette plante étaient cultivées depuis "3000 ans avant Jésus-Christ" et qu’elles sont "le symbole de l’identité de la culture" des peuples andins. Aussi a-t-il officiellement demandé le retrait des feuilles de coca de la liste des substances interdites tout en demandant qu’y soit inclue la pâte de cocaïne qui n’y figure pas, selon lui.

"Vous devez me mettre en prison"

S’adressant aux ministres de la Justice et de l’Intérieur des pays membres de la Commission des stupéfiants, le président bolivien, lui-même cultivateur et consommateur de feuilles de coca, a averti : "Si c’est une drogue, alors vous devez me mettre en prison".

Evo Morales, premier président bolivien d’origine indienne élu en 2005, se bat contre la stigmatisation de la feuille de coca, dont est issue la cocaïne, mais qui est aussi une plante "sacrée" en Bolivie, à la culture et la consommation traditionnelles ou thérapeutiques (infusion, mastication).

"En tant que producteur et président (de la Bolivie) j’ai des responsabilités, je dois défendre une identité. La feuille de coca a quelque chose de sacré", a-t-il ajouté en précisant que quelque 10 millions de personnes mastiquent des feuilles de coca dans les pays andins.

Mastication interdite

L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) réclame depuis des années l’interdiction de la mastication de ces feuilles dont plus de 28 000 hectares sont cultivés en Bolivie, 3e producteur mondial après la Colombie et le Pérou.

Les Etats-Unis ont fermement condamné cette culture en extension en Amérique du Sud. En représailles, le président Morales a expulsé en septembre dernier l’agence américaine de lutte anti-drogue (DEA) du pays.

Devant la presse, Evo Morales a espéré une inflexion de la part du nouveau président américain Barack Obama, en soulignant : "Nous avons des points communs, nous sommes tous deux issus de peuples qui ont été humiliés et exploités".

Selon lui, les Nations unies ont reconnu que son gouvernement avait fait plus que tous ses prédécesseurs pour l’éradication de la culture de la feuille de coca à des fins de production de cocaïne, avec plus de 16 000 hectares reconvertis depuis 2005. "Nous défendons la feuille de coca mais nous combattons la cocaïne", a-t-il rappelé.

"J’ai consommé quotidiennement des feuilles de coca pendant dix ans. Si les effets étaient tels qu’on les décrit, je ne serais jamais devenu président de la République", a-t-il martelé.


 Truc 010

Lundi 9 février 2009
virilisme et évaluation
ce texte peut circuler...

Virilisme des évaluateurs et de leur chef…
http://daniel.welzer-lang.over-blog.fr/

Le 8 janvier 2009, Jean-François Dhainaut,, Président de l’AERES* a déclaré :
« Le pouvoir est une affaire masculine » d’une part et, d’autre part : « les
femmes en plus de leur métier doivent s’occuper de la maison, des enfants.
Elles n’ont donc pas de temps à consacrer à l’Aeres. »"

Le virilisme est une forme particulière de sexisme qui interdit de fait aux personnes désignées comme femmes d’endosser les postes de responsabilité sous prétexte que, même savantes, elles sont et restent des femmes. Le virilisme est l’exacerbation des pseudos qualités naturelles des femmes, et en creux l’hypervalorisation des qualités dites masculines. Le virilisme est une forme particulière de sexisme qui condamne les personnes désignées comme hommes à rester enfermés dans les corsets de la virilité traditionnelle. Leur interdisant de s’occuper de leurs intérieurs, des enfants, de vivre comme des personnes entières.

Le virilisme qui peut prendre des formes diverses (violences physiques, dénégations, refus d’écouter et d’entendre les femmes et leurs alliés masculins ou transgenres…), est une réaction qui s’est forgée dans les résistances masculines aux changements.

Le virilisme est une résistance :
— aux mouvements sociaux qui réclament la fin de la domination masculine et ses effets délétères…
— au féminisme qui affirme depuis longtemps le droit des femmes de vivre, y compris dans le domaine scientifique, dans l’égalité avec les hommes…
 — aux critiques de l’androcentrisme des sciences sociales qui démontrent la manière asymétrique dont sont traité-e-s hommes et femmes dans les écrits dits scientifiques…
— à cette déferlante de désirs d’hommes, de femmes ou d’autres, de toutes générations, d’inventer un autre monde où le sexe, le genre, la couleur de la peau, l’âge, l’origine, les histoires coloniales, la nature des amours et des désirs ne détermineront plus les avenirs individuels et collectifs…

Aujourd’hui, quelques hommes se figent encore dans les replis virilistes. Autistes face aux évolutions sociétales, ils rêvent d’un retour patriarcal des femmes derrières les fourneaux. Ils rêvent de l’époque où les hommes, construits en « vrais » hommes utilisaient leur pouvoir pour régenter le monde et l’intérieur des maisons. Ils rêvent d’un monde passé.
Ce sont des hommes du passé, nostalgiques des uniformes masculins et de l’ordre militaire (et viril) qui régentait le monde.

Tout cela, nous, les spécialistes des études genre, celles ceux qui depuis plusieurs décennies déconstruisons pas à pas les évidences de sens commun qui légitiment l’oppression des femmes et l’aliénation des hommes…, celles et ceux qui ont mis en exergue les liens entre sexisme, homophobie et hétérosexisme…, nous le savons.

Mais ce qui est aujourd’hui surprenant est que le Président d’une instance chargée d’évaluer nos travaux (y compris les travaux déconstruisant sexisme et domination masculine) puisse tranquillement, comme n’importe quel homme sûr du bon droit des hommes, des dominants, puisse l’évoquer en public et en faire une position officielle.

Quelle validité scientifique vont avoir ces « évaluations » chargées d’après Valérie Pécresse et son projet de décret (très largement contesté par toute la communauté universitaire) de faire évoluer nos carrières ? Pourquoi s’étonner que les revues dans lesquelles nous publions nos travaux scientifiques n’appartiennent pas aux revues classées parmi les plus prestigieuses, celles qui comptent dans l’évaluation de nos carrières ?

Non seulement, comme le demande déjà de nombreux et nombreuses collègues, Valérie Pecresse doit dénoncer de tels propos sexistes, rétablir des règles égalitaires et paritaires dans la composition des jurys.
Mais il est aussi temps que les hommes, scientifiques ou non, s’interrogent sur leurs places et leurs réactions face aux transformations de société que nous vivons.

 

Daniel Welzer-Lang, dwl@univ-tlse2.fr
Homme,
Enseignant-chercheur, Professeur de sociologie,
Université Toulouse Le-Mirail
Co-responsable du séminaire de l’Ecole Doctorale : les hommes et le masculin

* AERES : L’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, créée par la loi de programme pour la recherche est régie par différents textes officiels. Elle a été installée par le ministre délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche le 21 mars 2007.
http://www.aeres-evaluation.fr/

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Un livre :
Nous, les mecs - Essai sur le trouble actuel des hommes - Daniel Welzer-Lang -
Edition Payot - www.payot-rivages.net - parution mars 2009

« Nous, les mecs, nous devons, avec les femmes, et de notre place spécifique, clore le
chapitre de la domination masculine. Pour cela, il nous faut faire l’inventaire de la virilité.
Savoir ce que nous devons en garder. Ce qu’il est important que les femmes apprennent à son
sujet. Et ce qui doit être jeté aux oubliettes. »
Parce que les hommes, majoritairement déstabilisés dans leurs certitudes, se posent
aujourd’hui de nombreuses questions mais n’ont pas toujours les mots pour les exprimer ni
l’occasion de le faire, Daniel Welzer-Lang a choisi de leur parler, de dire comment l’on
devient l’homme, par quelles souffrances, épreuves et joies l’on passe, et ce que cela signifie
concrètement que d’être un mec affectivement, sexuellement et professionnellement. Il
s’adresse également aux femmes qui, plus souvent qu’on ne le croit, appellent de leurs voeux
un livre qui leur expliquerait avec simplicité ce que, de nos jours, les hommes pensent,
vivent et ressentent.

L’auteur
Daniel Welzer-Lang, sociologue, est professeur à l’université de Toulouse. Il est l’auteur de plusieurs
ouvrages aux Éditions Payot, dont Les Hommes violents, Utopies conjugales, et La Planète échangiste.


 Truc 011

HTML, mon amour...

Le mercredi 04 mars 2009, B.Bec Nolog a écrit :
>
> une question pliz :
> à quand la possibilité d’envoyer les mel en html avec no-log ?
>


Message original --------
Sujet :
Re : ce que je lis
Date :
Wed, 11 Mar 2009 01:11:28 +0100
De :
WhilelM
Pour :
B.Bec Nolog

Bonjour,

Nous ne mettrons pas en place ce genre de fonctionnalité.

Rien ne vaut la simplicité du texte :
- Tous les clients mail ne supportent pas l’HTML
- l’HTML est source d’insécurité
- l’HTML alourdit la taille des mails
- l’HTML peut être utilisé pour tromper le lecteur et voler un mot de passe
- l’HTML peut permettre contaminer l’ordinateur avec un cheval de troyes
- l’HTML permet de prévenir un tiers de la lecture du mail d’ailleurs,
beaucoup de spams sont au format HTML et filtrés pour cela.

Je pourrais encore continuer longtemps la liste comme ça. Bref, nous ne
cautionnerons pas l’usage de l’HTML pour la composition de mail.

Cordialement.

— 
Christophe Moille. Support Globenet


 Truc 012

"The Big Ask"

The Big Ask (en français « La grande demande ») est une campagne pour une législation plus stricte en matière de climat, et visant à réduire annuellement d’au moins 3% les émissions de gaz à effet de serre, pour atteindre l’objectif d’une réduction de 90% de ces émissions d’ici à 2050. La campagne est menée dans dix-sept pays européens par les Amis de la Terre (Friends of the Earth). En Grande-Bretagne, où la campagne a débuté voici deux ans déjà, l’association a vu son action couronnée de succès par l’adoption d’une législation qui contraint le gouvernement à réduire les émissions.

