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Les indignés israéliens occupent Tel Aviv... l’armée israélienne occupe la Palestine...

| europalestine.com | vendredi 5 août 2011

vendredi 5 août 2011

L’entretien d’une armée permanente avec 3 ans de service militaire obligatoire, de check-points, murs, miradors, gardiens de prisons et autres dépenses liées à l’occupation, sans parler de tous les cadeaux faits par l’Etat aux colons, coûtent très cher à la population israélienne. A quand des indignés qui mettront ce problème à l’ordre de jour ?


Les israéliens ont installé des tentes à Tel Aviv et d’autres endroits pour protester contre le prix des loyers notamment.

Très peu d’entre eux en profitent pour faire le rapprochement avec la situation des Palestiniens expulsés de leurs maisons, quand elles ne sont pas démolies, avec celles des Bédouins chassés de leurs maisons dans le Neguev, et dont même les tentes sont attaquées.... sans parler des réfugiés.

Et rares sont ceux qui soulignent que l’occupation constitue un gouffre financier pour le pays.

A l’extrême-droite, on revanche on ne perd pas l’occasion de vanter les mérites des bas loyers pour ceux qui vont s’installer dans les colonies (bas loyers subventionnés par l’Etat israélien, c’est à dire les contribuables israéliens) .

"Les colonies sont la « solution idéale » préconise une pétition signée par 42 députés, appelant à la construction de dizaines de milliers de logements supplémentaires en Cisjordanie et à Jérusalem pour résoudre la crise du logement, qui a été remise au premier ministre.

« Les implantations en Judée-Samarie offrent la solution idéale pour surmonter la pénurie de logements », a affirmé le député Arye Eldad, de l’Union nationale.

Parmi les signataires figurent des membres du Likoud, le parti de M. Netanyahou, dont plusieurs ministres : Moshé Kahlon (Communications), Michaël Eytan (Services publics), Yossi Peled (sans portefeuille), Youli Edelstein (Information et Diaspora).

Daniel Hershkowitz, ministre des Sciences et chef du Foyer juif, un mouvement d’extrême droite, ainsi que cinq parlementaires de Kadima, le principal parti d’opposition centriste dirigé par Tzipi Livni, figurent aussi parmi les signataires.

Quelques militants anticolonialistes essaient de faire entendre leur voix, qui reste bien ténue pour le moment.

CAPJPO-EuroPalestine


Les indignés de Tel Aviv : un combat pour "la justice sociale"
www.lesinrocks.com
02/08/2011 | 17H30

Suite à la hausse des prix du fromage blanc, 100 000 Israéliens ont répondu à un appel au boycott sur Facebook le 15 juin dernier pour faire pression sur les producteurs : pari gagné. Puis les revendications se sont multipliées, allant des automobilistes protestant contre la hausse des taxes sur les carburants, aux milliers de mères manifestant avec des poussettes pour dénoncer la difficulté d’élever des enfants en Israël.

Mais parmi toutes ces hausses, c’est assurément celle du prix des logements qui a généré la plus forte mobilisation. Elle est devenue le sujet principal d’une contestation menée par des jeunes issus de la classe moyenne qui, diplôme, service militaire et boulot en poche, n’arrivent pas à sortir la tête hors de l’eau et à "avoir une vie normale" dans un pays moderne.

Alors que les salaires n’ont augmenté que de 17% en cinq ans, le prix des logements aurait augmenté de 63%. Un studio de 30 m2 à Tel Aviv atteint ainsi un loyer de 600 euros. Et il faut compter 1000 euros pour un appartement familial, pour un salaire minimum de 820 euros. En un an, la ville a connu une hausse de 32% du prix du logement, 17% à Jérusalem. 

Suivant le modèle des indignés espagnols, la jeunesse israélienne a choisi de médiatiser sa contestation en plantant des tentes sur les trottoirs du très huppé boulevard Rothschild. Qualifiés par la droite locale d’"enfants gâtés" de Tel-Aviv, ou de jeunes "bobos de gauche" refusant d’aller s’installer dans des villes moins en vogue, ces manifestants modernes, connectés sur Facebook ou Twitter via leur Ipad sous les tentes, ont été rejoints par des gens de tout âge et de tout niveau social.

Selon un sondage publié dans Haaretz, 81% des Israéliens pensent aujourd’hui que la "protestation des tentes" découle d’une "véritable détresse" et non d’un caprice infondé. Autre signe fort, la Histadrout, syndicat national des travailleurs israéliens, s’est dernièrement ralliée au mouvement. Au total, ils étaient près de 100 000 manifestants, samedi dernier dans les rue de Tel Aviv, et 50 000 dans les autres villes du pays à réclamer " la justice sociale, et pas la charité".

Face à cette foule revendicatrice et déterminée, le Premier ministre Benjamin Netanyahu semble désemparé. Après la manifestation de samedi, il s’est décidé à nommer une "équipe inter-ministérielle chargée de présenter un plan pour alléger le poids économique sur les citoyens". Après quoi il aurait également proposé l’établissement d’une "table ronde à laquelle seront conviés des représentants des différents secteurs de la population". Une proposition rejetée par les manifestants, qui exigent de le rencontrer personnellement et ce devant les caméras de télévision.

"Il s’agit d’une manoeuvre de la part du Premier ministre. Nous descendons dans la rue pour exiger un changement de système alors que lui se contente de former une commission en cherchant ainsi de se défausser de ses responsabilités", estime Dapni Leef, une des leaders du mouvement.


Voir en ligne : Vie chère et indignés israéliens : Et l’occupation, elle ne coûte pas cher ?

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