Cette campagne pose des questions difficiles et exige des solutions complexes, pourquoi elle s’appelle « The Big Ask »

une tit’ vidéo :
http://www.thebigask.be/fr/

http://www.thebigask.eu/
http://www.foe.co.uk/campaigns/climate/big_ask/


 Truc 013


Message original --------
Sujet :
VIDEOS : Synthèse de la grève des enseignants-chercheurs et étudiants
Date :
Wed, 11 Mar 2009 16:56:01 +0200
De :
Damnés de la Terre

Mobilisation contre la loi Pécresse
Les médias ne font que très peu suivre, pourtant la situation perdure depuis plusieurs mois : grèves et manifestations des enseignants-chercheurs suivis des étudiants, suivis des directions d’universités. Une trentaine d’universités se sont mises en grève pour s’opposer à l’application de la loi Pécresse et à la dénaturation de l’enseignement et de la recherche : Paris-Idf, Rouen, Nantes, Strasbourg, Caen, Nîmes, Toulouse ... sont mobilisés et demandent à être appuyés par les populations.
Nous vous proposons une synthèse en vidéos :
http://www.damnesdelaterre.com/index.php?option=com_content&view=article&id=261:videos-loi-pecresse&catid=50:mbilisation&Itemid=57



 Truc 014

jeudi 12 mars 2009
Hadopi : surveiller et punir Internet
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-03-12-Hadopi

Nicolas Sarkozy est le partisan résolu d’une gouvernance moderne, basée sur un dialogue avec l’opinion publique à travers les médias et les corps constitués. Son usage de l’outil législatif manifeste cette option. Plutôt qu’à établir les règles du jeu social, les lois soumises au Parlement servent à adresser des messages ou à afficher une politique.

C’est bien sous cet angle qu’il convient d’examiner la loi « Création et Internet », ou Hadopi, du nom de la nouvelle administration qu’elle institue. Son but avoué est de limiter l’échange de fichiers audiovisuels en ligne, défini comme « piratage », par la suspension de l’abonnement pour les comptes recourant aux plates-formes de partage, ou peer to peer, pour télécharger et diffuser des contenus protégés par le droit d’auteur.

Du moins, tel était son objectif il y a deux ans, lorsque la ministre de la culture Christine Albanel chargeait le PDG de la FNAC — devenu entre-temps celui du Nouvel Observateur —, Denis Olivennes, de résoudre l’impasse créée par le dispositif supposé réguler les « droits d’auteurs et droits voisins dans la société de l’information » (DADVSI) — un texte si mal adapté à son objet qu’il n’a jamais pu être pleinement mis en application.

Il n’est pas certain que la loi Hadopi puisse se montrer beaucoup plus efficace. Entre-temps, les usages ont évolué à grande vitesse. Le partage en ligne a été inauguré à une époque où n’existait aucune offre légale de contenus culturels. Mais les barrières à l’entrée de cette pratique sont loin d’être négligeables, et la croissance rapide de catalogues en ligne plus faciles d’accès a modifié la donne. Aujourd’hui, les échanges de pair à pair sont en perte de vitesse au profit du streaming, de l’acquisition de fichiers ou d’autres formes de mise à disposition des contenus.

Pour la musique, de l’avis même des spécialistes, l’offre légale est déjà suffisante pour contrer efficacement le piratage (1). Reste l’industrie du cinéma, qui a freiné la mise en place d’une alternative commerciale sur Internet en attendant le décollage (s’il a lieu) du disque Blue Ray (2).

Sur ces mouvements du marché, Hadopi n’aura au mieux qu’un effet marginal. Au pire, la loi peut contribuer à sa détérioration. Des études l’ont montré : le peer to peer n’est pas l’ennemi du marché. Au contraire, les usagers les plus assidus du partage en ligne sont aussi les plus gros consommateurs de contenus culturels (3). En restreignant l’abonnement de ceux qui sont le cœur de cible de l’industrie des loisirs, la réponse graduée pourrait bien avoir des effets néfastes comparables à celui des DRM (Digital Rights Management) (4). Ces verrous électroniques promus par la loi DADVSI ont été abandonnés par les distributeurs lorsqu’on s’est aperçu qu’ils avaient pour conséquence principale de pénaliser les consommateurs les plus vertueux et de dissuader l’acquisition légale.

L’application de la loi Hadopi risque en outre de soulever d’insolubles problèmes juridiques. L’établissement de l’identité des fraudeurs à partir des adresses IP des ordinateurs est le point faible du dispositif, dépourvu de toute valeur légale et susceptible d’engendrer de nombreux recours, voire d’interdire à terme sa mise en pratique. Ces nombreux défauts expliquent le peu d’enthousiasme des artistes (mis à part quelques têtes d’affiche poussées sur le devant de la scène par les majors) à défendre un texte désormais contesté jusque dans les rangs de la majorité.

Dans ces conditions, comment comprendre l’acharnement du gouvernement ? Deux motifs peuvent éclairer son choix. Le premier est l’effet déclaratif qui préside à la rédaction des textes légaux censés répondre à un problème de société. Comme la loi DADVSI, Hadopi a d’abord pour fonction de rassurer les lobbies des producteurs et ayant-droit, d’afficher la fermeté du gouvernement et d’effaroucher les internautes. L’ancien ministre de l’intérieur sait bien qu’en plantant un gendarme virtuel au bord des autoroutes de l’information, il obligera les usagers à mettre le pied sur le frein.

Mais Hadopi vise aussi à préparer le filtrage du Net. Cet objectif, qui n’apparaît pour l’instant que comme un effet secondaire de la « riposte graduée », est pourtant affiché en toutes lettres par l’acronyme qui sert à désigner la loi « Création et Internet » — et qui nomme en réalité la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi).

A l’instar du CSA pour l’audiovisuel, la Haute autorité a vocation à devenir l’organe de contrôle et de régulation du web. Après avoir muselé la télévision publique, puis mis la presse sous assistance respiratoire, il restait au président de la République à s’assurer de la domestication de ce canal rebelle, qui est aujourd’hui l’un des derniers lieux de critique active de la politique gouvernementale.

Pour surveiller le piratage, Hadopi suppose la mise en place par l’industrie des télécoms de bases de données des connexions des usagers, de procédures et de services dédiés à leur exploitation, dont le Conseil général des technologies de l’information a évalué le coût à plus de 70 millions d’euros (5). Grâce à cet outil et à l’élaboration de « listes blanches » expurgées des sites « inappropriés » (6), les services de l’Etat disposeront de moyens sans précédent de contrôle des échanges en ligne. Il suffira de doter la Haute autorité de pouvoirs accrus pour s’assurer du verrouillage du réseau.

Hadopi est soit une loi inutile, soit une loi politique. Devant l’insistance des pouvoirs publics à criminaliser Internet, on peut craindre qu’elle serve de terrain d’expérimentation à l’extension du contrôle du dernier média libre.

André Gunthert
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-03-12-Hadopi

Agir en 5 minutes contre HADOPI !
http://www.laquadrature.net/HADOPI
Voir aussi :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Hadopi


 Truc 015

Salah Hamouri ; Communiqué du Conseil national de l’AFPS
publié le mardi 10 mars 2009
http://www.france-palestine.org/article11324.html

Le Conseil national de l’AFPS (Association France-Palestine Solidarité) réuni à Ivry, les 7 et 8 mars, tient à exprimer sa plus vive protestation face à l’attitude inacceptable adoptée continûment par les autorités françaises vis à vis de la situation de notre compatriote franco-palestinien, Salah Hamouri, incarcéré bien qu’il soit innocent depuis 4 ans dans les geôles israéliennes.

Alors que le Président de la République a pris le soin de recevoir toutes les familles de Français et de Françaises « en difficulté » à l’étranger afin de leur apporter soutien et aide, et ceci « quoi qu’ils aient fait », il se refuse de recevoir la famille de Salah Hamouri ou bien les amis parlementaires solidaires de ce jeune Français.

Plus encore, il n’a en aucun cas agi de manière déterminée pour obtenir auprès des autorités israéliennes, en utilisant tous les moyens disponibles, la libération de notre jeune compatriote.

Notre protestation s’adresse aussi au ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui n’a réservé que quelques minutes d’entretien aux parents de Salah Hamouri au Consulat général de France à Jérusalem. Elle s’adresse également à la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade, dont l’inefficacité manifeste est égale à l’inexistante crédibilité de l’Ambassadeur français aux Droits de l’Homme, François Zimeray.

Cet ensemble de comportements souligne que les autorités françaises, toutes confondues, ont décidé de refuser d’apporter le soutien qu’ils ont accordé pour tous les autres à notre jeune compatriote qui aura 24 ans le 25 avril prochain. Lourde est leur responsabilité.

Salah Hamouri, nous tenons à le redire hautement, n’est accusé d’aucun acte concret ni d’aucune accusation établie sur des faits tangibles et prouvés tandis qu’il a été l’objet d’un chantage ignoble du tribunal militaire de la « Force occupante » installé à Ofer, en Cisjordanie. Chacun sait bien, qui est en situation de responsabilité, que Salah a été contraint de s’accuser faussement d’intentions non réalisées sous peine de se voir condamner à une peine de prison beaucoup plus lourde encore que celle décidée, soit 7 ans d’incarcération ferme.

Le Conseil national de l’AFPS tient à manifester une nouvelle fois sa solidarité totale à Salah Hamouri et à sa famille dans ces épreuves douloureuses et amères.
Il a décidé que Salah Hamouri serait officiellement « invité d’honneur » de son prochain congrès national qui se tiendra en mai prochain.

Le Conseil national tient à réitérer la demande que la famille de Salah Hamouri soit reçue à l’Elysée et que son cas soit entendu et soutenu avec la même vigueur que tous les autres.

Salah Hamouri, dont le cas est passé sous silence par les médias audiovisuels, est une victime de l’occupation israélienne comme le sont avec lui 11.000 autres prisonniers palestiniens. Mais Salah Hamouri est aussi français. Et un Français vaut un autre Français.

Le Conseil national de l’AFPS tient à réaffirmer que la défense des droits de l’Homme et des libertés est universelle ou bien n’est pas. Il tient à redire que l’Etat d’Israël ne saurait être exonéré, en aucun cas et sous aucun motif, de sa politique d’occupation et des conséquences qu’elle entraîne.

Salah Hamouri est non pas coupable mais victime de cette politique israélienne d’occupation condamnée formellement par l’ONU.

Salah Hamouri doit recouvrer au plus vite la liberté.

Il revient aux autorités françaises de sortir de leur inacceptable et dangereuse politique du « deux poids, deux mesures » qui se manifeste encore clairement en cette circonstance particulière. Il leur revient d’exiger fermement sa libération auprès des autorités israéliennes.

Liberté pour Salah Hamouri, notre compatriote !

4 ans de prison – 4 ans de trop – ça suffit !

Ivry, le 8 mars 2009


 Truc 016


Message original --------
Sujet :
Reach : Ouf ?
Date :
Sat, 14 Mar 2009 22:09:33 +0100
De :
Pascal Desjours <pascal.desjours@desjou.rs>

Et qui apporte les preuves, puisqu’il s’agit de minimiser les coûts des essais ????
Pascal

à propos de la nouvelle réglementation chimique européenne (reach)
Reach : les dispenses d’essais se précisent
http://www.usinenouvelle.com/article/reach-les-dispenses-d-essais-se-precisent.160269
10/03/2009
Dans certaines conditions, les fabricants et importateurs de substances peuvent être dispensés des essais, parfois coûteux, imposés dans le cadre de la procédure d’enregistrement du réglement Reach. Reach vise en effet à répertorier les molécules de l’industrie chimique européenne, afin de protéger l’environnement de leurs risques. Ces conditions de dispenses viennent d’être précisées par un règlement communautaire. Trois critères différents ont été définis.

« Le premier critère exige la preuve, pièces justificatives à l’appui, que, quel que soit le scénario, l’exposition est nettement inférieure à une DNEL (niveau dérivé sans effet) ou une PNEC (concentration prévisible sans effet) pertinente, obtenue dans des conditions particulières » précise le réglement.

« Le deuxième critère exige la preuve, pièces justificatives à l’appui, que des conditions strictement contrôlées sont appliquées tout au long du cycle de vie. »

« Le troisième critère exige qu’en cas d’incorporation de la substance dans un article, la substance soit incorporée de manière à ce qu’aucune exposition ne puisse avoir lieu, qu’elle ne soit pas rejetée pendant la durée de son cycle de vie et qu’elle soit traitée conformément à des conditions strictement contrôlées à tous les stades de fabrication et de production. »

A.L.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
DNEL, 
Derived no effect level
Les DNEL sont les valeurs limites définies par Reach, estimant la dose ou concentration d’exposition au dessus de laquelle les populations humaines ne devraient pas être exposées. C’est la dose minimale pour un risque acceptable de cancers.
PNEC. De même, PNEC signifie « concentration sans effet prévisible sur l’environnement » : il s’agit du seuil au dessus duquel la substance a un effet nocif sur l’environnement.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

REACH, qu’est-ce que c’est ?
http://www.greenpeace.org/france/vigitox/informations/reach

La nouvelle réglementation chimique européenne a pour objectif d’offrir au public une meilleure protection vis-à-vis des substances chimiques intentionnellement produites. Il s’agit probablement de la réglementation la plus ambitieuse et la plus importante de ces 20 dernières années. La nouvelle réglementation REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques) changera en profondeur la manière dont les substances chimiques sont gérées.


 Truc 017


Message original --------
Sujet :
[Liste anti-délation]la chasse à la fraude fait des milliers de victimes... parmi les allocataires
Date :
Fri, 13 Mar 2009 15:14:31 +0100
De :
françois

Depuis janvier, des milliers d’allocataires se voient privés des aides au logement qu’ils percevaient jusqu’à présent. Les directions des Caisses d’allocations familiales (CAF) évoquent un « bug informatique », mais la Confédération nationale du logement (CNL) dénonce une « négligence inadmissible de l’administration, qui plonge les familles dans des situations dramatiques ».
Jusqu’à présent le montant des allocations était revu en juillet sur présentation de renseignements concernant les revenus perçus par les allocataires. Mais, cette année, les revenus ont été transmis par voie informatique, dès janvier, directement des services des impôts aux CAF, faisant apparaître des différences entre les chiffres des CAF et ceux des impôts. Des milliers d’allocataires ont eu la mauvaise surprise de voir leurs aides au logement diminuées ou suspendues, ce qui a provoqué un afflux de demandes.
Le retard occasionné et le manque de personnel – pour la période 2004-2008, 900 postes ont été supprimés dans l’ensemble des CAF – provoquent des engorgements. Les dossiers en souffrance s’accumulent, les personnels sont sous pression, les usagers s’impatientent. Des CAF se ferment au public, d’autres se mettent en grève – comme dans les Bouches-du-Rhône...
On peut, dès maintenant, craindre que la prochaine prise en compte du Revenu de solidarité active (RSA) ait des conséquences encore plus importantes...
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3173

cordialement
françois


 Truc 018


Message original --------
Sujet :
tr : Fw : Pour info... tristement
Date :
Thu, 12 Mar 2009)
De :
c.pieters

mercredi 25 février 2009
les gendarmes sont entrés dans l’établissement
http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/02/les-gendarmes-sont-entres-dans.html

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Vendredi 6 février 2009 à 11h00 les gendarmes sont entrés dans l’établissement dont j’assure la direction, ils ont traversé la cour au milieu des élèves et ont demandé à me parler au sujet d’un élève. Les gendarmes m’ont interrogée sur le comportement, l’assiduité et la tenue vestimentaire de cet élève.

Je suis directrice d’une école maternelle, cet élève est en petite section, il n’a que trois ans.

Je me permets de vous adresser cette lettre car que je suis encore choquée de cette intrusion et des questions posées, relevant beaucoup plus d’appréciations que de remarques reposant sur des faits réels constatés. Comment le comportement d’un élève dans la structure école, peut-il être interprété à l’extérieur par des personnes non qualifiées ?

Jamais les gendarmes n’ont fait allusion à une suspicion de mauvais traitement à l’encontre de cet élève, ils ne m’ont pas plus questionnée sur ses propres représentations de sa vie à la maison ou à l’école. Que voulaient-ils me faire dire en m’interrogeant sur son comportement, son absentéisme ou sa tenue vestimentaire ? Cet enfant ne pose aucun problème au sein de l’école.

En quoi la tenue vestimentaire d’un enfant de trois ans peut-elle poser un problème d’ordre public ? L’école n’étant obligatoire qu’à partir de six ans en quoi l’absentéisme de cet enfant plutôt que d’un autre qui a prolongé ses vacances, peut-il interroger ? Une enquête est-elle en cours ? Pour quelle raison n’y a-t-il pas eu enquête sociale ? Notre démarche relève du signalement au RASED (tant qu’il sera là), ou aux médecins et infirmières scolaires (ou PMI) . Cette intrusion signifie-t-elle que je n’ai pas assuré ma mission ? Qui est chargé de le vérifier ? Pour le moment, vous Monsieur l’Inspecteur d’Académie, par l’intermédiaire de votre représentante, l’Inspectrice de l’Education Nationale

Ces dernières semaines dans des écoles voisines, des directeurs ont été interrogés sur leur participation et celle de leurs collègues aux mouvements de grève, ailleurs ce sont les évaluations CM2 qui se sont déroulées sous haute surveillance , que se passe-t-il ? Pourquoi et à la demande de qui les gendarmes investissent-ils les écoles ? Que dire des rafles d’enfants sans papiers, qui nous renvoient à une période bien triste de notre histoire ?

Notre malaise ne fait que s’accroître avec des interventions multiples et souvent déplacées de représentants de l’état ou des collectivités (intrusions pendant le temps scolaire des forces de l’ordre, ou de Maires, en opposition avec ce qui se fait à l’école).

Quand j’ai passé l’entretien de directrice en 2OO2, personne ne m’a demandé si j’accepterai en tant que directrice de ficher mes élèves contre l’avis de leurs parents. Personne ne m’a prévenue que les gendarmes pourraient entrer dans l’école et m’interroger sur la tenue vestimentaire des enfants, le travail de mes collègues , ma participation à un mouvement de grève ou signaler un enfant sans papiers.

Aujourd’hui, avec la mise en place du fichier Base Elève et Base Nationale Identifiant Elève, avec la loi sur la prévention de la délinquance, les devoirs de directrice d’école m’obligeraient à des comportements que je juge indignes d’un enseignant, dois-je y perdre toute humanité ? La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen demeure la base des valeurs que je défends.

En tant que directrice ,je refuse de rentrer mes élèves dans le fichier Base Elèves sans l’autorisation de leurs parents, je refuse de répondre à des questions personnelles concernant un élève si elles n’ont pas pour but l’intérêt et la protection de l’enfant.

Je vous demande, au nom de la liberté de chacun de choisir en conscience et en toutes connaissances de cause, de bien vouloir informer à l’avenir les futurs directeurs et directrices, d’écoles, d’EPEP , de leurs obligations et du rôle qu’ils auront à jouer dans le contexte actuel de répression et d’atteinte aux libertés individuelles.
Je prends la liberté de faire connaître cette lettre et de l’associer à d’autres courriers similaires car elle s’inscrit dans une prise de conscience et une action collective de défense du service public d’éducation.
Je vous prie de croire Monsieur l’Inspecteur d’Académie à l’expression de mes respectueuses salutations, ainsi qu’à mon attachement à l’école publique , à la Liberté , à l’ Egalité et à la Fraternité.

Armelle Huitric, Professeur des écoles, Directrice d’école maternelle, Gers


 Truc 019

Les philatélistes doivent-ils participer à la manifestation du 19 mars pour se faire entendre ? par Alain Legrand
http://www.philatelie-populaire.com/spip.php?article276

Les philatélistes doivent-ils participer à la manif du 19 mars pour se faire entendre ?

Les états généraux sont finis depuis près d’un an. C’est un fiasco ! Rien n’en sort. Alors comme l’ont fait nos ainés en 1789, après les états généraux, la révolution ?

Notre président prétend tout gérer, mais en fait papillonne beaucoup et aucun sujet n’est abordé sur le fond ni résolu (sauf les fonds versés aux membres du MEDEF, vice-présidé par son frère !).

Pour la philatélie, rien n’a changé depuis un an. On n ous enfume avec la taille-douce (avec la complicité de quelques médias philatéliques et d’une partie de la FFAP). Ainsi les problèmes principaux ne sont pas traités, comme par exemple
- la prolifération des émissions
- la privatisation des émissions via la privatisation des postes et la perte de la valeur fiduciaire des timbres qu"elle va entrainer, avec toutes les conséquences prévisibles sur la valeur réelle des timbres
- la non prise en compte des évolutions de la société par les philatélistes
- la marginalisation de la philatélie et des philatélistes

Alors, les philatélistes pour se faire entendre doivent-ils descendre dans la rue le 19 mars ? La question mérite d’être posée. Certes nous serions noyés dans la masse et bien peu visibles, mais le symbole serait là. Nous avons au moins un point d’accord avec la plate-forme des syndicats : celui de la défense du service public de la Poste qui émet nos timbres bien-aimés.

Mais il y a d’auytres actions possibles. Sans aller jusqu’à boycotter les nouveautés (assez irréaliste, il faut en convenir). par exemple :

- ne plus participer aux "premiers jours" pendant quelques temps, un ou deux mois par exemple, histoire que Phil@poste prennent enfin en compte nos justes revendications.
- manifester devant le prochain Salon d’automne et y boycotter le stand de la poste
- envoyer nos revendications à M. Sarkozy, qui avait promis de s’occuper la philatélie. rappelons que ces courriers bénéficient de la franchise postale s’ils sont adressé à « M. le Président de la République ».

Et je suis sûr que vous trouverez aussi des idées plus originales et efficaces pour vous faire entendre.

Il est temps de nous prendre en main, sans attendre un improbable « deus ex machina » !

Cet article a été mis en ligne le 25 février 2009.


 Truc 020

Grève interprofessionnelle le jeudi 19 mars 2009
http://www.19mars2009.fr/

à l’appel des organisations syndicales

Face à la crise, mobilisons-nous !
 

Appel

des organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance.

En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé.

 

Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités.

La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée.

Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés.

La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade.

Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels.

Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.

En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :

- défendre l’emploi privé et public ;

- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;

- exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;

- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.

Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.

Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.


 Truc 021

09/03/2009
Facebook, le meilleur ami du détective privé
http://www.liberation.fr/societe/0101553055-les-detectives-prives-a-l-heure-de-facebook
Comment le Net a bouleversé la pratique de la profession, réunie en Etats généraux vendredi à Paris.

MARIE PIQUEMAL

« Vous n’imaginez pas tout ce qu’on peut savoir en quelques clics de souris… Donnez-moi deux heures, et je saurai tout sur vous ». Le Nestor Burma moderne, costard cravate et iPhone, vous épie avant tout via la Toile. « C’est comme tout, notre métier évolue avec le temps. Avant on faisait des filatures à vélo, maintenant on utilise Internet et les satellites… Il n’y a rien d’extraordinaire là-dedans », assure Goolam Monsoor, détective privé – ou plutôt, comme on dit dans le métier, « ARP » pour agent de recherches privées. Vendredi, il participait aux Etats généraux de la profession organisés par les trois principaux syndicats pour dépoussiérer l’image du métier.
« 95% des infos sont en accès libre »

Premier conseil (de débutant) d’Yves Conversano, directeur de la principale école de détectives privés en France (IFAR) : « Consulter les pages blanches. » Plus besoin de stocker les botins de tous les départements français pour rechercher par exemple l’adresse de la maîtresse du mari. « C’est tout bête, parfaitement légal et d’une efficacité redoutable », poursuit le détective qui forme une quinzaine d’étudiants chaque année. « Pourquoi prendre le risque d’enfreindre la loi, alors que 95% des informations sont accessibles facilement et en toute légalité », renchérit Alain Juillet, haut responsable de l’Etat chargé de l’intelligence économique depuis 2003. « C’est un peu comme si toutes les informations étaient servies sur un plateau », résume un agent, vingt ans de métier dans les bottes.

Par exemple, pour connaître le nom d’un gérant d’entreprise, « plus besoin de se taper quatre heures de queue au greffe du tribunal de commerce. On consulte Infogreffe.fr, et c’est une matinée de travail de gagnée ». Et tout est à l’avenant : archives de presse, état civil... Internet accélère et simplifie les recherches, même si « le Minitel nous avait déjà bien simplifié la vie », tient à rappeler Alain Bernier, le président du principal syndicat (le CNSP-ARP). Il avoue au passage s’en servir encore un peu aujourd’hui.
Les détectives adorent Facebook

Le GPS améliore aussi « sacrément » le quotidien des détectives. « Quel progrès ! Plus besoin de rester planquer des heures dans la voiture pour surveiller la femme d’un mari jaloux. Avec le GPS tracking (intégrés dans de plus en plus de téléphones, ndlr), on peut suivre ses déplacements », souffle un spécialiste des affaires de couple, iPhone à la main.

Mais la dernière révolution dans le métier vient des réseaux sociaux, comme Facebook ou Copains d’avant. « C’est un outil de travail. Quand on commence une enquête, on vérifie si la personne recherchée a un profil sur Facebook, c’est le b-a ba... », assure un jeune détective, fraîchement sorti d’école. Un autre, installé à Lille depuis quinze ans : « Les gens racontent toute leur vie en détail. Et le plus fou : les informations sont exactes, la plupart ne mentent même pas. »

Mais, par « professionnalisme », il assure aller toujours vérifier sur le terrain les informations trouvées sur le Net. Question de principe et d’habitude. « Je préfère le contact humain. On en apprend beaucoup en allant chez les gens. Le classique “Bonjour, je viens pour le recensement” est une valeur sûre ».

« Il n’empêche, Facebook est très efficace, bien plus utile que les fichiers policiers comme Edvige. La Cnil ne nous met pas des bâtons dans les roues », s’enflamme Alain Juillet, soulevant des rires (un peu pincés) parmi la grosse centaine d’agents de recherche présents vendredi sur les 1.500 qui exercent sur le territoire.
Facile de créer une adresse mail...

Ils ont beau dire, on peine à comprendre comment ces détectives trouvent tant d’informations privées, en toute légalité, sur le Web. Comment, par exemple, forcer le passage sur Facebook, alors que les utilisateurs peuvent limiter l’accès à une communauté d’amis.

Première réponse, officielle, du directeur de l’école de détectives privés : « Toutes les techniques apprises aux élèves sont parfaitement légales. » Deuxième réponse, plus énigmatique (sourire en coin, certainement un héritage des vieilles séries américaines), du genre « un bon agent, c’est comme un magicien. Il a plein de tours dans son sac. Si on dévoile les ficelles, il n’y a plus de magie... »

Après plusieurs tentatives, on en apprend un peu plus : « N’importe qui peut créer de faux comptes Facebook... Il suffit de se faire passer pour une vieille connaissance, et les portes s’ouvrent. On peut aussi se créer autant d’adresses mail que nécessaire », en utilisant le nom des amis repérés sur un réseau. Ou alors en utilisant des noms passe-partout qui rassurent : « On a tous des adresses, type M. Dupont ou Mme Durand, hyper efficaces : les gens tombent dans le panneau à chaque fois. Ils nous disent tout ce que l’on veut savoir. »


 Truc 022

Drôle, Stéphane Guillon ? L’humour du chroniqueur de France Inter est parfois grinçant ? Cynique ?
"test it" et fais/tes toi/vous, toi/vous même une opinion...

 * 11/03/2009 >Rien sur Ségolène Royal
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=77416

 * 10/03/2009 >Eric Besson contre le cinéma hors-la-loi
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=77375

 * 09/03/2009 >Stéphane Guillon - Week-end au Mexique !
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=77335

 * 04/03/2009 >Stéphane Guillon - Druckerite
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=77148

 * 03/03/2009 >Stéphane Guillon - Enfin la reconnaissance du président !
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=77119

 * 02/03/2009 >Stéphane Guillon - La république des copains
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=77066

 * 26/02/2009 >Stéphane Guillon - Le camouflage de la hausse des prix
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=76947

 * 25/02/2009 >Stéphane Guillon - Pas de Rolex à 50 ans !
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=76902

 * 24/02/2009 >Stéphane Guillon - Réponse à Jean-Michel Apathie
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=76865

 * 23/02/2009 >Stéphane Guillon - Le salon de l’agriculture sous haute surveillance
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=76898

 * 18/02/2009 >Stéphane Guillon - Rien sur le physique de Martine Aubry
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=76675

 * 17/02/2009 >Stéphane Guillon - Visite de DSK à France Inter : tous aux abris
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=76638

et plus encore :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/archives.php


 Truc 023

Droit de suite
Vacances au Mexique des Sarkozy : l’Elysée a menti
Par Rue89 Droit de suite | 14/03/2009 | 16H59
http://www.rue89.com/2009/03/14/vacances-au-mexique-des-sarkozy-lelysee-a-menti

Vacances polémiques, suite. Le Mexique a officiellement contredit la version de l’Elysée : le couple Sarkozy a bien été invité par un « groupe d’entrepreneurs mexicains » pendant la partie privée du voyage présidentiel. La présidence
française affirme que cette partie du séjour s’est faite « à l’invitation du président Calderon ». Problème : l’un des hôtes, le banquier Roberto Hernandez Ramirez, a une réputation sulfureuse : il a été accusé par des médias mexicains et américains d’être lié au narco-trafic.

A chaque vacances privées du président, l’histoire se répète : Nicolas Sarkozy trouve toujours un moyen de se faire inviter aux frais de riches hôtes, en général milliardaires. S’agissant de sa dernière escapade, la nouveauté est venue de Mexico, sous la forme d’un simple communiqué du secrétariat des Affaires étrangères :

 « En marge de la visite d’Etat du président Sarkozy à l’invitation du
 président Calderon, un groupe d’entrepreneurs mexicains a mis à la disposition du président Sarkozy une résidence sur la côte de l’Etat de Jalisco pour la durée de son séjour précédent ses activités officielles. »

Or, dès les premières interrogations de la presse, le communicant de l’Elysée, Franck Louvrier, avançait une version bien différente :

 « Quand on vous fait un cadeau, vous ne demandez pas qui a payé pour vous. Allez interroger la présidence mexicaine ! »

Evidemment, interrogé par son opposition de gauche, l’exécutif a dû se rendre à l’évidence : les autorités mexicaines n’ont pas déboursé un peso pour ce séjour privé. Derrière ce « groupe d’entrepreneurs mexicains », il faut donc comprendre le propriétaire de l’hôtel de luxe El Tamarindo Beach and Golf Ressort, dans lequel le couple Sarkozy a séjourné du vendredi après-midi au dimanche matin : Roberto Hernandez Ramirez. Comme Rue89 l’expliquait dès mercredi :

 « Personne n’a relevé que le banquier Roberto Hernandez Ramirez, ancien PDG de la banque Banamex et membre du conseil d’administration de Citigroup (une des plus grandes institutions financières de la planète), souffre d’une réputation pour le moins sulfureuse. Dans les années 1990, il a été soupçonné au Mexique de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine et de participer au blanchiment de l’argent de la drogue. »

Qui plus est, le « cadeau » des « entrepreneurs mexicains » n’est pas une simple pension de famille. Comme l’indique le site de l’hôtel, la villa présidentielle où les Sarkozy se sont installés est un vrai petit palais :

 « Cette luxueuse villa, située en front de mer, a été récemment installée. Avec ses deux étages, elle comprend une grande suite au deuxième, incluant une salle de bains, une douche extérieure et une terrasse avec un jacuzzi privatif. Le premier étage dispose d’une cuisine complète, une salle à manger, un salon, un écran plat de 52 pouces avec lecteur DVD et CD, ainsi qu’une grande terrasse pour dîner à l’extérieur, une piscine équipée d’un jacuzzi. »

Du 3 janvier au 30 avril 2009, le tarif de cette villa présidentielle est de 3500 dollars la nuit pour deux personnes, plus une taxe locale de 17% et 10% pour le service. Ce tarif inclue les cours de Yoga ou de gym Pilates, l’usage du court de tennis, une bouteille de vin et un plateau de fruits frais, le wifi. Mais pas le petit déjeuner. L’addition est réglable directement à l’hôtel, mais uniquement en pesos.

Enfin, selon Mediapart, si Nicolas Sarkozy n’a pas rencontré son bienfaiteur en privé, il a tout de même dîné avec lui, lundi soir, lors de la réception donnée par le président Calderon, où se pressait une centaine d’invités. Felipe Calderon et Roberto Hernandez Ramirez se connaissent depuis la faculté. De quoi sceller une amitié durable.

David Servenay

Voir aussi :
Mexique - France : Sarkozy a-t-il séjourné chez un narco présumé ?
http://www.camer.be/index1.php?art=4982

Sarkozy, la plage, la poudre et le milliardaire par Sylvain Besson
http://letemps.ch/Page/Uuid/65b30030-1017-11de-87cd-ecb37533225e/

en accès limité...
http://www.mediapart.fr/journal/france/080309/une-grosse-rechute-bling-bling-pour-le-couple-sarkozy

A propos de Roberto Hernandez Ramirez, En Espagnol :
http://www.poresto.net/component/search/Roberto%20Hernandez?ordering=&searchphrase=all

en anglais :
http://en.wikipedia.org/wiki/Roberto_Hern%C3%A1ndez_Ram%C3%ADrez
Por Esto ! also filed federal criminal complaints against Hernández for drug trafficking, for the robbery of national archeological treasures (his properties include the ancient Mayan ruins of Chac Mool), and for the environmental destruction caused by the drug-dealing operations to the Sian Ka’an nature preserve [2]. Following several articles, Ramirez and his bank, the Banco Nacional de Mexico, deposed a courtsuit against Por Esto ! and Al Giordano, a drug expert who had published a story concerning these allegations in Narco News. Both Mexico and the Supreme Court of the State of New York disavowed Ramirez [4].


 Truc 024


Message original --------
Sujet :
Action de masse contre l’OTAN avant Strasbourg
Date :
Sun, 15 Mar 2009 23:39:45 +0100
De :
Les désobéissants

Samedi 21 mars, nous fermons l’OTAN à Bruxelles... en attendant Strasbourg !

60 ans de l’OTAN, c’est assez !

L’action NATO GAME OVER du 21 mars, ce sont deux choses :

- Une action de désobéissance civile
NATO GAME OVER est une action de désobéissance civile. Nous essaierons de rentrer sur le terrain de l’OTAN en vue d’y fermer les portes, les fenêtres et les entrées principales. Nous commettrons donc un petit délit et ce, en vue de prévenir un plus grand crime de guerre. Nous sommes ainsi soutenus par le droit international.

- Une cérémonie d’adieu à l’OTAN
Tu préfères ne pas rentrer dans l’OTAN ? Nous t’invitons alors à rejoindre la cérémonie d’adieu à l’’OTAN qui aura lieu aux alentours du quartier général de l’OTAN. Happening musical, cérémonie d’adieu et réception seront au rendez-vous.

Comment participer à l’action de désobéissance civile ou à la cérémonie ?

Tu arrives à Bruxelles ?
Un rendez-vous pour le briefing de l’action et de la cérémonie est prévu le samedi 21 mars à 10h30 à "De Kriekelaar", au 86 rue Gallait à 1030 Bruxelles (Schaerbeek). Un briefing y sera donné avec toutes les informations pratiques et juridiques. Vous y formerez les groupes d’actions et partirez en bus, en voiture, en vélo et en transport en commun vers le Quartier Général de l’OTAN à Evere. N’hésite donc pas à venir en vélo, et à prendre un peu d’argent pour les transports en commun si nécessaire.
Plus d’infos : benoit@vredesactie.be, 0484 05 20 28, www.vredesactie.be

Tu habites à Liège ou dans ses environs ?
Un Car partira de Liège pour Bruxelles.
Rdv à 10h précises au CP-CR, rue Jonruelle n° 13 à Liège (quartier St-Léonard). PAF : 5 €
Réservation indispensable et infos : Alice : 04 221 95 86 ou par mail : alice.minette@fgtb.be

Tu habites à Louvain-La-Neuve ou dans ses environs ?
Le groupe de Louvain-La-Neuve se donne rdv à 9 h 25 sur le quai de la gare de LLN pour prendre le train de 9 h 30 ou à 9 h 42 sur le quai de la gare d’Ottignies pour prendre le train de 9 h 47. Vous rejoindrez ensuite le point de rdv à Bruxelles où le Briefing de l’action ou de la cérémonie vous sera donné.
Plus d’infos : Jean-Pierre : 010/45.58.90 ou par mail : gfhd28@gmail.com

Pratique !
- N’oublie pas ta carte d’identité.
- Pour les activistes, des échelles et des tapis vous seront fournis. Néanmoins, n’hésitez pas à venir avec un morceau de tapis au cas où on se retrouve à beaucoup plus que prévu !

Plus d’infos : benoit@vredesactie.be, www.vredesactie.be

Pour participer (transport, hébergement, formation, action) au blocage du sommet européen de l’OTAN à Strasbourg les 3-4 avril, contactez manifeste@desobeir.net

www.desobeir.net


 Truc 025

Enquête sur les raisins de table au sein de l’UE :
des ONG détectent des pesticides, parfois interdits, souvent préoccupants et en grand nombre dans des raisins de certains supermarchés !
http://www.mdrgf.org/news/news241108_raisin_supermarche_pesticides.html

Une grande enquête a été menée par 5 ONG , dont le MDRGF pour la France, dans 5 pays européens ( Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont préoccupants :

 

Résultats globaux.

> 99,2% des raisins analysés contenaient des résidus de pesticides ! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides.

> 0.65mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.

> 20% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides différents.

> 4,8% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu’on ne doit pas dépasser !

> 3 échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production.

> Un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë de l’Organisation mondiale de la santé ! Le dépassement de cette dose de référence, même une seule fois, peut endommager la santé humaine, en particulier la santé des enfants.

> Et parmi tous ces pesticides de nombreuses matières actives présentaient des risques potentiels pour la santé. On a trouvé des pesticides neurotoxiques, suspectés d’être cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal.

Et pour la France ?

> 100% des 25 échantillons testés étaient contaminés.

> 0,73mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.

> 44% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides. 51 pesticides différents ont été détectés au total.

> 8,5 pesticides par échantillon en moyenne ! Le record pour l’enquête : 16 pesticides dans un échantillon de raisin acheté !

> 16% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu’on ne doit pas dépasser !

> Cerise sur le gâteau, des pesticides interdits d’usage dans toute l’UE ou dans le pays de production ont été retrouvés ! En effet, 2 échantillons de raisins italiens contenaient de l’endosulfan, un pesticide interdit dans toute l’UE. Comme le DDT, l’endosulfan est un polluant organique persistant (POPs) qui provoque des dommages à long terme pour l’environnement. De plus, un autre échantillon de raisin italien contenait l’insecticide bromopropylate qui n’est plus autorisé en Italie depuis fin 2007  !


 Truc 026


Message original --------
Sujet :
le desordre les failles et les craquements
Date :
Sun, 15 Mar 2009 13:25:28 +0100 (CET)
De :
mefiance@mefiance.org

Brèves du désordre
http://cettesemaine.free.fr/spip/

« Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons sur le site ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre de classe n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution. »

http://cettesemaine.free.fr/spip/


 Truc 027


Message original --------
Sujet :
Le statut d’auto-entrepreneur ou l’argentinisation du salariat.
Date :
Sun, 15 Mar 2009
De :
mefiance@mefiance.org

Le statut d’auto-entrepreneur ou l’argentinisation du salariat.
Pas de lien source...

L’idée de ce texte n’est pas de faire un travail juridique fouillé et comparatif entre le statut d’auto-entrepreneur français et le monotributo argentin (vous allez comprendre). Je laisse ce boulot aux juristes ayant une fibre sociale et latinoaméricaniste prononcée -ça doit bien pouvoir se trouver.

En écoutant l’émission Là-bas si j’y suis du jeudi 12 mars, consacrée au nouveau statut d’auto-entrepreneur, censé remettre la France au travail et ayant suscité l’intérêt de 67 000 personnes depuis sa mise en application au 1er janvier dernier, j’ai sursauté en me rendant compte de la similarité entre le statut d’auto-entrepreneur et celui des monotributistas argentins (vous allez comprendre) et ce, du point de vue le plus pervers.
Créé dans les années 90 sous la présidence de Carlos Saul Menem (que d’aucun nomment la « deuxième décade infâme » en référence à une première décade, datant des années 1930 durant laquelle la classe politique se vautrait dans les magouilles les plus crasses) le monotributo fait partie d’une des mesures de réforme des impôts prises à cette période.
Jusque là, le système avait toujours fonctionné sans réelle stratégie impositive telle qu’on peut la constater par exemple en France (excepté l’impôt sur la valeur ajoutée ou IVA en castillan). L’impôt fonctionnait donc de manière à remplir ponctuellement les caisses de l’Etat afin de payer la dette ou financer tel ou tel projet. Dans ce cadre, les petits commerçants avaient à payer une importante somme d’impôts dont l’IVA mais aussi l’impôt sur les bénéfices, les cotisations retraite ou des taxes pour financer plusieurs œuvres sociales. Afin de faciliter la tâche et de ne faire payer plus qu’une seule taxe, le gouvernement Menem de l’époque a mis en place le monotributo. Ce dernier impôt est donc censé remplacer tous les autres, y compris les cotisations retraites…
Le premier problème c’est que, la somme à payer n’étant pas très élevée (et le monotributo somme toute assez récent), des doutes se posent quand à l’efficacité réelle et l’importance des fonds ainsi dégagés pour payer lesdites retraites. Le même problème se pose pour les œuvres sociales. Sur ce dernier point notons que dans le cadre salarial, l’employé devait verser 3% de son salaire aux oeuvres et le patron, en reverser 6%. Aujourd’hui, seul le monotributista se doit de reverser un pourcentage de l’ordre de 3% (pourcentage l’assimilant d’ailleurs symboliquement à un salarié) soit, pour une moyenne de 600 pesos, 20 qui iraient aux œuvres sociales.

Mais le gros soucis du monotributo qui nous intéresse tout particulièrement ici, c’est qu’il fait passer n’importe quelle personne s’inscrivant en tant que telle et sans plus de vérification, dans la catégorie des entrepreneurs individuels. Or, aux entrepreneurs individuels, personne ne se charge de leur payer les frais d’accident, de maladie, de chômage de cotisations retraite ou de congés… et c’est ce qui semblerait se profiler avec le statut d’auto-entrepreneur. Il s’agissait d’une telle aubaine, qu’au début des années 2000, l’Etat argentin lui-même a pu « embaucher » un nombre important de personnes sous ce statut (50% des « fonctionnaires » en auraient été victimes) qui n’étaient donc pas reconnues comme fonctionnaires mais comme accomplissant une tâche déterminée pour un employeur se nommant : l’Etat.

Pour ma part, mon « terrain » d’aspirant anthropologue a tourné autour de coursiers motorisés nommés « motoqueros ». Représentant entre 50 et 58 000 travailleurs seulement pour la ville de Buenos Aires, ce secteur fait partie de ce que l’on nomme pudiquement : l’économie informelle. Autrement dit, les coursiers travaillent au noir pour des patrons d’agence elle-mêmes illégales, mais bénéficiant de largesses de la part des institutions. Pourquoi ces largesses me direz-vous ? Parce que beaucoup de ces patrons sont d’anciens flics ayant gardé leurs réseaux et que, l’immense majorité des entreprises installées dans le Microcentro (la City locale) de Buenos Aires ont recours aux services des différentes agences de motoqueros, sans aucun scrupule.
Il est ainsi à la portée de tout le monde ayant un peu de mise départ d’ouvrir une agence, simplement en louant un local, en installant une ligne téléphonique, en dégottant deux ou trois clients (dans un premier temps) et quelques coursiers déclassés et crevant la dalle prêt à bosser comme des dingues pour quelques pesos (souvent plus de douze heures pour un boulot qui ne permet même pas d’atteindre le salaire minimum).
La situation est d’autant plus favorable pour les patrons d’agence que, les entreprises dont nous avons parlé précédemment ne sont pas des modèles d’éthiques et de savoir vivre et ont mené la vie dure aux rares expériences coopérativistes qu’ont pu monter les coursiers, au cours de leurs luttes -le secteur étant hyper-combatif... Entre dominants, on s’entend, n’est-ce pas ?
Les coursiers sont donc à la fois victimes de leurs patrons et de leur clients... elle est pas belle la vie ?
Je retombe ainsi sur mes pattes concernant le statut d’auto-entrepreneur -ou plus exactement, le monotributo. Car, les patrons d’agence, pas cons, ont vite compris l’intérêt d’utiliser, à l’instar de l’Etat, une telle disposition et ont vite fait d’obliger tous les coursiers à s’inscrire sous le statut de monotributista. Ce qui, en cas d’accident grave (un pas par jour à Buenos Aires) leur permet d’arguer de cette qualité de monotributista à l’encontre du coursier indélicat qui chercherait à faire payer à son employeur des frais médicaux. De la même manière, les patrons d’agence ont beau jeu de ne pas répondre aux sollicitations des coursiers dont l’immense majorité pâti de conditions de sécurité ou de salubrité purement déplorables, puisque juridiquement et fiscalement, ces derniers sont considérés comme des travailleurs indépendants. 

Vous comprenez où je veux en venir ?

Autrement dit le statut d’auto-entrepreneur (comme le démontre brillamment, le reportage de Pascale Pascariello, de Làs-bas... du 12 mars) va permettre à n’importe quel patron français de faire du chantage à ses salariés sur le thème : c’est l’auto-entreprise ou la porte... et l’auto-entreprise c’est pas de congé maternité, pas de vacances, pas de chômage, pas de retraites, etc., etc.
bienvenu dans le meilleur des mondes.

Guillaume de Gracia, doctorant en anthropologie

Ecouter Là-bas :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1637

Voir aussi :
http://www.auto-entrepreneur.fr/


 Truc 028


Message original --------
Sujet :
POUR DIFFUSION
Date :
Sat, 14 Mar 2009 02:36:22 +0100
De :
APPEL SAUVER HOPITAL PUBLIC

Chers signataires de l’appel pour « sauver l’hôpital public »,
site : http://www.appel-sauver-hopital.fr
Depuis le lancement de notre appel en juin dernier, nous avons sonné l’alerte, rencontré à plusieurs reprises des représentants du Ministère, la Ministre elle-même, et les Conseillers de l’Elysée. En vain. La seule chose que nous ayons obtenue, est un décalage accru entre les paroles de la Ministre Madame Roselyne Bachelot et ses actes.
1°) La Ministre récuse fermement le concept d’hôpital entreprise dont se réclamait le conseiller du président, Monsieur Raphaël Radane, qui nous avait affirmé « je ne vois pas de différence de gestion entre un hôpital et une entreprise d’aéronautique ». Mais la Ministre met en œuvre la pratique de l’hôpital entreprise avec un directeur d’hôpital qui pourra venir du privé, recevoir un salaire équivalent au privé. S’il ne réussit pas à assurer le redressement financier de l’hôpital, il pourra être limogé sans préavis et sans appel par le Directeur Général de l’agence Régionale de Santé, le véritable patron.
La loi prévoit également qu’en cas de « bénéfice d’un pôle », le chef de pôle puisse décider d’un « intéressement financier du personnel ». Des médecins pourront être payés au « bonus » ou à l’activité, ou mieux aux honoraires comme dans une clinique privée. D’ores et déjà, les hôpitaux cherchent à conquérir des « parts de marché ». La Ministre est contre le concept d’hôpital entreprise, mais elle le met en pratique.
2°) La Ministre affirme qu’elle ne fermera aucun hôpital, mais elle n’a évidemment jamais dit qu’elle ne fermerait aucune activité. La question posée est d’ailleurs celle des critères sur lesquels on décide de fermer ou de développer une activité. S’il s’agit de critères dépendant des besoins de la population, des progrès de la médecine, et de l’organisation des soins, il n’y a évidemment rien à redire. Il en va tout autrement si le critère est la rentabilité financière de l’activité. La fermeture du service de Maladies Infectieuses de l’Hôpital Saint-Joseph en raison du manque de rentabilité a suscité une légitime inquiétude, alors que les hôpitaux privés participant au service public sont souvent donnés en modèle
3°) L’ensemble des responsables politiques, du Président de la République au Secrétaire National de l’UMP le Docteur Philippe JUVIN, en passant par la Ministre, affirme que l’hôpital est sur-doté, consommant 64 % des dépenses de santé. La réalité est qu’il consomme 34 % des dépenses et que l’augmentation de ces dépenses est moins rapide que celles de la médecine de ville et surtout des médicaments. De même, la Ministre insiste sur le fait que le budget de l’hôpital augmentera de 3 % alors que, compte tenu de l’inflation et des dépenses engagées par l’Etat lui-même, le maintien strict de l’activité actuelle de l’hôpital nécessiterait une augmentation du budget de 4 % selon la Fédération Hospitalière de France.
4°) La Ministre répète que non seulement elle ne fermera pas d’hôpitaux, mais aussi qu’elle ne diminuera pas le personnel, alors même que la diminution de personnel est programmée dans de nombreux hôpitaux : 400 à Nantes, 650 à Nancy, plus de 600 à Paris, plus de 500 au Havre, 190 à Strasbourg, etc. Le total devrait atteindre, pour permettre « le redressement financier » des hôpitaux, une suppression de 20 000 à 30 000 emplois. Comment prétendre améliorer la qualité des soins avec de telles suppressions, qui toucheront non seulement le personnel administratif mais les infirmières et les médecins ?
5°) La Ministre prétend que la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » augmente le pouvoir des soignants, notamment le pouvoir médical. Dans les faits, il s’agit à l’évidence de l’inverse en traduisant dans la loi le mot d’ordre du Président, « un seul patron à l’hôpital » : le corps médical n’a plus aucun pouvoir décisionnaire, il ne peut plus donner que des avis consultatifs. Le directeur nomme et peut révoquer les membres du directoire et les chefs de pôle. Les services hospitaliers sont supprimés, remplacés par « d’éventuelles structures internes », laissés à la libre décision des chefs de pôle et du directeur. L’équipe médicale et paramédicale soignante, qui est à la base de l’hôpital, ne trouve pas la moindre mention dans la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires ». Cet hôpital, qui ne marchera plus que sur une seule jambe, est un hôpital qui ne marchera pas.
6°) La Ministre prétend qu’elle n’a pour objectif que l’amélioration de la qualité des soins et que la décision du financement à 100 % par la T2A a été justifiée par cet objectif. Or chacun sait que la T2A est un instrument purement quantitatif, qui ne mesure ni la qualité, ni l’indication des soins.
7°) La Ministre prétend alléger les tâches du service public qui reposent sur les épaules de l’hôpital public, en faisant partager le poids des contraintes par les cliniques privées à but lucratif. Elle se demande comment les défenseurs de l’hôpital public peuvent lui faire reproche d’une telle sollicitude. A la vérité, on voit mal comment le privé à but lucratif accepterait des missions non lucratives ou susceptibles de réduire les dividendes versés aux actionnaires. On voit bien par contre comment les cliniques privées à but lucratif peuvent proposer d’assumer certaines missions choisies relevant jusqu’ici du service public, par exemple d’accueillir les bras ouverts des internes de 4ème ou 5ème année qui feront défaut à l’hôpital public, mais pourront être ensuite « capturés » par les dites cliniques.
Finalement, la Ministre et le gouvernement parlent peu ou pas de l’objectif réel : la convergence public / privé, qui prend la forme d’une convergence tarifaire pour 2012. Cette mesure n’aurait de sens que dans une réelle convergence des pratiques et des modes de rémunération des personnels. Elle fait mine d’ignorer que les services rendus à la population ne sont nullement comparables. Et comme c’est souvent le cas, cette convergence se traduira en réalité par l’affaiblissement du service public et le développement du privé lucratif, réel objectif dont on se garde bien de faire la publicité.
Face à une telle politique caractérisée par l’écart de plus en plus grand entre les paroles et les actes, il est urgent de renforcer la mobilisation contre le volet hospitalier de la loi HPST (cf la lettre signée par 960 professionnels hospitaliers, médecins et paramédicaux)
Nous appelons les signataires de l’appel « sauver l’hôpital public » à :
- Diffuser cette lettre et l’adresse du site auprès de leurs proches ( http://www.appel-sauver-hopital.fr ), et relancer le recueil des signatures
- Alerter tous les élus,
- Participer aux actions unitaires pour la défense du service public hospitalier.
- Demander, avec nous, un véritable débat démocratique sur l’organisation de notre système de santé et son financement dans notre Pays. Les Américains veulent aujourd’hui le faire. Pourquoi les Français ne le pourraient-ils pas ?
Bien cordialement,
Alain Gaudric , Gisèle Hoarau, Dominique Vincenzi, Alain Sobel, Agnès Heurtier, Bruno Devergie, Jean Claude Pénochet,
 André Grimaldi
Pour signer l’appel :
http://www.appel-sauver-hopital.fr/spip.php?article666


 Truc 029


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Sujet :
Convoquée à l’IA mercredi, pour refus de Base Elèves : SOUTIEN !
Date :
Sat, 14 Mar 2009 00:18:55 +0000
De :
Ninon

Bonsoir à tous.
Pour ceux qui ne la connaissent pas, Anne-Marie est une amie. Je vous engage à suivre le lien pour lire son texte adressé à l’IA31
"Base Elève : obéissance ou conscience / contrôle social ou liberté"
 http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lirarticle-252147-1185710.html .
Je vous engage surtout à venir la soutenir, mercredi 18 mars à 17h, devant l’Inspection Académique de Haute-Garonne.

Nous devons être nombreux devant l’IA pour affirmer, nos enfants sont fichés, ne nous en fichons pas.
Nous devons être nombreux devant l’IA pour montrer qu’Anne-Marie a tout notre soutien.

Merci à tous ceux qui pourront être là, et merci de relayer l’info à vos réseaux. 
Ninon

COMMUNIQUE - Vendredi 12 mars
Mouvement des enseignants désobéisseurs en résistance fédérés par le blog Résistance pédagogique
 
Anne-Marie PONS, directrice à l’école maternelle de Lourde (31), est convoquée à l’Inspection Académique de la Haute-Garonne mercredi 18 mars à 17h.
 
Il s’agit de la suite donnée au texte qu’elle a adressé à l’IA le 2 mars dernier : "Base élèves : Obéissance ou conscience / Contrôle social ou liberté". Ce texte qui dénonce le fichage des enfants dès leur entrée à la maternelle a été publié sur le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école.
 
Anne-Marie PONS avait informé l’Inspection Académique qu’elle refusait, en conscience, d’entrer les données concernant les personnes mineures, en l’occurrence les enfants qui lui sont confiés en tant qu’institutrice chargée d’école. 
 
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A ANNE-MARIE PONS
MERCREDI 18 MARS A 17H
DEVANT L’INSPECTION ACADEMIQUE DE LA HAUTE-GARONNE


 Truc 030

Participez à la Semaine sans Pesticides du 20 au 30 mars 2009 !
http://mdrgf.c.topica.com/maamU48abONrBbLGgEmeafpL0Q/
Des collectivites, des entreprises, des associations et bien d’autres acteurs mettent en place, partout en France mais aussi dans le monde, des conferences, des projections de films, des débats, des expositions ou encore des spectacles, des sorties sur le terrain, des visites et portes ouvertes en jardins ou exploitations agricoles…

Vous pouvez agir depuis votre ordinateur : diffusez le clip de la semaine sans pesticides aupres de vos contacts :
http://www.dailymotion.com/video/x8mmq4_semaine-sans-pesticides_webcam


 Truc 031


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Sujet :
Vive la consommation…
Date :
Fri, 13 Mar 2009 08:27:43 +0100
De  :
Yves & Chantal Méjean

Si il est encore besoin de convaincre quelqu’un des méfaits de la grande distribution, voici une interview en vidéo de Christian Jacquiau, expert-comptable, conseiller de PME-PMI fournissant la grande distribution, il a vécu de l’intérieur les pratiques de la grande distribution qu’il décrit dans "Les Coulisses de la grande distribution", ouvrage publié en 2000

« Chaque jour, et souvent sans en être conscient, le consommateur s’exprime. En poussant le caddie dans les travées de ces temples de la consommation que sont les grandes surfaces, nous votons. Nous sommes des millions à voter. Pour un type de production ou pour un autre. Pour un modèle d’agriculture respectueux de l’humain, des animaux et de leur environnement, ou pour une agriculture productiviste, intensive, polluante et déshumanisée. »11 Christian Jacquiau, janvier 2004.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Jacquiau

partie 1 : http://www.youtube.com/watch?v=f6LnjSZU78I

partie 2 : http://www.youtube.com/watch?v=t_KIeC_wEE0

partie 3 : http://www.youtube.com/watch?v=sOY8a2Pf8XU

partie 4 : http://www.youtube.com/watch?v=Q7inhdhKWEo

partie 5 : http://www.youtube.com/watch?v=Ekl2m4gFRwk

partie 6 : http://www.youtube.com/watch?v=N17UlIFW_ys

Allez, bonne journée

Bises

Yves


 Truc 032

Qui veut la peau de Jean-Marc Rouillan ?
par Paco
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5878

À quelques jours de la sortie de la suite des « mémoires » de Jann-Marc Rouillan, nous avons voulu poser quelques questions aux éditions Agone qui ont perdu, en octobre 2008, leur plus célèbre collaborateur. On se souvient que la semi-liberté de Rouillan a été suspendue suite à un faux scoop de L’Express… Aujourd’hui, ses proches s’alarment pour sa santé.

Le 17 mars, les éditions Agone vont faire paraître De Mémoire (2), un nouveau titre de l’écrivain Jann-Marc Rouillan. Comme nous l’avions fait pour De Mémoire (1), nous commenterons prochainement ce témoignage de l’engagement de Rouillan contre la dictature de l’Espagne franquiste.

Pour l’heure, une autre préoccupation nous anime. Elle concerne la situation de l’ex-militant d’Action directe Jean-Marc Rouillan, 56 ans. Petit flash-back. Entre décembre 2007 et octobre 2008, ayant obtenu un régime de semi-liberté au bout de vingt-cinq années de détention (dont onze ans de QHS), Jean-Marc Rouillan a travaillé à Marseille au sein de la maison d’édition Agone. Éditeur le jour, taulard la nuit et les week-ends, Rouillan, louchait vers une libération en bonne et due forme.

C’était compter sans une interview parue dans le magazine L’Express du 2 octobre 2008. Alors que Rouillan avait déjà donné, sans souci particulier, des interviews, notamment au Mague, à CQFD et à des journaux espagnols ; alors que le quotidien Libération sortait ce même 2 octobre une interview dans des conditions normales, le faux scoop de L’Express (et le fait que de nombreux commentateurs politico-flico-médiatiques se sont arrangés pour lui faire dire ce qu’il n’avait pas dit) est venu ratiboiser tout espoir de retour à une vie militante ordinaire.

Le 4 octobre 2008, Jean-Marc Rouillan a été réincarcéré à plein temps à la prison des Baumettes, à Marseille. Le 4 février dernier, il a vu le tribunal de l’application des peines de Paris rejeter sa demande de libération conditionnelle. Selon le régime applicable aux condamnés à perpétuité, il faut en effet, au minimum, un an de semi-liberté pour prétendre à une libération conditionnelle. Dans une logique ubuesque, suite à son retour express en prison, Rouillan ne remplit plus les conditions légales pour que sa requête soit examinée rapidement. Le rejet repousse la possibilité d’un nouvel aménagement de peine à la saint Glinglin. Il devra attendre que deux ans passent. Au minimum…

La loi du 25 février 2008 sur la rétention de sûreté n’est pas faite pour accélérer les choses. Elle précise que toute nouvelle demande de libération conditionnelle doit être précédée d’un séjour de six semaines au centre national d’observation (CNO) de Fresnes. Là, des psychiatres sont chargés de doser le degré de dangerosité du condamné avant de rendre un avis aux juges. Une démarche qui peut prendre de très longs mois. À titre d’exemple, citons le cas de Georges Cipriani, autre ancien membre d’Action directe condamné pour les mêmes faits. Sa demande de semi-liberté, déposée fin 2007, n’a toujours pas été examinée. Aucune date n’est fixée par le tribunal de l’application des peines alors que son passage au CNO remonte à l’été 2008.

Ce n’est pas une nouveauté. La « justice antiterroriste » est à la justice ce que la musique militaire est à la musique. La vengeance de l’État est d’une férocité sans borne. Jean-Marc Rouillan, malade, sera-t-il la prochaine victime des « éliminatoriums de la République » qu’il dénonçait dans Lettre à Jules ?

Paco : Avez-vous des nouvelles récentes de Jean-Marc ? Comment supporte-t-il les suites de cette interview à L’Express ?

Éditions Agone : Après une période de communication régulière (il nous téléphone chaque matin depuis fin octobre après trois semaines d’isolement) et quelques visites de parloir depuis l’automne, le début de l’année fut assez difficile. On a constaté la détérioration brutale de sa santé lors de notre dernière rencontre, le 20 février. Nous avons aussitôt écrit au directeur de la maison d’arrêt, lui signalant notre inquiétude, notamment de l’absence de soins. Jean-Marc n’a plus été capable de se déplacer pour nous téléphoner pendant toute la dernière semaine de février. Nous avons appris qu’il avait dû rester alité et que la réponse médicale se limitait à la prise d’anti-inflammatoires. Il nous a enfin fait part hier de son état, non sans inquiétude : fiévreux, souffrant de douleurs articulaires et musculaires, perdant du poids, incapable de fixer son attention (de lire ni d’écrire) et ayant de plus en plus de difficultés à se déplacer. Cet état a alarmé un ami médecin qui lui a rendu visite ce mercredi 4 mars. Celui-ci a transmis au directeur des Baumettes une demande d’hospitalisation d’urgence. Enfin, l’avocat de Jean-Marc est informé de la situation et a déjà commencé les demandes nécessaires aussi bien du côté médical que pour son transfert en centrale – ce que Jean-Marc demande depuis des mois.

Paco : Rouillan est toujours à la maison d’arrêt des Baumettes alors qu’il ne devrait plus y être. Ça se traduit comment au quotidien pour sa santé, son travail, ses relations avec l’extérieur ?

Éditions Agone : Pour ce qu’on en sait, tout condamné à une longue peine doit la purger dans une centrale, où les conditions de détention sont aménagées. De fait très différentes de celles dont il bénéficie dans la maison d’arrêt des Baumettes (surpopulation, sous-équipement, etc.). Signalons qu’il n’a plus d’ordinateur (quand on sait l’importance de l’écriture chez lui comme instrument de résistance au quotidien carcéral), les parloirs sont plus courts (d’une demi-heure au lieu de trois heures), etc.

Paco : Quoi de neuf depuis l’adhésion de Rouillan au Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ? Comment réagissent ses nouveaux camarades ? Et ses anciens ?

Éditions Agone : Nous en savons peu du côté de son engagement au NPA, sinon que Jean-Marc nous a dit recevoir une abondante correspondance des jeunes militants, tandis qu’il reste en contact avec les anciens dirigeants de la LCR. Quant aux proches de toujours, pour ceux qu’on connaît, rien d’essentiel n’a changé.

Paco : Du fait des dernières péripéties « antiterroristes », De Mémoire (2) sort dans quelques jours avec un peu de retard sur les prévisions. Y aura-t-il des De Mémoire 3, 4… ?

Éditions Agone : Pour les péripéties (c’est-à-dire la remise à l’ombre de l’auteur et les difficultés de communication), on devrait plutôt en qualifier l’origine de « médiatico-policière »… Car sans la presse officielle, pas de « faute », donc pas de sanction. Quant à la suite des « Mémoires », tout dépendra d’abord de son état de santé et des conditions qui lui seront faites (sans ordinateur, ça va être difficile).

Paco : Le même jour que De Mémoire (2) sortira un livre de Xavier Montanyà, Les Derniers exilés de Pinochet. Rouillan a travaillé sur ce livre. En quoi ?

Éditions Agone : D’abord l’accompagnement de la traduction et les relations avec l’auteur. Ensuite le montage d’un appareil de notes et annexes. Enfin des recherches iconographiques. Sa réincarcération soudaine a mis un certain désordre dans la finalisation de l’ouvrage que nous avons dû boucler sans lui.

Paco : Comment voyez-vous l’avenir de votre collègue ? Que faut-il faire pour le soutenir ?

Éditions Agone : Nous espérons déjà que les différentes procédures en cours vont aboutir avant qu’il ne soit trop tard. Car la situation est alarmante : ses conditions de détention mettent désormais sa vie en danger. À notre niveau enfin, garder le contact avec lui, ne pas le laisser seul, et qu’il le sache, nous paraît l’urgence du moment.

Pour lui montrer qu’il existe encore des êtres humains, écrivez à Jean-Marc Rouillan numéro d’écrou 147575, centre pénitentiaire de Marseille, 239 chemin de Morgiou 13404 Marseille cedex 20.

Pour répondre par avance aux imbécillités qui ne manqueront pas d’être dites ou écrites, je vous invite à lire On dit bien que la justice est aveugle, un texte écrit en octobre 2008 par Jean-Marc Rouillan et un membre des éditions Agone, Thierry Discepolo. On mesure la différence de traitement qu’il y a toujours eu entre l’impunité de certains nazis, collabos et tortionnaires (à qui l’on n’a jamais demandé excuses ou remords) et la répression qui s’abat sur les militants révolutionnaires.
le 04/03/200


 Truc 033


Message original --------
Sujet : article
Date : Thu, 5 Mar 2009 22:21:01 +0000 (GMT)
De : L sophie

 Pour une fois c’est moi qui t’envoie un truc, paru dans le monde libertaire d’aujourd’hui...
 (si tu peux achete le, ça fera du fric au journal)

 bises - Sophie

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Un siècle pour construire les professions
du Social et du Médico- Social,
quelques mois pour les détruire !

Non au démantèlement de la Convention 1966 : rappel…

L ‘éducation spécialisée est issue des systèmes pénitentiaires et des congrégations religieuses. La nomenclature de l’enfance inadaptée fut établie sous le gouvernement de Vichy, et subit une forte influence du scoutisme. L’Enfance Inadaptée est gérée au départ par un puissant secteur associatif (70% des établissements regroupés dans des fédérations de parents d’enfants inadaptés). Grâce à la détermination des personnels qui ont lutté pour se dégager des influences religieuses, et du bénévolat, des syndicats professionnels ont élaboré la Convention Collective Nationale du 15 mars 1966. Sur les 700.000 salariés de la branche, 240.000 bénéficient de cette convention. Tout salarié, personnel de service administratif, éducatif, médical en bénéficie. Les professions sociales se structurent à partir de là autour des diplômes, et des qualifications dans tous les champs d’intervention (handicap, Milieu Ouvert, Prévention Spécialisée…).
Depuis 2005 les syndicats employeurs du secteur (SOP-SNASEA,FEGAPEI) multiplient les tentatives de démantèlement de cette convention. Elle reste la plus puissante, et sa disparition conduirait immanquablement à la dérégulation de tout le Secteur. Une forte mobilisation en 2005, avec occupation de la Commission Paritaire par des syndicats de salariés et des personnels en colère a contraint les syndicats employeurs à ajourner ce projet. Forts de la collusion entre un Etat qui n’aspire qu’à déréguler le code du travail pour servir les intérêts du Patronat, les syndicats employeurs passent de nouveau à l’offensive Les dates prévues pour cette liquidation pure et simple du secteur ont été fixées au 19 Février, 4 mars, et 15 mars entre les syndicats de salariés, les syndicats employeurs et le Ministre de Tutelle .

Quelques conséquences de la refonte de la CC 66

- Individualisation des salaires : L’adéquation entre qualification et salaire ne sera plus acquise. Le salaire sera dorénavant fixé par le Directeur de chaque association.. Les classification s’opéreront au travers de 6 filières, relevant de « critères classants », capitalisant un certains nombre de points…Pour exemple, un éducateur spécialisé se retrouvera dans la même classification qu’un éducateur sportif. Des diplômes de niveau 3, pourront être rémunérés sur la base d’un diplôme de niveau 4 ou 5, ce qui engendrera une déqualification générale.
- Atteintes au droit syndical, atteinte au droit de grève,…
disparition des congés supplémentaires ramenés à 5 jours au lieu de 18 ces mesures ayant été prises pour compenser les faibles salaires, et la fatigabilité liée à la prise en charge de publics difficiles…Perte de l’ancienneté plafonnée à 15% (l’ancienneté représente actuellement en fin de carrière 75% du salaire d’un travailleur social).

Devant cette mort annoncée de la cc66, et par la même d’un pan entier du secteur Médico-Social, les Directeurs Généraux ont sauvé leur peau , ils conserveront le système le plus élevé de rémunération !

Dans les prochaines années au nom de la « mutualisation des besoins » belle dérive sémantique pour évoquer la mise en à sac du secteur associatif, des centaines d’associations sont amenées à disparaître tandis que les dispositifs d’enfermement des mineurs se multiplient, ainsi que le contrôle social et le fichage des populations.

Naissance d’un mouvement anti-autoritaire

Dès janvier le secteur régi par la convention 66 a connu une mobilisation sans précédent dans différentes régions, s’appuyant sur des intersyndicales et des collectifs de défense existant depuis 2005.
 A Rouen une association d’une quarantaine de salariés syndiqués et non syndiqués s’est réunie en assemblée générale le 26 janvier et a décidé de créer un collectif de défense de la c.c 66. Tous les salariés étaient présents hors direction ! Le 29 janvier, 99% du personnel était en grève, et participait à la manifestation. Le même jour, le collectif appelle à une réunion, pour organiser la mobilisation dans la durée, refusant d’attendre que les syndicats annoncent ou non la prochaine grève en sortant de l’Elysée !L’adresse mail preservonslacc66@gmail.com sert de lien.
 Le 5 février plus de 200 salariés toutes catégories confondues participent à une AG qui entérine la constitution du collectif (Collectif Haut Normand de la Défense de la CC 66) ainsi que les futures actions. Dans ce Collectif des dizaines d’établissements sont représentés, des salariés du secteur public, de la protection judiciaire de la jeunesse viennent apporter leur solidarité.
Certains syndicats après moult manœuvres de dénigrement, se trouvent dans l’obligation d’y participer sur des bases anti-autoritaires, d’accepter que la parole des syndiqués de base et des non syndiqués ait la même valeur que celle des représentants des Unions Départementales. Les salariés se réapproprient leur parole en refusant que l’on agisse ou parle à leur place ! Si la syndicalisation est indispensable pour tenter de contrer les pressions patronales, nous devons exiger des Directions syndicales qu’elles représentent l’ensemble des salariés qui sont prêts à se radicaliser au lieu de freiner les initiatives collectives. Les Salariés du Secteur Social et Médico-Social ont tout à gagner dans la lutte, risquant un retour pur et simple au code du Travail !
Ce micro mouvement de salariés, crée par la base démontre qu’une organisation des luttes de type libertaire est possible, que chacun peut développer une parole et une pratique libre et créatrice. Le carcan dans lequel tentent de nous enfermer les dirigeants syndicaux pour nous contenir doit voler en éclat. Il faut inverser la tendance, et exiger qu’ils portent la détermination de la base, qu’ils abandonnent t leurs stratégies de domination et rendent enfin des comptes à ceux qui les mandatent !

Organisons la convergence des luttes
Vive la grève générale !

 Sophie Lecomte (groupe de Rouen)


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